| Erminio MACARIO | ||
| Acteur, metteur en scène et auteur italien | ||
![]() |
Considéré dans son pays comme l'inventeur du cinéma comique italien, il a travaillé au cours de sa carrière sur plus de cinquante pièces de théâtre de variétés, des revues et des comédies musicales. Il fait jouer de nombreuses soubrettes parmii lesquelles Wanda Osiris, Silvana Jachino ou Lea Padovani. Célèbre pour ses mimiques, il adopte souvent le dialecte piémontais pour ses personnages. Erminio Macario est né le 27 mai 1902 à Turin. Issu d’une famille nombreuse et pauvre, il est le quatrième et dernier enfant de Giovanni Macario et Albertina Berti. Dès l’enfance, il rejoint une troupe de théâtre de théâtre amateur avant de faire son apprentissage à l’usine Fiat. Il intègre en 1920 une compagnie de scavalcamontagne, qui désigne en piémontais les groupes villageois qui se produisent les jours de foire. Il y développe son penchant naturel pour l’imitation et les mimiques. Une vie dédiée à la scène En 1925, Erminio Macario fait ses débuts à Turin avec la compagnie grotesque d’Isa Bluette. Il s’y construit son personnage comique aux cheveux denses, aux yeux ronds et à la démarche vacillante. Il fonde sa propre compagnie théâtrale qui alterne revues et pièces de théâtre de 1930 à 1965. S’entourant de jolies soubrettes parmi lesquelles Elena Giusti, Dorian Gray et Lea Padovani, il connaît un succès grandissant qui l’amène naturellement au cinéma. Après un premier mariage avec la chorégraphe Maria Giuliano dont il ne pourra divorcer en raison de la loi italienne, il partage la vie à partir de 1938 de Giulia Dardanelli qui est âgée de 16 ans au moment de leur rencontre. Ils finiront par s’épouser en 1951 à Paris. Le couple a deux enfants, le peintre et écrivain Alberto Macario né en 1943 et le metteur en scène, auteur et comédien Mauro Macario né en 1947. Comique N°1 de l'après-guerre Son art du mime et du gag impose rapidement la présence de Macario au cinéma. Roi de la revue sur les planches, il débute par un rôle bref dans Soleil d’Alessandro Blasetti. Il écrit le scénario et endosse le rôle principal d’Aria di paese qui ne rencontre que peu de succès. Par contre, son deuxième film, La Folle Aventure de Macario, signé Mario Mattoli le propulse comme le premier comique italien. Avec des dialogues surréalistes et une présence clownesque, l’acteur apporte un sang nouveau au comique, loin des sages comédies de téléphone blanc en vogue. Il enchaîne avec Macario, Le Pirate, c'est moi et Faut pas m'le dire où l’on a la surprise de voir inscrit Federico Fellini comme auteur de gags. Macario poursuit parallèlement son activité théâtrale avec les revues Amleto, che ne dici?, Febbre azzurra, Follie d'Amleto, Le educande di San Babila, Oklabama et La bisbetica sognata. Son succès sur grand écran se poursuit avec Sept Ans de malheur, Le Héros de la rue et Comment j'ai découvert l'Amérique , produits par Luigi Rovere et réalisés par Carlo Borghesio. Il fait une tournée triomphale en France en 1951 avec la revue Votate per Venere avec Nory Morgan. Le lent chemin vers l'oubli S’adaptant aux nouvelles tendances, Erminio Macario s’oriente vers la comédie musicale comme Made in Italy ou Tutte donne meno io où il est le seul homme entouré de 40 femmes. Il dirige lui-même Moi, Hamlet dont il confie la réalisation technique à Giorgio Simonelli, un magistral flop qui lui occasionne de lourdes pertes. Sa carrière au cinéma glisse dans une pente descendante, relayée par la jeune garde qui impose la comédie à l’italienne dans le monde entier. Son essai dans le registre dramatique dans Italia piccola de Mario Soldati passe