| Cary GRANT | ||
| Acteur britannique | ||
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Un seul mot peut qualifier le talent de Cary Grant, la classe. Dans la première décennie de sa carrière, Cary Grant s'impose au moment où la comédie loufoque livre ses premiers chefs-d'œuvre, non sans une distance ironique qui va devenir la marque de fabrique de l'acteur. Avec Alfred Hitchcock, il va devenir le séducteur aux tempes grises et terminer sa carrière dans des productions moins intéressantes, sans se déparer de sa légendaire élégance. De son vrai nom Archibald Alexander Leach, il voit le jour le 18 janvier 1904, à Bristol en Angleterre. Issu d’une famille ouvrière qui travaille dans une usine de vêtements, il connaît une enfance difficile entre un père alcoolique et une mère dépressive. Il apprend très tôt le chant et la danse et découvre à treize ans le monde du cirque. Il se fait virer de son école à Fairfield pour suivre une troupe ambulante avec laquelle il se produit sous le nom d’Archie Leach. Charme et décontraction Le jeune Archie participe à des tournées aux États-Unis et se fait connaître dans la pantomime et le vaudeville avec la comédie musicale The Street Singer. William B. Friedlander lui offre un personnage romantique dans Nikki auprès de Fay Wray. Il passe avec succès un test à la Paramount et débute dans Belle Nuit aux côtés de Lili Damita. Les studios changent son nom en Cary Grant aux consonances plus américaines. Son charme opère immédiatement et il donne la réplique à Marlene Dietrich dans Vénus Blonde, Mae West dans Lady Lou, et Je ne suis pas un Ange, Sylvia Sidney dans Princesse par intérim, Elissa Landi dans Caprice de Femme et Jean Harlow dans Une belle blonde. Il devient une véritable star avec Katherine Hepburn dans Sylvia Scarlett de George Cukor. Le trio se reformera à deux reprises dans Vacances et Indiscrétions. Prince loufoque Propulsé au rang de star, Cary Grant excelle dans les comédies loufoques où sa décontraction, son autodérision et son sens du tempo comique font merveille qu’il soit paléontologue dans L’impossible monsieur Bébé de Howard Hawks, fantôme marié à Constance Bennett dans La Femme invisible, mari volage dans Cette sacrée Vérité, comédie largement improvisée de Leo McCarey. Il démontre ses talents dramatiques en pilote dans Seuls les Anges ont des ailes, en riche propriétaire foncier aux côtés de Carole Lombard dans L’Autre de John Cromwell ou l’anti-héros de l’armée anglaise aux Indes dans Gunga Din de George Stevens. Cary Grant participe à l’effort de guerre pendant la seconde guerre mondiale. Il tourne quelques films de propagande comme Lune de miel mouvementée avec Ginger Rogers et Destination Tokyo à bord d’un sous-marin. Il surprend en vagabond rebelle dans Rien qu’un cœur solitaire de Clifford Odets et en musicien tourmenté dans La chanson du passé de George Stevens. Sa rencontre avec Alfred Hitchcock est déterminante lorsque le grand cinéaste lui offre des personnages plus ambigus dans Soupçons et Les enchaînés. Il est tout aussi épatant dans la comédie d’humour noir Arsenic et vieilles dentelles de Frank Capra. Séducteur aux tempes grises Dans les années cinquante, Cary Grant offre son talent et son élégance dans des registres divers, toubib engagé par un dictateur dans Cas de conscience de Richard Brooks, médecin amoureux de son élève dans On murmure dans la ville de Joseph L. Mankiewicz, résistant en Espagne dans Orgueil et passion de Stanley Kramer, mari volage dans Indiscret de Stanley Donen et séducteur milliardaire dans Elle et Lui de Leo McCarey. Il obtient ses plus gros succès avec Hitchcock en gentleman cambrioleur dans La main au collet avec Grace Kelly et en victime par malentendu d’un gang redoutable dans La mort aux trousses avec Eva Marie Saint. La fin de sa carrière est moins prestigieuse, même s’il offre une belle prestation aux côtés de Audrey Hepburn dans Charade de Stanley Donen. Il se retire du cinéma après Rien ne sert de courir auprès de Samantha Eggar pour diriger la société Fabergé. Il reçoit un Oscar d’honneur en 1970. Vie maritale agitée Eternel séducteur, Cary Grant a épousé Virginia Cherrill, la milliardaire Barbara Hutton, Betsy Drake de 1949 à 1962, Dyan Cannon de 47 ans sa cadette, mère de son unique fille et Barbara Harris en 1981 qui sera sa veuve. Il plane cependant une forte suspicion d’homosexualité surtout après avoir partagé des années une luxueuse villa avec Randolph Scott et les révélations du costumier Orry-Kelly dans ses mémoires. En 1980, il poursuit en justice un acteur qui l’avait traité de gay, pour calomnie et gagne son procès. Cary Grant meurt le 29 novembre 1986, à Davenport dans l’Iowa, emporté par une congestion cérébrale à 82 ans. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Alfred Hitchcock |
