| Camilla HORN | ||
| Actrice allemande | ||
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Consacrée par Tartuffe de Murnau et deux films hollywoodiens face à John Barrymore, Camilla Horn a été la blonde romantique puis la vamp glamour en vogue dans les années trente. Son étoile a passablement pali à partir des années cinquante. Camilla Martha Horn est née le 25 avril 1903 à Francfort-sur-le-Main. Elle fait un apprentissage de tailleuse, puis fréquente une école d'arts et métiers. Elle travaille comme couturière à Erfurt, ce qui lui permet de financer les cours de danse dans la classe de Rudolf von Laban. Elle se produit à Berlin dans la revue de cabaret de Rudolf Nelson et bientôt dans tout le territoire. Débuts auprès de Friedrich Wilhelm Murnau Blonde gracile et attrayante, Camilla Horn fait ses débuts au cinéma comme figurante. Elle supplée Lil Dagover comme doublure dans plusieurs scènes de Tartuffe de F.W. Murnau et joue les soubrettes dans Kean auprès d’Heinrich George. En 1925, elle décroche le rôle de l'innocente Gretchen dans me sublime Faust de Murnau auprès de Gösta Ekman. Elle devient immédiatement célèbre et signe un contrat de quatre ans avec l’UFA. En 1927, United Artists lui propose de venir à Hollywood où elle tourne deux films aux côtés de John Barrymore, La Tempête de Sam Taylor et L’Abîme d’Ernst Lubitsch. Elle tourne La Loge Royale à New York aux côtés d'Alexander Moissi. Puis elle revient en Allemagne où elle donne la réplique à Hans Albers dans La Folle Aventure. Star des années trente Auréolée de son aura américaine et rompue à la scène, Camilla Horn n’a aucun mal à conserver son statut de star dans le cinéma allemand des années trente. Son premier film sonore, Vedettes auprès de Conrad Veidt est une production américaine tournée en allemand. Elle passe des rôles de blondes innocentes à ceux de vamps glamour. Parmi ses partenaires de cinéma figurent Gustav Diessl dans Die Drei um Edith, Paul Wegener dans Les Pirates de la grande Ville, Gustav Fröhlich dans La Ronde aux Millions, La Comtesse Wilma ou En Mission secrète, Georg Alexander dans Le Sosie, Ivan Petrovich dans La dernière Valse et Le Cavalier rouge, Karl John dans Le Cuirassé Sebastopol. Elle tourne à l’occasion à Hollywood comme dans Matinee Idol avec Miles Manders ou La Chance d’un Marin avec David Manners et dans des versions allemandes de films français comme Les cinq Gentlemen maudits de Julien Duvivier ou Les Gens du Voyage de Jacques Feyder. Le déclin de l'après-guerre Pendant la guerre, Camilla Horn n’obtient que des rôles secondaires dans des romances comme Le dernier Round ou Le Musicien errant et s’installe à Rome où elle tourne Tragédie d’un Amour, Paura d’amare ou L’Ange du Crépuscule. À la fin de la guerre, elle mène une vie retirée dans son manoir près de Neuruppin avant de s’enfuir à Francfort, sa ville natale dès la fin du conflit. Elle travaille d'abord comme traductrice pour les forces américaines, avant de tenter de relancer sa carrière d'actrice au théâtre. Elle joue au Schauspielhaus de Francfort dans L'Aigle à deux têtes de Jean Cocteau puis se produit au théâtre à Düsseldorf, Stuttgart, Munich et Graz. Absente des écrans après La Reine du Chapiteau où elle joue une dresseuse, elle fait quelques apparitions à la télévision. Comme back en grand-mère excentrique Camilla Horn revient sur les écrans dans Rebus de Nino Zanchin aux côtés de Laurence Harvey et Ivan Desny. En 1974, elle reçoit le Filmband in Gold, une récompense honorifique pour sa contribution individuelle exceptionnelle au cinéma allemand au fil des ans. Après le téléfilm Frankie’s Bride de Wolfgang F. Henschel et la comédie L’Invisible d’Ulf Miehe, où elle inaugure ses rôles de vieilles excentriques, elle est engagée par Peter Schamoni dans Schloß Königswald en grand-mère princesse auprès d’autres anciennes stars de l’UFA comme Marianne Hoppe, Carola Höhn et Marika Rökk. Camilla Horn s’est mariée quatre fois. On ne sait rien de son premier mari Robert Schnyder. En 1927, elle épouse Klaus Geerz et divorce en 1930, convole avec l’acteur Kurt Kurfis en 1938. De 1953 à 1963, elle est l’épouse de Rudolf Mühfenzl, l’auteur d’Entretien avec l’Argent. Elle a en outre été pendant plusieurs années la maîtresse du producteur Joseph M. Schenck. Elle fait une dernière apparition à la télévision dans Les Araignées où elle occupe le rôle principal d’Uta. Le 14 août 1996, Camilla Horn décède à l'âge de 96 ans à Gilching. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Marlene Dietrich |
