| Maureen STAPLETON | ||
| Actrice américaine | ||
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Extraordinaire interprète de Tennessee Williams et Arthur Miller sur scène, Maureen Stapleton a su composer des personnages hors normes au cinéma,, au théâtre et à la télévision remportant un Oscar pour Reds de Warren Beatty, un Golden Globe, un Emmy Award et deux Tony Awards. Malgré cette carrière tardive et éclatante, elle n’a pas connu la reconnaissance qu’aurait mérité son immense talent. Lois Maureen Stapleton est née le 21 juin 1925 à New York. Fille de John P. Stapleton, alcoolique irlandais et d’Irene Walsh, elle est élevée dans la religion catholique. Ses parents se séparent pendant son enfance et la jeune Maureen quitte le domicile familial à 18 ans pour alller tenter sa chance comme comédienne. Elle exerce les métiers les plus incongrus comme vendeuse, commis d’hôtel ou mannequin notamment pour Raphael Soyer pour payer ses factures et ses cours. Une grande dame de la scène new-yorkaise Maureen Stapleton fait ses débuts à Broadway dans Playboy du monde occidental auprès de Burgess Meredith en 1946. Elle devient une remarquable Iras dans Antoine et Cléopâtre de Shakespeare. Elle remporte un Tony Award pour le rôle de Sarafina Delle Rose dans La Rose tatouée de Tennessee Williams. Elle se produit également dans Orpheus Descending de Tennessee Williams. Pour ces deux rôles, elle est remplacée par Anna Magnani qui a le double de son âge et un anglais plus approximatif dans les adaptations cinématographiques, gagnant un Oscar pour La Rose tatouée. Elle enchaîne les prestations scéniques spectaculaires dans The Cold Wind and the Warm, de S.N. Behrman, Le Tumulte de Lillian Hellman, Chambre 719 de Neil Simon, The Gingerbread Lady toujours de Simon pour lequel elle remporte son deuxième Tony Awards, Les petits Renards face à Elizabeth Taylor et en remplacement de Jessica Tandy dans The Gin Game de Donald I. Coburn. De grands seconds rôles et un Oscar Maureen Stapleton a plus de trente ans quand elle fait sa première apparition au cinéma dans Cœur à la dérive face à Montgomery, rôle pour lequel elle est nominée aux Oscars. Très appréciée de Sidney Lumet, elle tourne un second rôle dans l’adaptation d’Orpheus Descending, L’Homme à la peau de serpent auprès de son ami Marlon Brando et Vu du Pont tiré de la pièce d’Arthur Miller avec Raf Vallone dans son rôle-phare. Elle campe Mama Mae Peterson dans l’adaptation de Bye Bye Birdy auprès de Janet Leigh, Dick Van Dyke et Ann-Margret et reprend d’autres succès théâtraux comme Trilogy de Frank Perry d'après Truman Capote ou Chambre 719 d’Arthur Hiller avec Walter Matthau. Elle obtient le Golden Globe du meilleur second rôle féminin pour Airport de George Seaton, est à nouveau nominée pour Intérieurs de Woody Allen à l’ambiance très bergmanienne et décroche enfin l’Oscar pour Reds de Warren Beatty où elle interprète l’anarchiste Emma Goldman. Une actrice solide de télévision Ne négligeant pas le petit écran, Maureen Stapleton est nominée six fois aux Emmy Awards pour Les Fous du Roi de Sidney Lumet, Reine d’un Soir de Sam O’Steen, The Gathering de Randal Kleiser, Un privé nommé Stryker de Christopher Crowe, Miss Rose White de Joseph Sargent et Les Contes d’Avonlea d’Harvey Frost. Elle finit par le remporter pour sa performance dans Trilogy, Among the Paths of Eden de Frank Perry. Elle incarne Mama Pollitt, la femme de Laurence Olivier dans La Chatte sur un toit brûlant. Au cinéma, elle se voit surtout confier des femmes dépenaillées et tourmentées, des caractérielles et des dépressives. On la voit ainsi dans La Brûlure de Mike Nichols, Sweet Lorraine de Steve Gomer, Bienvenue au Paradis d’Alan Rudolph, La Mère idéale de Tia Brelis avec Sissy Spacek ou Addicted to Love de Griffin Dunn. Abusant de stimulants, elle doit subir des cures de désintoxication. Elle raconte ses années de galère avec une grande honnêteté dans ses mémoires. Mariée à l’homme d’affaires Max Allentuck de 1949 à 1959, elle a deux enfants, Daniel réalisateur de documentaires et Katherine, présente dans Un Été 42. Elle se remarie en 1963 avec le scénariste David Rayfiel mais le couple se sépare trois ans plus tard. Elle connaît une reprise de sa reconnaissance publique avec Cocoon et Cocoon le retour où elle intègre un groupe de joyeux retraités emmenés par Don Ameche. Souffrant d'anxiété et d'alcoolisme pendant de nombreuses années et grosse fumeuse depuis toujours, Maureen Stapleton meurt d’une maladie pulmonaire obstructive chronique le 15 mars 2006 à son domicile de Lenox dans le Massachusetts. Elle avait 80 ans. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Marlon Brando |
