| Sylvester STALLONE | ||
| Acteur et réalisateur américain | ||
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Sylvester Stallone est devenu le symbole du monsieur muscle patriote et un peu abruti, un peu avant Arnold Schwarzeneger son grand rival. Mais au-delà de la critique, Sly comme le surnomme ses amis a su concilier les codes du film d’action avec un jeu désabusé qui semble issu tout droit de l’Actor’s Studio. Sylvester Stallone est né le 6 juillet 1946 à New York. Son père, né à Gioia del Colle en Italie dans la province de Bari, dans les Pouilles, émigre avec ses parents aux États-Unis dans les années 1930. Sa mère, Jackie, d’origine ukrainienne et française est née à Washington. Sylvester étudie l’art dramatique à Miami. De retour à New York, il apparaît dans plusieurs pièces off-Broadway. Ses premiers pas au cinéma sont des rôles très mineurs. Durant une période de chômage, il se retrouve brièvement sans domicile fixe et tourne, un film érotique, The Party at Kitty and Stud’s. Le film ressort plusieurs années plus tard, après le triomphe de Rocky sous le titre L’Étalon italien (Stallone signifiant étalon en italien). La majeure partie de ses autres rôles le cantonnent dans des apparitions brèves de loubard, comme dans Bananas, Adieu ma jolie ou Kojak pour la télévision. Rocky et Rambo C’est pendant ces années que Stallone écrit le scénario de Rocky, l’histoire d’un boxeur minable qui se voit offrir la chance de sa vie le jour où le champion du monde de boxe lui propose de l’affronter sur le ring. Son histoire est inspirée d’un combat de boxe entre le grand Mohamed Ali et un boxeur inconnu, Chuck Wepner. Contre toute attente, ce dernier résista et donna une réplique acharnée au grand champion. Couronnée par un Oscar du meilleur film, la performance de Stallone est saluée et sa carrière lancée. Il retrouvera le personnage de Rocky Balboa à cinq reprises. La série des Rocky présente un parallèle troublant entre la carrière de l’acteur et du boxeur qui s’embourgeoisent tous deux au fil des ans. Il cherche à se diversifier en acceptant des films d’auteur comme F.I.S.T. de Norman Jewison, À nous la Victoire de John Huston et Les Faucons de la Nuit de Bruce Malmuth. C’est dans cette optique qu’il incarne son deuxième grand rôle à l’écran, John Rambo dans Rambo de Ted Kotcheff. Il est un vétéran du Viêt Nam sans domicile fixe qui est pris en grippe par un shérif de province qui ne veut pas voir déambuler dans sa ville le symbole d’une Amérique qui a perdu. Si Rocky représente le rêve américain, Rambo incarne la revanche d’une Amérique bafouée. Ces deux personnages vont accompagner les années Reagan. La traversée du désert Sylvester Stallone est brocardé pour son esprit ultra-nationaliste et s’approprie les pires travers de l’Amérique avec la marionnette de Monsieur Sylvestre aux Guignols. Son association avec la production Cannon de Menahem Golan, ainsi que ses films de plus en plus médiocres comme Tango et Cash, Haute Sécurité, Cobra et ses sequals de Rambo et Rocky vont préciper l’acteur vers sa chute. Il tente bien de changer de registre en abordant la comédie dans L’Embrouille est dans le sac inspiré d'Oscar et Arrête ou ma mère va tirer ! mais si cela réussit assez bien à Schwarzie, c’est une catastrophe pour Sly. Ayant retenu la leçon de ses échecs, il décide alors de revenir au cinéma d’action, avec des fortunes diverses : il joue ainsi dans des