| Fernando SOLER | ||
| Acteur et réalisateur mexicain | ||
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Aîné de la célèbre fratrie surnommée la dynastie Soler, Fernando Soler est considéré comme un des plus importants acteurs de l’âge d’or du cinéma mexicain. Avec une belle autorité, il a campé des pères moralisateurs, des notables importants, des escrocs aux manières aristocratiques ou des vieux séducteurs dans plus de cent films en cinquante ans de carrière. Fernando Diaz Pavia, connu sous le nom de Fernando Soler est né à Saltillo, dans l’état de Coahuila, le 24 mai 1896. Ses parents, Domingo Diaz Garcia et Irene Pavia Soler sont des acteurs espagnols arrivés au Mexique en 1895 lors d’une tournée théâtrale. Pendant la Révolution mexicaine, ils s’installent aux États-Unis. Fernando devient l’aîné d’une prestigieuse fratrie de comédiens, composée d’Andrés, né en 1898, Domingo en 1901, Irene en 1903, Julian en 1907 et Mercedes en 1914. Il a également deux autres sœurs Gloria et Elvira. Une grande variété de personnages typiques Fernando Soler commence des études de secrétariat mais s’oriente très vite vers la comédie. Dès 1916, il se produit avec ses frères Domingo et Andrés et sa sœur Irene sous le surnom de Cuarteto Infantil Soler. Il fait une première apparition dans un film hollywoodien, The Spanish Jade en 1922. Il épouse l’actrice Sagra del Rio en 1923 et crée une compagnie de théâre à Cuba. Il s’illustre aussi en Espagne avec la pièce El Amigo Tedy avant de revenir au Mexique en 1934 où il interprète la pièce Judas. Le cinéma devenu parlant voit éclore de talentueux réalisateurs qui vont l’engager dans une grande variété de personnages typiques des classes moyennes et supérieures de la société mexicaine. Il joue sous la direction d’Alejandro Galindo (Réfugiés à Madrid), Fernando de Fuentes (La Maison de l’Ogre, Papacito lindo, La Femme sans Cœur avec Maria Felix), Juan Bustillo Oro (Au temps de Don Porfirio, Au son de la Marimba, Quand les Enfants s’en vont avec Sara Garcia). Devenu le secrétaire général de l’Association nationale des acteurs, il participe à des programmes radiophoniques et à quelques scénarios. Passage devant et derrière la caméra À partir de 1940, Fernando Soler devient réalisateur tout en conservant des rôles comme interprète dans ses films. Il signe ainsi une vingtaine de films, majoritairement des comédies de mœurs comme Avec votre aimable permission, Les Yeux noirs, Quel Homme charmant, Tentation, Comme toutes les Mères ou Mama Inès, mais aussi quelques drames historiques comme Le Bourreau de Séville et Le Roi s’amuse. Devenu une figure incontournable de ce que l’on nommera l’âge d’or du cinéma mexicain, il donne la réplique à Maria Felix (Pardonnez-moi de Tito Davison), Pedro Infante (Le Mouton noir d’Ismael Rodriguez), Sara Garcia (Yo quiero ser tonta d’Eduardo Ugarte), Ninon Sevilla (Femmes interdites d’Alberto Gout), Gloria Marin (La Haine de William Rowland, La Maison de l’Ogre) et Arturo de Cordova (La Bête noire de Gabriel Soria). Il tourne surtout trois films de Luis Buñuel, Le grand Noceur, Susanne la perverse et Don Quintin l’amer. Une véritable institution Fernando Soler obtient un Ariel d’Argent du meilleur acteur pour Tu ne désireras point la femme de ton fils, un mélodrame qui brocarde les valeurs machistes de la société mexicaine, dans lequel il n’hésite pas à demander à son fils de répudier son épouse pour pouvoir l’épouser. La récompense est délivrée par l’Académie des Arts et Sciences du Cinéma qu’il a présidée de 1946 à 1950. Il ralentit un peu la cadence de ses tournages dans les années cinquante et reprend une activité abondante dans la décennie suivante en composant essentiellement des personnages de vieux notables acariatres et autoritaires. Il tourne plusieurs films de son frère Julian Soler (Quand le Mexique chante, L’Âge de la Violence, Maison de Femmes avec Dolores Del Rio, Je veux me marier) et des comédies noires de Julio Bracho (Histoire d’une Canaille, J’ai tué un Homme) ou des drames sociaux de Tito Davison (Le Droit de naître). Il termine sa carrière pour le petit écran en jouant la telenovela Les Misérables et plusieurs pièces enregistrées pour la télévision. Il obtient son dernier grand rôle dans Ce Lieu sans limites d’Arturo Riepstein. Fernando Soler succombe à 83 ans à une crise cardiaque, le 24 octobre 1979 à Mexico, auprès de son épouse Sagra del Rio qui le rejoint en juin 1989. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Maria Félix |