inaperçu. Il accompagne Totò dans six films, La cambiale, Totò la nuit, L’Amnésique de Collegno, Totò contre les quatre, Le Religieux de Monza et Totò sexy. Totò s’y montre impétueux face au bégaiement typique de Macario. Le comique se consacre au théâtre en reprenant des textes en piémontais. Il participe à de nombreuses transcriptions de ses comédies pour la télévision comme Achille Ciabotto medico condotto, Carlin Cerutti sarto per tutti. Il est accompagné de Rita Pavone dans son dernier film Due sul pianerottolo de Mario Amendola que produit à nouveau Luigi Rovere. Il inaugure son théâtre La Bomboniera à Turin où il accomplit un vieux rêve en jouant Molière. Il tombe malade au cours de la dernière répétition de sa dernière œuvre théâtrale, Oplà, giochiamo insieme. Macario décède d’une tumeur dans une clinique de Turin à l'âge de 77 ans, le 28 mars 1980 aux côtés de son épouse, Giulia Dardanelli. Peu d’hommages sont rendus à sa mémoire, exceptés par sa famille et ses amis. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Totò |
1929 : Soleil (Sole) d'Alessandro Blasetti 1933 : Aria di paese d’Eugenio De Liguoro 1939 : La Folle Aventure de Macario (Imputato, alzatevi!) de Mario Mattoli 1939 : Macario millionnaire (Lo vedi come sei... lo vedi come sei?) de Mario Mattoli 1940 : Le Pirate, c'est moi (Il pirata sono io!) de Mario Mattoli 1940 : Faut pas m'le dire (Non me lo dire!) de Mario Mattoli 1941 : Il chiromante d’Oreste Biancoli 1941 : Macario vagabond (Il vagabondo) de Carlo Borghesio 1942 : Macario au Far West (Il fanciullo del West) de Giorgio Ferroni 1943 : Macario contre Fantômas (Macario contro Zagomar) de Giorgio Ferroni 1945 : Il cinema delle meraviglie de Pietro Francisci 1945 : L'Innocent Casimir (L'innocente Casimiro) de Carlo Campogalliani 1948 : Le Héros de la rue (L'eroe della strada) de Carlo Borghesio 1948 : Sept Ans de malheur (Come persi la guerra) de Carlo Borghesio 1949 : Adam, ennemi des femmes (Adamo ed Eva) de Mario Mattoli 1949 : Comment j'ai découvert l'Amérique (Come scopersi l'America) de Carlo Borghesio 1950 : Il monello della strada de Carlo Borghesio 1952 : Moi, Hamlet (Io, Amleto) de Giorgio Simonelli 1952 : La famiglia Passaguai fa fortuna d’Aldo Fabrizi 1952 : Ma femme, ma vache et moi de Jean Devaivre 1953 : Agence matrimoniale (Agenzia matrimoniale) de Giorgio Pastina 1955 : Carrousel des variétés (Carosello del varietà) d'Aldo Bonaldi et Aldo Quinti 1957 : Italia piccola de Mario Soldati 1959 : La Lettre de Change (La cambiale) de Camillo Mastrocinque 1962 : Les Quatre Moines (I quattro monaci) de Carlo Ludovico Bragaglia 1962 : Totò la nuit (Totò di notte n. 1) de Mario Amendola 1962 : L'Amnésique de Collegno (Lo smemorato di Collegno) de Sergio Corbucci 1963 : Un drôle de type (Uno strano tipo) de Lucio Fulci 1963 : Totò contre les quatre (Totò contro i quattro) de Steno 1963 : Le Jour le plus court (Il giorno più corto) de Sergio Corbucci 1963 : Le Religieux de Monza (Il monaco di Monza) de Sergio Corbucci 1963 : Les quatre Chauffeurs de Taxi (I quattro tassisti) de Giorgio Bianchi 1963 : Totò sexy (Totò sexy) de Mario Amendola 1963 : Le Quatrième Mousquetaire (I quattro moschettieri) de Carlo Ludovico Bragaglia 1963 : Avventura al motel de Renato Polselli 1964 : I nuvoloni d’Amasi Damiani 1969 : Lisa dagli occhi blu de Bruno Corbucci 1970 : Nel giorno del Signore de Bruno Corbucci 1972 : Il prode Anselmo e il suo scudiero de Bruno Corbucci 1974 : Le tapis hurle (Il piatto piange) de Paolo Nuzzi 1976 : Due sul pianerottolo de Mario Amendola Filmographie d'Erminio MACARIO | |
| Sommaire Acteurs > Sommaire Acteurs Italie > Contact | ||