films comme Cliffhanger de Renny Harlin, Demolition Man de Marco Brambilla et L’Expert avec Sharon Stone qui sont de vrais succès, alors que Judge Dredd, Assassins ou encore Daylight sont de nouvelles déceptions au box-office américain. Mais ses films continuent à remporter un certain succès à l’étranger. Il démontre avec Copland de James Mangold qu’on peut encore compter sur lui. Il y incarne le shérif Freddy Heflin, fatigué et bedonnant, d’une petite ville de policiers tenue par la mafia. Il prend 20 kilos pour ce rôle et étonne de nombreux observateurs. Stallone prouve en effet qu’il n’est pas un simple paquet de muscles, mais un véritable acteur. Mais le grand public, déçu de le découvrir en homme faible ne suit pas et cette expérience restera sans suite. Il enchaîne les échecs commerciaux avec Driven, Get Carter, D-Tox, ou Les Maîtres du jeu, des films trop prévisibles et réalisés sans talent par des tâcherons. Le retour des héros Après de longues années passées à essayer de convaincre les producteurs, Stallone revient sur le devant de la scène en 2006, avec le sixième volet de Rocky. Le projet semble fou, car pour beaucoup, Stallone est trop vieux pour incarner le rôle du boxeur et l’acteur n’échappe pas aux railleries. Rocky Balboa, axé sur la nostalgie et le retour aux valeurs du tout premier épisode permet finalement à Stallone de renouer avec le succès critique et les premières places du box office. Après le retour bien accueilli de Rocky, Stallone tente la résurrection de l’autre rôle de sa vie, John Rambo. D’une violence inouïe, le film ne connaît pas le succès espéré. Il rebondit en regroupant dans Expendables tous les gros bras qui ont illustré ce type de cinéma méprisable mais tenace comme Jason Statham, Jet Li, Dolph Lundgren, Eric Roberts, Mickey Rourke et pour de courtes apparitions Arnold Schwarzenegger et Bruce Willis. Pendant les trois films, série en cours, le générique s’enrichit de grands noms comme Harrison Ford, Antonio Banderas, Wesley Snipes ou Mel Gibson. Vie privée De décembre 1974 à février 1985, Sylvester Stallone est marié avec Sasha Czack avec qui il aura deux fils, Sage Moonblood en 1976 et Seargeoh en 1979. Sage qui est acteur décède en juillet 2012 à l’âge de 36 ans. Seargeoh est autiste. De décembre 1985 à juillet 1987, il est marié avec sa partenaire de Cobra, l’actrice Brigitte Nielsen, adepte elle-aussi du culturisme. En mai 1997, il épouse l’ancien mannequin Jennifer Flavin. Ils ont trois filles ensemble, Sophia Rose en 1996, Sistine Rose en 1998 et Scarlet Rose en 2002. Malgré une demande de divorce en août 2022 après 25 ans de mariage, Jennifer et Sly vivent toujours ensemble. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec John Avildsen |
1970 : L'Étalon italien (The Party at Kitty and Stud's) de Morton Lewis 1970 : Lune de miel aux orties (Lovers and Other Strangers) de Cy Howard 1970 : Rebel (No Place to Hide, The Terrorists) de Robert Allen Schnitzer 1971 : Bananas (Bananas) de Woody Allen 1971 : Klute (Klute) d’Alan J. Pakula (non crédité) 1974 : Les Mains dans les poches (The Lords of Flatbush) de Martin Davidsen et Stephen Verona 1975 : Le Prisonnier de la Seconde Avenue (The Prisoner of Second Avenue) de Melvyn Frank 1975 : Capone (Capone) de Steve Carver 1975 : La Course à la mort de l’an 2000 (Death Race 2000) de Paul Bartel 1975 : Adieu ma jolie (Farewell, My Lovely) de Dick Richards 1976 : Cannonball ! (Cannonball !) de Paul Bartel (non crédité) 1976 : Rocky (Rocky) de John G. Avildsen 1978 : FIST (F.I.S.T.) de Norman Jewison 1978 : La Taverne de l'enfer (Paradise Alley) de Sylvester Stallone 1979 : Rocky 2 : La Revanche (Rocky II) de Sylvester Stallone 1980 : Les Faucons de la nuit (Nighthawks) de Bruce Malmuth 1981 : À nous la victoire (Escape to Victory) de John Huston 1982 : Rocky 3 : L'Œil du tigre (Rocky III: Eye of the Tiger) de Sylvester Stallone 1982 : Rambo (First Blood) de Ted Kotcheff 1984 : New York Cowboy (Rhinestone) de Bob Clark 1985 : Rambo 2 : La Mission (Rambo: First Blood Part II) de George Cosmatos 1985 : Rocky 4 (Rocky, part IV) de Sylvester Stallone 1986 : Cobra (Cobra) de George Pan Cosmatos 1987 : Le Bras de fer (Over the Top) de Menahem Golan 1988 : Rambo 3 (Rambo III) de Peter MacDonald 1989 : Haute Sécurité (Lock Up) de John Flynn 1989 : Tango et Cash (Tango and Cash) d’Andrei Konchalovsky et Albert Magnoli / Kurt Russell 1990 : Rocky 5 (Rocky, part V) de John G. Avildsen 1991 : L'embrouille est dans le sac (Oscar) de John Landis 1992 : Arrête ou ma mère va tirer ! (Stop! Or My Mom Will Shoot) de Roger Spottiswoode 1993 : Cliffhanger, Traque au sommet (Cliffhanger) de Renny Harlin 1993 : Demolition Man (Demolition Man) de Marco Brambilla 1994 : L'Expert (The Specialist) de Luis Llosa 1995 : Judge Dredd (Judge Dredd) de Danny Cannon 1995 : Assassins (Assassins) de Richard Donner 1996 : Daylight (Daylight) de Rob Cohen 1997 : An Alan Smithee Film (An Alan Smithee Film : Burn Hollywood Burn) d’Arthur Hiller 1997 : The Good Life (The Good Life) d’Alan Mehrez 1997 : Cop Land (Copland) de James Mangold 2000 : Get Carter (Get Carter) de Stephen T. Kay 2001 : Driven (Driven) de Renny Harlin 2001 : Compte à rebours mortel (Eye See You, D-Tox) de Jim Gillespie 2002 : Mafia Love (Avenging Angelo) de Martin Burke 2003 : Taxi 3 de Gérard Krawczyk (non crédité) 2003 : Les Maîtres du jeu (Shade) de Damian Nieman 2003 : Spy Kids 3 : Mission 3D (Spy Kids 3-D: Game Over) de Robert Rodríguez 2006 : Rocky Balboa (Rocky Balboa) de Sylvester Stallone 2008 : John Rambo (Rambo) de Sylvester Stallone 2009 : Kambakkht Ishq de Sabbir Khan 2010 : Expendables : Unité spéciale (The Expendables) de Sylvester Stallone 2011 : Zookeeper (Zookeeper) de Frank Coraci 2012 : Expendables 2 : Unité spéciale (The Expendables 2) de Simon West 2012 : Du plomb dans la tête (Bullet to the Head) de Walter Hill 2013 : Évasion (Escape Plan) de Mikael Håfström 2014 : Bad Luck (Reach me) de John Herzfeld 2014 : Match retour (Grudge Match) de Peter Segal 2014 : Expendables 3 (The Expendables 3) de Patrick Hughes 2015 : Creed (Creed) de Ryan Coogler 2017 : Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 (Guardians of the Galaxy Vol. 2) de James Gunn 2018 : Évasion 2, Le Labyrinthe d’Hadès (Escape Plan 2 Hades) de Steven C. Miller 2018 : Creed 2 (Creed II) de Steven Caple Jr. 2018 : Backtrace de Brian A. Miller 2019 : Évasion 3, The Extractors (Escape Plan The Extractors) de John Herzfeld 2019 : Rambo: Last Blood d’Adrian Grunberg 2022 : Le Samaritain (Samaritan) de Julius Avery 2023 : Les Gardiens de la Galaxie Vol. 3 (Guardians of the Galaxy Vol. 3) de James Gunn 2023 : Expendables 4 (The Expendables 4) de Scott Waugh 2024 : Armored de Justin Routt 2024 : Cliffhanger 2 de Jean-François Richet Filmographie de Sylvester STALLONE | |
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