1922 : The Spanish Jade de Wilfred Lucas 1932 : Cuándo te suicidas? de Manuel Romero 1934 : Chucho El roto de Gabriel Soria 1936 : La Jalousie (Celos) d’Arcady Boytler 1937 : Abnegación de Rafael E. Portas 1938 : Por mis pistolas de José Bohr 1938 : Les deux Cadets (Los Dos cadetes) de René Cardona 1938 : Réfugiés à Madrid (Refugiados en Madrid) d’Alejandro Galindo 1938 : La Maison de l’Ogre (La casa del ogro) de Fernando de Fuentes 1939 : Le Fils à Papa (Papacito lindo) de Fernando de Fuentes 1939 : La Bête noire (La Bestia negra) de Gabriel Soria 1939 : Fête tragique (Verbena trágica) de Charles Lamont 1939 : Les Enfants règnent (Los hijos mandan) de Gabriel Soria 1940 : Au temps de Don Porfirio (En tiempos de Don Porfirio) de Juan Bustillo Oro 1940 : Avec votre aimable Permission (Con su amable permiso) de Fernando Soler 1940 : Pauvre Diable (Pobre diablo) de José Benavides Jr 1940 : La Haine (Odio) de William Rowland 1941 : Quand les Enfants s’en vont (Cuando los hijos se van) de Juan Bustillo Oro 1941 : Je crois en Dieu (Creo en Dios) de Fernando de Fuentes 1941 : Au Son du Marimba (Al son de la marimba) de Juan Bustillo Oro 1942 : Le Bourreau de Séville (El Verdugo de Sevilla) de Fernando Soler 1942 : Le Prodigieux Barbier (El Barbero prodigioso) de Fernando Soler 1943 : Les Yeux noirs (Ojos Negros) de Fernando Soler 1943 : Tentation (Tentación) de Fernando Soler 1943 : Quel Homme charmant (Qué hombre tan simpático) de Fernando Soler 1944 : Le Roi s’amuse (El Rey se divierte) de Fernando de Fuentes 1944 : Comme toutes les Mères (Como todas las madres) de Fernando Soler 1944 : Le Mexique de mes Souvenirs (México de mis recuerdos) de Julian Soler 1944 : La Femme sans Cœur (La Mujer sin alma) de Fernando de Fuentes 1945 : Les cinq Avertissements de Satan (Las Cinco advertencias de Satanás) de Julian Soler 1945 : Fleur de Pêcher (Flor de durazno) de Miguel Zacarias 1945 : Bourgeon de Giroflée (Capullito de alhelí) de Fernando Soler 1945 : La Femme trompée (La Mujer que engañamos) d’Humbeto Gomez Landero 1946 : Mama Ines (Mamá Inés) de Fernando Soler 1946 : La Reine de l’Opérette (La Reina de la opereta) de José Benavides Hijo 1947 : Un vrai Gentilhomme (Todo un caballero) de Miguel M. Delgado 1947 : Les Bois de San Juan (Los Maderos de San Juan) de Juan Bustillo Oro 1948 : Rosenda (Rosenda) de Julio Bracho 1948 : Pardonnez-moi (Que Dios me perdone) de Tito Davison 1949 : Le Mouton noir (La Oveja negra) d'Ismael Rodríguez 1949 : Le Grand Noceur (El Gran Calavera) de Luis Buñuel 1949 : Les Spectacles de la Scène principale (Las Tandas del principal) de Juan Bustillo Oro 1949 : La Douleur des Enfants (El Dolor de los Hijos) de Miguel Zacarias 1949 : Quand les Parents sont seuls (Cuando los padres se quedan solos) de Juan Bustillo Oro 1949 : Une Famille comme les Autres (Una familia de tantas) d'Alejandro Galindo 1950 : Mon Cher Capitaine (Mi querido capitán) de Gilberto Martinez Solares 1950 : Je veux être un Fou (Yo quiero ser tonta) d’Eduardo Ugarte 1950 : Des Fleurs d’oranger pour votre Mariage (Azahares para tu boda) de Julian Soler 1950 : Tu ne convoiteras pas la femme de ton fils (No desearás la mujer de tu hijo) I.Rodríguez 1950 : Prends soin de ton Mari (Cuide a su marido) de Fernando Soler & Zacarias Gomez Irquiza 1950 : Les Joyaux du Péché (Las Joyas del pecado) d’Alfredo B. Crevenna 