| Erland JOSEPHSON | ||
| Acteur et réalisateur européen | ||
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Acteur fétiche d’Ingmar Bergman, le Suédois Erland Josephson est surtout connu pour sa capacité à incarner des personnages complexes et à transmettre de profondes émotions, comme dans Scènes de la vie conjugale, où il tient le rôle principal au côté de Liv Ullmann. Erland Josephson naît le 15 juin 1923, à Stockholm sur l’île de Kungsholmen. Son père Gunnar August Josephson est un libraire d’origine juive et sa mère Maud Ellen Gabrielle née Boheman descend d’une grande famille de la capitale. Sa famille maternelle comprend le diplomate Erik Boheman et l’entomologiste Carl Henrik Boheman, son arrière grand-père. Sa collaboration avec Ingmar Bergman, rencontré dans la librairie de son père, commence au cours des années 1940 et 1950, à l’occasion de représentations théâtrales données à Helsingborg et à Göteborg, et s’étend rapidement au cinéma. Le double de Bergman Parmi la filmographie commune aux deux hommes, on peut retenir Il pleut sur notre amour où Erland Josephson interprète un rôle mineur, Au seuil de la vie, sa première véritable apparition bergmanienne, Le Visage, Toutes les Femmes où il n’apparaît pas mais écrit le scénario, L’Heure du Loup et Une Passion. S’il tient des rôles en retrait, c’est vraiment à partir de 1973 avec Cris et Chuchotements qu’il obtient des rôles de premier plan dans le cinéma du maître. On le retrouve dans Face à face, Sonate d’automne et Fanny et Alexandre. Il y incarne des hommes mûrs, double du cinéaste, confrontés à d’insolubles interrogations existentielles sur le mariage dans Scènes de la vie conjugale, la création théâtrale dans Après la répétition et l’approche de la mort dans le dernier film du cinéaste, Sarabande en 2003, destiné à la télévision et dans lequel les principaux personnages de Scènes de la vie conjugale se retrouvent trente ans plus tard. Ingmar Bergman dirige aussi Erland Josephson au théâtre dans Maison de poupée d’Ibsen en 1989, Les Bacchantes d’Euripide en 1996 et La Sonate des spectres de Strindberg en 2000. Avec de grands auteurs internationaux Le comédien se voit convoiter par des grands auteurs internationaux. Il incarne notamment Nietzche dans Au-delà du bien et du mal de Liliana Cavani et s’illustre dans Oublier Venise de Franco Brusati, Nostalghia et Le Sacrifice d’Andrei Tarkovski, L’Insoutenable Légèreté de l’être de Philip Kaufman d’après Kundera ou encore Le Regard d’Ulysse de Theo Angelopoulos. Parmi les autres réalisateurs qui l’ont approché, on note Dusan Makavejev (Les Fantasmes de Madame Jordan), Istvan Szabo (La Tentation de Vénus, Hanussen) et Peter Greenaway (Prospero's Book). Il refuse un rôle de scientifique dans le deuxième volet des Dents de la Mer, disant qu’il préférait avoir des débats intellectuels avec Liv Ullman que de se battre avec un requin. Acteur multi-fonctions Quand Ingmar Bergman abandonne la direction du Théâtre royal dramatique de Stockholm pour se concentrer sur sa carrière cinématographique, Erland Josephson lui succède de 1966 à 1975. L’acteur publie également des pièces de théâtre, ses Mémoires, des poèmes et des romans. Il est également le réalisateur de plusieurs films pour le cinéma et la télévision, où il manie avec dextérité l’humour noir. Le plus connu, La Révolution de la Confiture bénéficie de la présence d’Ulf Palme et Bibi Andersson et reçoit des prix dans divers festivals, notamment au festival de Berlin. Erland Josephson a été marié à Kerstin Wahlbom de 1947 à 1951, à Kristina Adolphson de 1959 à 1989. Il épouse Ulla Åberg en 2000 qui restera son compagne jusqu’à la fin de sa vie. Il est père de cinq enfants, deux avec Annika Tretow, un avec Barbro Larsson et deux avec Kristina Adolphson. L’acteur bergmanien avait déclaré «À 20 ans je pensais que je serai mature à 30. À 30 ans, je pensais que je serai mature à 40. Aujourd’hui, j’ai dépassé les 70 ans, et les gestes infantiles de l’âme sont toujours aussi violents, seulement j’ai un peu appris à les reconnaître...» Dans cette même interview accordée aux Cahiers, il a dit : « Un jour j’ai découvert que la caméra était une chose très vivante avec laquelle, en tant que comédien, on pouvait vivre des histoires fortes d’amour et de haine ». Atteint de la maladie de Parkinson, Erland Josephson est décédé à Stockholm, le 25 février 2012 à l’âge de 88 ans. Ce grand artisan du cinéma suédois et européen conserve une estime universelle. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Karen Adolphson |