1921 : Kean (Kean) de Rudolf Briebach 1925 : Les Chemins de la force et de la beauté (Wege zu Kraft und Schönheit) de W. Prager 1925 : Tartuffe (Tartüff) de Friedrich Wilhelm Murnau 1926 : Madame ne veut pas d'enfants (Madame wünscht keine Kinder) d'Alexander Korda 1926 : Faust (Faust, eine deutsche Volkssage) de Friedrich Wilhelm Murnau 1927 : La Cigale et la Fourmi (Jugendrausch) de Georg Agasaroff 1927 : L’honorable Madame Benson (Die frauengasse von Algier) de W. Hoffmann-Harnisch 1927 : Le joyeux Vignoble (Der fröhliche Weinberg) de Jakob Fleck & Luise Fleck 1928 : La Tempête (Tempest) de Sam Taylor 1929 : L'Abîme (Eternal Love) d'Ernst Lubitsch 1929 : La Loge royale (Die Königsloge) de Bryan Foy 1929 : Die Drei um Edith d’Erick Wachneck 1929 : Mon Cœur t’appartient (Mein Herz gehört dir) de Max Reichmann 1930 : Vedettes (Die große Sehnsucht) d'Étienne Szekely 1930 : Les Pirates de la grande Ville (Fundvogel) de Wolfgang Hoffmann-Harnisch 1930 : Moral um Mitternacht de Marc Sorkin 1931 : Le Chant des Nations (Das Lied der Nationen) de Rudolf Meinert 1931 : La Folle Aventure (Hans in allen Gassen) de Carl Froelich et André-Paul Antoine 1931 : Homicide involontaire (Leichtsinnige Jugend) de Leo Mittler 1931 : Nuit sans Ennui (Die Nacht ohne Pause) d'Andrew Marton et Franz Wenzler 1932 : Les Cinq Gentlemen maudits (Die fünf verfluchten Gentlemen) de Julien Duvivier 1932 : L'amour dispose (Ich geh’aus und du bleibst da) d’Hans Behrendt 1932 : Le Retour de Raffles (The Return of Raffles) de Mansfield Markham 1932 : L’Esbrouffeur (Der Frechdachs) de Carl Boese & Heinz Hille 1932 : Qui a raison ? (Moral und Liebe) de Georg Jacoby 1933 : La Ronde aux Millions (Rund um eine Million) de Max Neufeld 1933 : La Comtesse Wilma (Rákóczi induló) de Gustav Fröhlich & Steve Sekely 1933 : Matinee Idol de George King 1933 : Le Nid d’Amour (The Love Nest) de Thomas Bentley 1933 : Le Sosie (Der Doppelgänger) d’E.W. Emo 1933 : Si j’étais le Roy (Wenn ich König wär) de J.A. Hübler-Kahla 1934 : Une grande Chance (Die große Chance) de Victor Janson 1934 : La dernière Valse (Der letzte Walzer) de Georg Jacoby 1934 : La Chance d’un Marin (The Luck of a Sailor) de Robert Milton 1934 : Une Valse pour Toi (Ein Walzer für dich) de Georg Zoch 1934 : Cœurs en Péril (Ich sehne mich nach dir) de Johannes Riemann 1934 : Le Cavalier rouge (Die rote Reiter) de Rolf Randolf 1937 : Son dernier Modèle (Sein letztes Modell) de Rudolf Van der Noss 1937 : Le Cuirassé Sebastopol (Weiße Sklaven) de Karl Anton 1937 : Gauner im Frack de Johannes Riemann 1938 : En Mission secrète (In geheimer Mission) de Jürgen von Alten 1938 : Les Gens du Voyage (Fahrendes Volk) de Jacques Feyder 1938 : L’Orchidée rouge (Rote Orchideen) de Nunzio Malasomma 1939 : Central Rio (Zentrale Rio) d’Erich Engels 1939 : Retour à la Vie (Roman eines Arztes) de Jürgen von Alten 1939 : Veille de Mariage (Polterabend) de Carl Boese 1940 : Cœur meurtri (Herz ohne Heimat) d’Otto Linnekohgel 1940 : Le dernier Round (Die letzte Runde) de Werner Klinger 1940 : La chaste Aimée (Die keusche Geliebte) de Victor Tourjansky 1941 : Le Musicien errant (Friedmann Bach) de Traugott Müller 1941 : Tragédie d’un Amour (Vertigine) de Guido Brignone 1942 : Paura d’amare de Gaetano Amata 1942 : L’Ange du Crépuscule (Angelo del crepuscolo) de Gianni Pons 1943 : Son meilleur Rôle (Seine beste Rolle) de Vladimier Slavinsky 1944 : Intimité (Intimitäten) de Paul Martin 1949 : Gesucht wird Majora d’Hermann Pfeiffer 1952 : La Reine du Chapiteau (Königin der Arena) de Rolf Meyer 1953 : Vati macht dummheiten de Johannes Häusler 1967 : Treize Lettres (Dreizehn Briefe) d’Hermann Kugelstadt 1968 : Rebus (El crimen también juega) de Nino Zanchin 1970 : Wer weint denn schon im Freudenhaus ? de Rudolf Lubowski 1986 : Schloß Königswald de Peter Schamoni 1987 : Der Unsichtbare d’Ulf Miehe 1988 : Les Araignées (Die Spinnen) de Pal Erdöss (tv) Filmographie de Camilla HORN | |
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