1951 : Ma Femme n’est pas à moi (Mi mujer no es mía) de Fernando Soler 1951 : Don Quintin l'amer (Don Quintin el amargao) de Luis Buñuel 1951 : Femmes interdites (Sensualidad) d'Alberto Gout 1951 : L’Amour de la Vie (Amor a la vida) de Miguel Contreras Torres 1951 : Susana la Perverse (Susana, demonio y carne) de Luis Buñuel 1951 : Le Cri de la Chair (El Grito de la carne) de Fernando Soler & Zacarias Gomez Irquiza 1952 : Je prefère ton Père (Prefiero a tu papá) de Roberto Rodriguez 1952 : Pour eux, même s’ils paient mal (Por ellas aunque mal paguen) de Juan Bustillo Oro 1952 : Maman nous vole nos petits Amis (Mamá nos quita los novios) de Roberto Rodriguez 1953 : Reportage (Reportaje) d'Emilio Fernández 1953 : Le Grand Menteur (El Gran mentiroso) de Fernando Soler 1954 : La Ville maudite (Maldita ciudad) d’Ismael Rodriguez 1955 : Seulement pour les Maris (Sólo para maridos) de Fernando Soler 1955 : L’Indien (El Indiano) de Fernando Soler 1955 : Éduquer Papa (Educando a papá) de Fernando Soler 1958 : Quand le Mexique chante (Cuando Mexico canta) de Julian Soler 1961 : Mémoires de mon Général (Memorias de mi general) de Mauricio de la Serna 1962 : Le petit Village (Pueblito) d’Emilio Fernández 1962 : L’Amour des Amours (El Amor de los amores) de Juan de Orduña 1962 : Soleil brûlant (Sol en llamas) d’Alfredo B. Crevenna 1963 : María Pistolas (Maria Pistolas) de René Cardona 1963 : Mes Souvenirs de Mexico (México de mis recuerdos) de Juan Bustillo Oro 1964 : J’ai tué un Homme (He matado a un hombre) de Julio Bracho 1964 : Champion du Quartier (Campeón del barrio) de Rafael Baladon 1964 : Voici comment nos Parents s’aimaient (Así amaron nuestros padres) de Juan Bustillo Oro 1964 : Histoire d’une Canaille (Historia de un canalla) de Julio Bracho 1964 : L’Âge de la Violence (La Edad de la violencia) de Julian Soler 1964 : La Ballade de Maria Pistolas (El Corrido de María Pistolas) de René Cardona 1964 : Les Frères de la Mort (Los Hermanos Muerte) de Rafael Baledon 1965 : Amour adolescent (Amor de adolescente) de Julio Bracho 1965 : Los Tales por cuales de Gilberto Martinez Solares 1966 : Le Droit de naître (El Derecho de nacer) de Tito Dvison 1966 : Les Voyous (Los Matones) d’Alberto Cardone 1966 : Maison de Femmes (Casa de mujeres) de Julian Soler 1966 : Los Valses venían de Viena y los niños de París de Juan Bustillo Oro 1967 : Six Jours pour mourir (Sfeis días para morir) d’Emilio Gomez Muriel 1967 : Je me suis réveillé dans tes Bras (Amanecí en tus brazos) de Rafael Portillo 1967 : Je veux me Marier (Me quiero casar) de Julian Soler 1968 : Roméo contre Juliette (Romeo contra Julieta) de Julian Soler 1968 : Il n’y a pas de Croix dans la Mer (No hay cruces en el mar) de Julian Soler 1968 : Les Anges de Puebla (Los Ángeles de Puebla) de Francisco del Villar 1968 : Filles, Filles, Filles (Muchachas, muchachas, muchachas) de José Diaz Morales 1969 : Quand les Enfants s’en vont (Cuando los hijos se van) de Julian Soler 1969 : La Fête des Mères (El Día de las madres) d’Alfredo B. Crevenna 1969 : Los Enfielados de José Diaz Morales 1971 : Mission accomplie (Misión cumplida) de Gilberto Martinez Solares 1971 : Yesenia (Yesenia) d’Alfredo B. Crevenna 1971 : L’Oiseau sans Nid (Ave sin nido) de Manuel Zecena Dieguez 1971 : Le Faiseur de Peur (El hacedor del miedo) d’Antonio Carras 1972 : Aujourd’hui, j’ai rêvé de Dieu (Hoy he soñado con Dios) de Julian Soler 1973 : Pauvre mais honnête (Pobre pero honrada !) de Fernando Cortés 1974 : Le Seigneur d’Osanto (El Señor de Osanto) de Jaime Humberto Hermosillo 1976 : La Marraine (La Comadrita) de Fernando Cortés 1977 : Pedro Paramo (Pedro Páramo) de José Bolaños 1978 : Ce Lieu sans Limites (El lugar sin límites) d'Arturo Ripstein 1978 : La Carpa del amor de Julio Porter 1978 : Le Grand Chien mort (El Gran perro muerto) de Rogelio A. Gonzalez Filmographie de Fernando SOLER | |
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