1946 : Il pleut sur notre amour (Det regnar på vår kärlek) d’Ingmar Bergman 1948 : Sensualité (Eva) de Gustaf Molander 1949 : Vers la joie (Till glädge) d’Ingmar Bergman 1956 : Sceningång de Bengt Ekerot 1957 : Som man bäddar... de Börje Larsson 1958 : Au seuil de la vie (Nära livet) d’Ingmar Bergman 1958 : Le Visage (Ansiktet) d’Ingmar Bergman 1966 : L’Heure du loup (Vargtimmen) d’Ingmar Bergman 1968 : Les Filles (Flickorna) de Mai Zetterling 1969 : Journal intime d’une demi-vierge (Eva den utstötta) de Torgny Wickman 1969 : Une Passion (En passion) d’Ingmar Bergman 1972 : Cris et chuchotements (Viskningar och rop) d’Ingmar Bergman 1973 : Scènes de la vie conjugale (Scener ur ett äktenskap) d’I Bergman 1974 : Monismanien 1995 de Kenne Fant 1975 : La Flûte enchantée (Trollflöjten) d’Ingmar Bergman 1976 : Face à face (Ansikte mot ansikte) d’Ingmar Bergman 1976 : Au-delà du bien et du mal (Al di là del bene e del male) de Liliana Cavani 1976 : Un Juge en danger (Io ho paura) de Damiano Damiani 1977 : Den allvarsamma leken d’Anja Breien 1977 : Un et un (En och en) d’Ingrid Thulin, Erland Josephson & Sven Nykvist 1977 : Die erst polka de Klaus Emmerich 1978 : Sonate d’automne (Höstsonaten) d’Ingmar Bergman 1978 : Fais donc l’amour, on en meurt pas ! (marmeladupproret) d’Erland Josephson 1979 : Oublier Venise (Dimenticare Venezia) de Franco Brusati 1979 : Kärleken de Theodor Kallifatides 1980 : On n’aime qu’une seule fois (Samo jednom se ljubi) de Rajko Grlic 1980 : Une saison de paix à Paris (Sezona mira u Pariju) de Petrag Golubovic 1981 : Les fantasmes de Madame Jordan (Montenegro) de Dusan Makavejev 1981 : Variola vera de Goran Markovic 1982 : Fanny et Alexandre (Fanny och Alexander) d’Ingmar Bergman 1982 : Eva de Franci Slak 1982 : La Maison au tapis jaune (La casa del tappeto giallo) de Carlo Lizzani 1983 : Nostalgia (Nostalghia) d’Andreï Tarkovski 1983 : Après la Répétition (Eifter repetitionen) d’Ingmar Bergman 1983 : Bella Donna de Peter Keglevic 1984 : La guerre d’Angela (Angelas Krig) d’Eija-Elina Bergholm 1984 : Bakom jalusin de Stig Björkman 1984 : Dirty Story de Jörn Donner 1984 : De flyvende djævle d’Anders Refn 1985 : Il giocatore invisibile de Sergio Genni 1985 : Sa sainteté a disparu (Saving Grace) de Robert M. Young 1985 : Amorosa (Amorosa) de Mai Zetterling 1985 : Le sacrifice (Sacrificato) d’Andreï Tarkovski 1986 : La dernière Mazurka (L’ultima Mazurka) de Gianfranco Bettetini 1986 : Le mal d’aimer (La coda del diavolo) de Giorgio Treves 1986 : Contrôle (Il giorno prima) de Giuliano Montaldo 1987 : L’insoutenable légèreté de l’être (The unbearable Lightness of Being) de Ph. Kaufman 1987 : Le Testament du poète juif assassiné de Frank Cassenti 1987 : Hanussen (Hanussen) d’István Szabó 1988 : Una donna spezzata de Marco Leto 1988 : Migrations (Seobe) d’Aleksandar Petrovic 1989 : Il sole buio de Damiano Damiani 1990 : Bonsoir Monsieur Wallenberg (Wallenberg) de Kjell Grede 1990 : Prospero (Prospero’s books) de Peter Greenaway 1990 : La Tentation de Vénus (Meeting Venus) d’István Szabó 1990 : Cattiva de Carlo Lizzani 1991 : Oxen de Sven Nykvist 1991 : Den ofrivillige golfaren de Lasse Åberg 1992 : Holozän d’Heinz Bütler & Manfred Eicher 1992 : Sophie (Sofie) de Liv Ullmann 1992 : C’è Kim Novak al telefono d’Enrico Roseo 1993 : Le Mensonge (Drømspel) d’Unni Straume 1993 : Le Regard d’Ulysse (To vlemma tou Odyssea) de Theo Angelopoulos 1994 : Le Fruit interdit (Zabraneniat plod) de Krassimir Kroumov 1994 : Vendetta de Mikael Håfström 1994 : The Sunset Boys (Pakten) de Leidulv Risan 1994 : Dansaren de Donya Feuer 1995 : Kristin Lavransdatter de Liv Ullmann 1997 : En présence d’un clown (Larmar och gör sig till) d’Ingmar Bergman 1998 : Magnetisörens femte vinter de Morten Henriksen 2000 : Infidèle (Trolösa) de Liv Ullmann 2003 : Sarabande (Saraband) d’Ingmar Bergman 2004 : Nuit et jour (Dag och natt) de Simon Staho 2005 : Des morts bien connectés (Dobro ustimani mrtvaci) de Benjamin Filipovic 2005 : Wellkåmm to Verona de Suzanne Osten Filmographie d'Erland JOSEPHSON | |
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