| Mark STEVENS | ||
| Acteur et réalisateur américain | ||
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Mark Stevens a été une étoile filante au cours des années 1940 et 1950. Reconverti dans la réalisation, il a donné quelques séries B d’honnête niveau. Cela n’en fait pas une star mais un acteur sympathique. L’enfant rouquin Richard William Stevens est né à Cleveland dans l’Ohio le 13 décembre 1916, la date la plus vraisemblable bient que plusieurs ouvrages lui attribuent une date de naissance variant entre 1915 et 1920. D’origine écossaise et anglaise, il se démarque par des tâches de rousseur et des cheveux roux. Ses parents divorcent alors qu’il est très jeune et Mark est envoyé en Angleterre. Il y réside brièvement avec ses grands-parents maternels jusqu’à ce qu’un second déménagement intervienne au Canada où il est élevé par sa sœur aînée. Mark pratique l’athlétisme et fait également partie de l’équipe de plongée olympique canadien, mais il est gravement blessé au dos au tremplin de 10 mètres. Cette blessure l’a empêché de servir à l’armée et a abouti à une opération. Il se découvre une vocation artistique et et étudie le chant. Il se produit dans des boîtes de nuit et commence à tourner dans des comédies musicales et des pièces de théâtre dans les différentes provinces canadiennes. Vedette du film noir Stevens retourne dans sa ville natale de l’Ohio au début des années 1940 et décroche des rôles principaux à la Cleveland Playhouse. Remarqué, il reçoit des propositions à Hollywood. Engagé d’abord à la Warner Brothers, il se présente sous le nom de Stephen Richard. Darryl F. Zanuck le fait signer à la 20th Century Fox et lui propose le pseudonyme de Mark Stevens. Ils obscurcissent ses cheveux et gomment les taches de rousseur pour améliorer son regard grave. Après deux films de guerre, il apparaît en vedette dans L’Impasse tragique d’Henry Hathaway. Il obtient un de ses meilleurs rôles, en agent du FBI opposé à Richard Widmark dans La dernière rafale de William Keighley en 1948. Il ne néglige pas pour autant le film musical avec Embrassons-nous de Lloyd Bacon et Toute la Rue chante de John M. Stahl. Il y semble cependant éclipsé par ses partenaires fémnines. Tout comme il est écrasé par la performance d’Olivia de Havilland dans La Fosse aux Serpents que l’on en oublierait qu’il était présent dans le film. Malgré sa bonne volonté, il est souvent confondu avec Dana Andrews ou Cornel Wilde et n’atteint pas la popularité de rivaux comme John Payne ou Alan Ladd. Réalisateur honorable Rétrospectivement, beaucoup de ses performances méritaient un meilleur sort. Il se tourne vers la télévision dans les années cinquante, crée la société de production Mark Stevens Television Inc., devient éditeur de disques avec Mark Stevens Music. Il apparaît dans quelques séries comme La Grande Caravane ou des émissions de Playhouse 90. C’est dans la réalisation qu’il réussit sa meilleure reconversion. Il tourne La Vengeance de Scarface en 1954. Il signe quatre autres films dont le solide western La Fièvre des Fusils et le palpitant L’Évasion de l’île du Diable. Il termine sa carrière en Espagne où il s’est installé à la fin des années cinquante. Ce touche-à-tout ouvre un restaurant en Espagne et publie plusieurs romans d’avanture comme This, Then my Mind, Cours vite cours loin ou Les Ex-Patriotes. Vie privée S’il a connu une relation amoureuse pendant un certain temps avec Hedy Lamarr, il s’est marié avec Annelle Hayes, une actrice rencontrée pendant des auditions. De leur union, deux enfants verront le jour, Mark Richard et Arrelle. Son existence plutôt nomade a finalement conduit à un dépôt de bilan de ses sociétés et un divorce en 1962. Mark reste en Europe et épouse une Suédoise du nom de Hilde. Homme discret au talent non suffisamment reconnu, Mark Stevens est décédé d’un cancer à Majores en Espagne à l’âge de 77 ans. Il est honoré avec une étoile sur le Walk of Fame d’Hollywood, situé au 6637 Hollywood Blvd. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Norman Taurog |
1943 : Destination Tokyo (Destination Tokyo) de Delmer Daves 1944 : Passage pour Marseille (Passage to Marseille) de Michael Curtiz 1944 : Hollywood Canteen (en) de Delmer Daves 1944 : Roaring Guns de Jean Negulesco (cm) 1945 : Withing these Walls d’H. Bruce Humberstone 1945 : Aventures en Birmanie (Objective Burma !) de Raoul Walsh 1945 : Bombes sur Hong Kong (en) (God is my Co-Pilot) de Robert Florey 1945 : The Horn blows at Midnight de Raoul Walsh (coupée au montage) 1945 : L'Orgueil des marines (Pride of the Marines) de Delmer Daves 1945 : Rhapsodie en bleu (Rhapsody in Blue) d’Irving Rapper 1946 : L'Impasse tragique (The Dark Corner) d’Henry Hathaway 1946 : From This Day Forward de John Berry 1947 : Embrassons-nous (I wonder who's kissing her now) de Lloyd Bacon 1948 : La Dernière Rafale (The Street with No Name) de William Keighley 1948 : La Fosse aux serpents (The Snake Pit) d’Anatole Litvak 1949 : Le Conquérant des plaines (Sand) de Louis King 1949 : Toute la rue chante (Oh, You Beautiful Doll) de John M. Stahl 1949 : La Chanson d’une nuit (Dancing in the Dark) d’Irving Reis 1950 : J'ai trois amours (Please Believe Me) de Norman Taurog 1950 : De minuit à l'aube (Between Midnight and Dawn) de Gordon Douglas 1951 : Raid secret (Target unknown) de George Sherman 1951 : Katie did it de Frederick De Cordova 1951 : La Danse interdite (Little Egypt) de Frederick De Cordova 1951 : Reunion in Reno de Kurt Neumann 1952 : Mutinerie à bord (Mutiny) d’Edward Dmytryk 1952 : The lost Hours de David MacDonald 1952 : Le Sillage de la mort (Torpedo Alley) de Lew Landers 1953 : Jack Slade, le damné (Jack Slade) d’Harold D. Schuster 1954 : La Vengeance du balafré (Cry Vengeance) de Mark Stevens 1956 : Time Table de Mark Stevens 1957 : Sanglante embuscade (Gunsight Ridge) de Francis D. Lyon 1958 : Gun Fever de Mark Stevens 1958 : Fusillade à Tucson (Gunsmoke in Tucson) de Thomas Carr 1960 : September Storm de Byron Haskin 1963 : Escape from Hell Island de Mark Stevens 1964 : Le Crash mystérieux (Fate is the Hunter) de Ralph Nelson 1964 : Der Fall X701 (Frozen Alive) de Bernard Knowles 1965 : Tierra de fuego de Mark Stevens 1966 : Vaya con dios gringo d’Edoardo Mulargia 1969 : Cry for Poor Wally de Marty Young 1969 : España otra vez de Jaime Camino 1970 : La Lola (La Lola, dicen que no vive sola) de Jaime de Armiñan 1971 : Es usted mi padre ? d’Antonio Gimenez Rico 1972 : La Furia del Hombre Lobe de José Maria Zabalza Filmographie de Mark STEVENS | |
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