1958 : Cœurs à la dérive (Lonelyhearts) de Vincent J. Donehue 1959 : L'Homme à la peau de serpent (The Fugitive Kind) de Sidney Lumet 1962 : Vu du pont (A View from the Bridge) de Sidney Lumet 1963 : Bye Bye Birdie (Bye Bye Birdie) de George Sidney 1969 : Trilogy (Truman Capote’s Trilogy) de Frank Perry 1970 : Airport (Airport) de George Seaton 1971 : Chambre 719 (Plaza Suite) d’Arthur Hiller 1978 : Intérieurs (Interiors) de Woody Allen 1979 : L'Amour sur béquilles (Lost and Found) de Melvin Frank 1979 : Le Coureur trébuche (The Runner Stumbles) de Stanley Kramer 1981 : On the Right Track de Lee Philips 1981 : Fanatique (The Fan) d’Edward Bianchi 1981 : Reds (Reds) de Warren Beatty 1984 : Johnny le dangereux (Johnny Dangerously) d’Amy Heckerling 1985 : Cocoon (Cocoon) de Ron Howard 1986 : Une baraque à tout casser (The Money Pit) de Richard Benjamin 1986 : La Brûlure (Heartburn) de Mike Nichols 1987 : Sweet Lorraine de Steve Gomer 1987 : Cinglée (Nuts) de Martin Ritt 1987 : Bienvenue au Paradis (Made in Heaven) d'Alan Rudolph 1988 : Cocoon, le retour (Cocoon, the Return) de Daniel Petrie 1988 : Doin' Time on Planet Earth de Charles Matthau 1992 : Un faire-part à part (Passed Away) de Charlie Peters 1994 : The Last Good Time de Bob Balaban 1994 : La Mère idéale (Trading Mom) de Tia Brelis 1997 : Addicted to Love (Forlorn) de Griffin Dunne 1998 : Wilbur Falls (Dead Silenced) de Juliane Glantz 2003 : Living and Dining de Doug Stone Télévision : 1953 : L’Accident (The Accident) de Vincent J. Donehue 1954 : La Mère (The Mother) de Delbert Mann 1954 : An American Lyric de Robert E. Carson 1955 : O, Lonely Moon de Bryan MacMahon 1955 : Gallant Lady de Joel O’Brien 1955 : Incident en Juillet (Incident in July) de Jack Smight 1955 : Minding our Own Business de William Corrigan 1956 : HR 8438, the Story of a Lost Boy de William Corrigan 1956 : No Licence to Kill d’Herbert Hirschman 1956 : Rachel (Rachel) de William H. Brown Jr 1958 : Les Fous du roi (All the King's Men) de Sidney Lumet 1959 : Pour qui sonne le Glas (For whom the Bell tolls) de John Frankenheimer 1966 : Save me a Place at Forest Lawn de Glenn Jordan 1967 : Among the Paths to Eden de Frank Perry 1969 : Mirror, Mirror off the Wall de Fielder Cook 1974 : Tell Me Where It Hurts de Paul Bogart 1975 : Reine d’un Soir (Queen of the Stardust Ballroom) de Sam O’Steen 1976 : La Chatte sur un toit brûlant (Cat on a Hot Tin Roof) de Robert Moore 1977 : The Gathering de Randal Kleiser 1977 : There's Always Room de Robert Moore 1979 : Letters from Frank d’Edward Parone 1979 : The Gathering, part II de Charles S. Dubin 1982 : The Electric Grandmother de Noel Black 1982 : Gloria ou la Course au Bonheur (Little Gloria... Happy at Last) de Waris Hussein 1983 : Alice au pays des Merveilles (Alice in Wonderland) de Kirk Browning 1984 : Voyage sentimental (Sentimental Journey) de William Cosel & James Goldstone 1984 : Secrets de Famille (Family Secrets) de Jack Hofsiss 1985 : Confessions privées (Private Sessions) de Michael Pressman 1988 : Les Thorns (The Thorns) de Peter Bonerz 1988 : Un Privé nommé Stryker (B.L. Stryker) de Christopher Crowe & Tony Wharmby 1988 : Liberace: Behind the Music de David Greene 1992 : Dernier souhait, dernier soupir (Last Wish) de Jeff Bleckner 1992 : Miss Rose White (Miss Rose White) de Joseph Sargent 1995 : Les Contes d'Avonlea (Road to Avonlea) d’Harvey Frost Filmographie de Maureen STAPLETON | |
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