1932 : La Belle Nuit (This Is the Night) de Frank Tuttle 1932 : Sinners in the Sun d’Alexander Hall 1932 : Singapore Sue de Casey Robinson 1932 : Merrily We Go to Hell de Dorothy Arzner 1932 : Le Démon du sous-marin (Devil and the Deep) de Marion Gering 1932 : Blonde Vénus (Blonde Venus) de Josef von Sternberg 1932 : Hot Saturday de William A. Seiter 1932 : Madame Butterfly (Madame Butterfly) de Marion Gering 1933 : Lady Lou (She Done Him Wrong) de Lowell Sherman 1933 : Celle qu'on accuse (The Woman Accused) de Paul Sloane 1933 : L'Aigle et le Vautour (The Eagle and the Hawk) de Stuart Walker 1933 : Gambling Ship de Louis Gasnier et Max Marcin 1933 : Je ne suis pas un ange (I'm No Angel) de Wesley Ruggles 1933 : Alice au pays des merveilles (Alice in Wonderland) de Norman Z. McLeod 1934 : Princesse par intérim (Thirty Day Princess) de Marion Gering 1934 : Born to Be Bad de Lowell Sherman 1934 : Kiss and Make Up d’Harlan Thompson 1934 : La Demoiselle du téléphone (Ladies Should Listen) de Frank Tuttle 1934 : Caprice de femmes (Enter Madame) d'Elliott Nugent 1935 : Les Ailes dans l'ombre (Wings in the Dark) de James Flood 1935 : Intelligence Service (The Last Outpost) de Charles Barton et Louis Gasnier 1935 : Pirate Party on Catalina Isle d’Alexander Van Horn (cm) 1935 : Sylvia Scarlett (Sylvia Scarlett) de George Cukor 1936 : Empreintes digitales (Big Brown Eyes) de Raoul Walsh 1936 : Suzy (Suzy) de George Fitzmaurice 1936 : La Chasse aux millions (The Amazing Quest of Ernest Bliss) d'Alfred Zeisler 1936 : Bonne Blague (Wedding Present) de Richard Wallace 1937 : Le Cœur en fête (When You're in Love) de Robert Riskin 1937 : Le Couple invisible (Topper) de Norman Z. McLeod 1937 : L'Or et la femme (The Toast of New York) de Rowland V. Lee 1937 : Cette sacrée vérité (The Awful Truth) de Leo McCarey 1938 : L'Impossible monsieur Bébé (Bringing Up Baby) d'Howard Hawks 1938 : Vacances (Holiday) de George Cukor 1939 : Gunga Din (Gunga Din) de George Stevens 1939 : Seuls les anges ont des ailes (Only Angels Have Wings) d'Howard Hawks 1939 : L'Autre (In Name Only) de John Cromwell 1939 : Fantômes en croisière (Topper Takes a Trip) de Norman Z. McLeod 1940 : La Dame du vendredi (His Girl Friday) d'Howard Hawks 1940 : Mon épouse favorite (My Favorite Wife) de Garson Kanin 1940 : Howard le révolté (The Howards of Virginia) de Frank Lloyd 1940 : Indiscrétions (The Philadelphia Story) de George Cukor 1941 : La Chanson du passé (Penny Serenade) de George Stevens 1941 : Soupçons (Suspicion) d'Alfred Hitchcock 1942 : La Justice des hommes (The Talk of the Town) de George Stevens 1942 : Lune de miel mouvementée (Once Upon a Honeymoon) de Leo McCarey 1943 : Pile ou Face (Mister Lucky) de H.C. Potter 1943 : Destination Tokyo (Destination Tokyo) de Delmer Daves 1944 : Étrange histoire (Once Upon a Time) d'Alexander Hall 1944 : Rien qu'un cœur solitaire (None But the Lonely Heart) de Clifford Odets 1944 : Arsenic et vieilles dentelles (Arsenic and Old Lace) de Frank Capra 1946 : Sans réserve (Without Reservations) de Mervyn LeRoy 1946 : Nuit et Jour (Night and Day) de Michael Curtiz 1946 : Les Enchaînés (Notorious) d'Alfred Hitchcock 1947 : Deux sœurs vivaient en paix (The Bachelor and the Bobby-Soxer) d'Irving Reis 1947 : Honni soit qui mal y pense (The Bishop's Wife) d'Henry Koster 1948 : Un million clé en main (Mr. Blandings Builds His Dream House) d'Henry C. Potter 1948 : La Course aux maris (Every Girl Should Be Married) de Don Hartman 1949 : Allez coucher ailleurs (I Was a Male War Bride) d'Howard Hawks 1950 : Cas de conscience (Crisis) de Richard Brooks 1951 : On murmure dans la ville (People Will Talk) de Joseph L. Mankiewicz 1952 : Cette sacrée famille (Room for One More) de Norman Taurog 1952 : Chérie, je me sens rajeunir (Monkey Business) d'Howard Hawks 1953 : La Femme rêvée (Dream Wife) de Sidney Sheldon 1955 : La Main au collet (To Catch a Thief) d'Alfred Hitchcock 1957 : Elle et lui (An Affair to Remember) de Leo McCarey 1957 : Orgueil et Passion (The Pride and the Passion) de Stanley Kramer 1957 : Embrasse-la pour moi (Kiss Them for Me) de Stanley Donen 1958 : Indiscret (Indiscreet) de Stanley Donen 1958 : La Péniche du bonheur (Houseboat) de Melville Shavelson 1959 : La Mort aux trousses (North by Northwest) d'Alfred Hitchcock 1959 : Opération Jupons (Operation Petticoat) de Blake Edwards 1960 : Ailleurs l'herbe est plus verte (The Grass Is Greener) de Stanley Donen 1962 : Un soupçon de vison (That Touch of Mink) de Delbert Mann 1963 : Charade (Charade) de Stanley Donen 1964 : Grand méchant loup appelle (Father Goose) de Ralph Nelson 1966 : Rien ne sert de courir (Walk Don't Run) de Charles Walters Filmographie de Cary GRANT | |
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