| Lupe VELEZ | ||
| Actrice mexicaine | ||
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Lupe Velez a été en son temps le prototype de stars féminines qui ont proclamé leur plaisir dans leur corps et revendiqué leur libération sexuelle. Contrairement à d’autres clowns féminins contemporains, elle a toujours refusé d’abandonner sa féminité en construisant une image grotesque et sans grâce. Au contraire, elle affichait son attractivité sexuelle comme l’élément central de son personnage comique. Elle est drôle par son excès d’énergie sexuelle, et non en raison d’un manque d’attractivité physique. Son refus de se conformer aux normes hollywoodiennes a peut-être précipité sa fin. María Guadalupe Villalobos Vélez, la future Lupe Velez, naît le 18 juillet 1908 à San Luis Potosí, grande ville minière, à environ 400 km au nord de Mexico. Mais deux ans plus tard commence une révolution d’une violence inouïe, qui provoquera ensuite des persécutions étatiques contre les catholiques d’un niveau rarement égalé à l’époque moderne, et ravagera le pays pendant près de deux décennies. Danseuse en tenue légère Les premières années de la jeune Lupe restent obscures. Son père Jacobo Villalobos, aurait été un officier supérieur peut-être mort au combat et sa mère, Josefina Vélez, une chanteuse lyrique. Lupe aurait eu un frère et deux sœurs. Le colonel Villalobos, pendant les premières années de la guerre civile, aurait mis ses filles à l’abri dans un pensionnat texan tenu par des religieuses où la jeune Lupe aurait appris l’anglais. Après des petits emplois avec sa sœur Josefina, elle est embauchée dans une revue musicale où elle évolue dans des tenues suggestives pour des danses érotiques. Un ami de la famille, Frank Woodward, recommande Lupe à l’acteur Richard Bennett, le père des actrices Joan et Constance pour la pièce de théâtre The Dove. Lupe se rend à Los Angeles, mais n’obtient pas le rôle. Des débuts dans le burlesque Un fonctionnaire de la MGM lui fait faire un essai, puis elle est remarquée par Hal Roach, le principal rival de Mack Sennett. Il la fait débuter en 1927 dans deux de ses films dont À bord du Miramar avec Stan Laurel et Oliver Hardy. La fascinante jeune fille devient la même année la partenaire de Douglas Fairbanks Sr dans Le gaucho. En 1928, elle est l’héroïne du Clan des aigles, avec Rod La Rocque et la rivale de Jetta Goudal, dans Le Lys du faubourg de David Wark Griffith. En 1929 Gary Cooper, dit-on, devient son amant, pendant le tournage du Chant du loup de Victor Fleming. Lupe Velez caractérise la femme Latina capricieuse, explosive, rebelle et irrévérencieuce dotée d’une belle sensualité et d’un tempérament de feu. Elle atteint rapidement une énorme popularité. La fusée mexicaine Après La tigresse, son premier film parlant en 1929, Lupe Velez est la vedette d’une vingtaine de films dont trois produits pour le marché hispanophone. William Wyler la dirige dans La tourmente, Henry King dans Hell Harbor et Cecil B. DeMille dans L’indienne. En 1932, elle joue dans Kongo, une version sonore d’À l’ouest de Zanzibar avec Walter Huston. Elle trouve surtout sa dimension dans la comédie légère comme La Vérité demi-nue avec Lee Tracy, Fille de Feu avec Victor McLaglen et Palooka avec Jimmy Durante. Elle donne la réplique à son compatriote Ramon Novarro dans Laughing Boy. Elle fait de fréquent va-et-vient entre l’écran et la scène. À Broadway, elle interprète la comédie musicale Hot Cha ! qui tiendra l’affiche du célèbre Ziegfeld Theatre pour 119 représentations. Elle revient à Broadway en 1933 pour Me Pink avec Jimmy Durante et en 1938 pour You never known de Cole Porter qui se révèle un gros échec. Une vie sentimentale agitée Fin 1933, Lupe Velez devient la troisième épouse de Johnny Weissmuller. Mais leur vie de couple est des plus tumultueuses tandis que la carrière de l’actrice décline. RKO Pictures ne renouvelle pas son contrat en 