| Jan KIEPURA | ||
| Acteur et chanteur polonais | ||
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Chanteur d'opéra polonais exceptionnel, le polonais Jan Kiepura a réussi une carrière internationale qui l’a amené à se produire dans les plus grandes salles de concert du monde, notamment La Scala, le Metropolitan Opera, le Royal Opera House, l'Opéra-Comique, La Fenice et le Teatro Colón. Vedette du cinéma aux côtés de son épouse Martha Eggerth en Allemagne et Danielle Darrieux en France, il fait oublier la minceur des scénarios par des prestations vocales remarquables. Il a reçu de nombreuses distinctions comme l'Ordre polonais de Polonia Restituta, la Légion d'honneur française et l'Ordre suédois de l'étoile polaire. Jan Wiktor Kiepura voit le jour le 16 mai 1902 à Sosnowiec en Pologne. Son père Fanciszek Kiepura est boulanger et sa mère Maria Neuman dite Miriam est une juive convertie au christianisme. Il a un frère Wadyslax. Il fait de brillantes études de droit à l’université de Varsovie et se destine au métier d’avocat. Se découvrant des qualités exceptionnelles de ténor, il apprend le chant auprès de Waclaw Brzezinski et Tadeusz Leliwa. En 1923, il donne son premier concert au cinéma Sphinx de Sosnowiec. Star international de l'opéra En 1924, Jan Kiepura est admis par Emil Miynarski dans la chorale locale. Il joue le rôle de Góral dans l'opéra Halka de Moniuszko. Il se signale dans une production du Faust de Gounod dans la ville polonaise de Lwów, aujourd'hui Lviv en Ukraine. Il entame une carrière internationale qui le conduit en Allemagne, en Hongrie, en France et en Angleterre. À son retour en Pologne, devenu très riche, il fait construire le célèbre hôtel Patria dans la ville frontalière polonaise de Krynica. Il y fait ses premiers pas dans le film muet O czym sie nie mysli d’Edward Puchalski en 1926. C’est tout naturellement au début du parlant qu’il fait une véritable carrière sur les écrans. Parlant allemand, anglais et français, il assure les trois versions de chaque production. Il obtient de gros succès dans La Ville qui chante avec Brigitte Helm et Betty Stockfeld dans la version anglaise, La Chanson d’une nuit avec Magda Schneider et Tout pour l’Amour avec Jenna Jugo. Avec Martha Eggerth En 1934, Jan Kiepura tourne pour la première fois avec Martha Eggerth, une soprano hongroise, admiratrice du chanteur depuis l’adolescence dans Mon Cœur t’appelle. Il a 33 ans, elle en a 22 mais c’est un coup de foudre à la fois sentimental et artistique et ils se marient le 31 octobre 1936. Jan Kiepura revient à Varsovie en 1934 et fait sensation avec ses spectacles musicaux où il chante sous le balcon de l’hôtel Bristol à Varsovie ou debout sur le toit de sa voiture. Il se produit dans les villes du monde entier et chante avec Martha Eggerth dans des opérettes, des concerts, des disques et des films comme J’aime toutes les femmes, Sa bonne étoile et Le Charme de la Bohème. Lorsque l’Allemagne annexe l’Autriche, les époux, tous deux d’origine juive, se réfugient en France dans leur maison du Vésinet. Tandis que Martha se rend aux États-Unis, Jan Kiepura entre quelques temps dans le groupe polonais de la Légion étrangère. Il rejoint sa femme à New York et aide ses compatriotes en leur consacrant une bonne part de ses cachets. Le déclin dans l'empire américain Entre 1943 et 1946, Jan Kiepura et Martha Eggerth se produisent fréquemment à Broadway notamment dans La Veuve joyeuse et Polonaise. Mais si Martha trouve du travail à Hollywood dans quelques films musicaux, le ténor ne tourne aucun film et les finances se réduisent considérablement. Après la défaite de l’Allemagne, les Kiepura reviennent au Vésinet et tournent Mélodie d’Amour, une adaptation moderne de l’opéra La Bohème de Puccini. Le résultat est assez stupide, mais n’est rien à côté de Valse brillante, beau nanar de Jean Boyer. Selon certains spécialistes, la cote du ténor a souffert de la médiocrité de ses prestations cinématographiques. Martha Eggerth met au monde Marjan Kiepura à Paris en 1951. Leur fils deviendra un pianiste concertiste célèbre. Le couple est réuni une dernière fois dans Le Pays du Sourire, seul film en couleurs d’Hans Deppe. On retrouve l’artiste sur scène dans La Veuve joyeuse à Londres et à New York, Paganini à Vienne et dans des concerts à Berlin-Ouest. Il fait une dernière apparition publique à Port Chester le 13 août 1966 pour un concert en faveur de la communauté polonaise américaine. Jan Kiepura décède deux jours plus tard d’une crise cardiaque le 15 août 1966 à Harrison, à l’âge de 64 ans. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Martha Eggerth |
1926 : O Czym sie nie mysli d’Edward Puchalski 1930 : La Ville qui chante (Die singende Stadt) de Carmine Gallone 1930 : La Ville qui chante (City of Song) de Carmine Gallone 1932 : La Chanson d’une Nuit (Das Lied einer Nacht) d’Anatole Litvak 1932 : La Chanson d’une Nuit d’Anatole Litvak & Pierre Colombier 1932 : Tell me tonight d’Anatole Litvak 1933 : Tout pour l’amour (Ein Lied für dich) de Joe May 1933 : Ma Chanson pour toi de Joe May & Henri-Georges Clouzot 1933 : My Song for You de Maurice Elvey 1934 : Mon Cœur t’appelle (Mein Herz ruft nach dir) de Carmine Gallone 1934 : Mon Cœur t’appelle de Carmine Gallone & Serge Veber 1934 : My Heart is calling de Carmine Gallone 1935 : J’aime toutes les femmes de Carl Lamac 1935 : J’aime toutes les femmes (Ich liebe alle Frauen) de Carl Lamac 1935 : Le Rêve de sa Vie (Give us is Night) d’Alexander Hall 1936 : Sa bonne Étoile (Opernring) de Carmine Gallone 1937 : Le Charme de la Bohème (Zauber der Boheme) de Géza von Bolváry 1939 : Flirt (Das Abenteuer geht weiter) de Carmine Gallone 1947 : Mélodie d’Amour (Addio Mimí !) de Carmine Gallone 1949 : Valse brillante de Jean Boyer 1950 : Absender unbekannt d’Ákos Ráthonyi 1952 : Le Pays du Sourire (Das Land des Lächelns) de Hans Deppe & Erik Ode Filmographie de Jan KIEPURA | |
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