1934. Elle tourne alors en Grande-Bretagne un mélodrame et deux comédies musicales dont Gypsy melody avec Alfred Rode et son orchestre tsigane. En 1937, elle tourne son premier film mexicain La Zandunga avec Arturo de Córdoba dont elle aurait fait la conquête. En 1939, elle retourne ensuite à Hollywood pour divorcer et interpréter pour la RKO une Mexicaine volcanique dans Carmelita, la jeune mexicaine de Leslie Goodwins. RKO en fait rapidement une suite, Mexican Spitfire (la fusée mexicaine), qui est devenu une série très populaire. En 1944, Lupe Velez campe avec talent Nana, adaptation mexicaine de Zola. De retour à Beverly Hills, elle mène une vie encore plus désordonnée, accumule les aventures sentimentales, abuse de l’alcool et des tranquillisants. Alors qu’un de ses amants, l’acteur autrichien Harald Maresch, aurait refusé d’endosser la paternité de l’enfant qu’elle attend, Lupe Velez prépare avec minutie sa mort qu’elle se donne en avalant des médicaments le 14 décembre 1944 dans sa villa. Elle avait trente-six ans. Celle que l’on surnommait Le piment est devenue l’une des premières actrices mexicaines à réussir à Hollywood. Sa vie dissolue et sa fin énigmatique en font une des légendes d’Hollywood. Comment en effet ne pas faire le parallèle avec une certaine Marilyn Monroe décédée dans les mêmes circonstances au même âge après avoir été une grande dévoreuse d’hommes et une star adulée ? FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Johnny Weissmuller |
1927 : J’ai peur des Femmes (What Women Did for Me) de James Parrott (cm) 1927 : À bord du Miramar (Sailors Beware) de Fred Guiol (cm) 1927 : Le Gaucho (The Gaucho) de F. Richard Jones 1928 : Le Clan des aigles (Stand and Deliver) de Donald Crisp 1929 : Le Lys du faubourg (Lady of the Pavements) de D.W. Griffith 1929 : Le Chant du loup (The Wolf Song) de Victor Fleming 1929 : Loin vers l'est (Where East is East) de Tod Browning 1929 : La Tigresse (Tiger Rose) de George Fitzmaurice 1930 : Sous le ciel des tropiques (Hell Harbor) de Henry King 1930 : La Tourmente (The Storm) de William Wyler 1930 : East Is West de Monta Bell 1930 : Oriente y Occidente de George Melford 1931 : Resurrection (Resurrección) d’Edwin Carewe 1931 : Le Mari de l'Indienne (The Squaw Man) de Cecil B. DeMille 1931 : Rumba chanson des îles (The Cuban Love Song) de W.S. Van Dyke 1932 : Hombres de mi vida d'Eduardo Arozamena et David Selman 1932 : The Broken Wing de Lloyd Corrigan 1932 : Kongo (Kongo) de William J. Cowen 1932 : La Vérité demi-nue (The Half Naked Truth) de Gregory La Cava 1933 : Monsieur Broadway (Mr. Broadway) de Johnnie Walker & Edgar G. Ulmer 1933 : Fille de feu (Hot Pepper) de John G. Blystone 1934 : Joe Palooka (Palooka) de Benjamin Stoloff 1934 : Laughing Boy de W. S. Van Dyke 1934 : Strictly Dynamite d’Elliott Nugent 1934 : Hollywood Party de Roy Rowland 1935 : Carlotta (The Morals of Marcus) de Miles Mander 1936 : Capitaine Tzigane (Gypsy Melody) d’Edmond T. Gréville 1937 : High Flyers d’Edward F. Cline 1938 : La Zandunga de Fernando de Fuentes 1938 : Stardust (He loved an Actress) de Melville W. Brown 1939 : Carmelita, la jeune Mexicaine (The Girl from Mexico) de Leslie Goodwins 1940 : Mexican Spitfire de Leslie Goodwins 1940 : Mexican Spitfire Out West de Leslie Goodwins 1941 : Six Lessons from Madame La Zonga de John Rawlins 1941 : Mexican Spitfire's Baby de Leslie Goodwins 1941 : Honolulu Lu de Charles Barton 1941 : Playmates de David Butler 1942 : Mexican Spitfire at Sea de Leslie Goodwins 1942 : Mexican Spitfire Sees a Ghost de Leslie Goodwins 1942 : Mexican Spitfire's Elephant de Leslie Goodwins 1943 : Ladies' Day de Leslie Goodwins 1943 : Redhead from Manhattan de Lew Landers 1943 : Mexican Spitfire's Blessed Event de Leslie Goodwins 1944 : Nana (Nana) de Roberto Gavaldón et Celestino Gorostiza Filmographie de Lupe VELEZ | |
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