| Jane RUSSELL | ||
| Actrice américaine | ||
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La légende veut que le producteur Howard Hughes, qui cherchait une interprète aux courbes généreuses, ait repéré Ernestine, son vrai prénom, chez son dentiste, où elle travaillait comme réceptionniste, pour en faire l’héroïne du Banni en 1943. Mais cette fille de militaire n’en était pas moins une artiste accomplie. Enfant de la balle, elle avait rejoint une troupe ambulante, pris des cours de danse, de piano et de théâtre et posé pour des magazines de mode. Ernestine Jane Geraldine Russell voit le jour à Bemidji, petite ville du Minnesota, le 21 juin 1921. Fille d’une ancienne actrice de théâtre, modèle pour photographes, Jane Russell s’essaye à l’art dramatique à la fin des années 1930. Elle arrête ses études de styliste à l’université Van Nuys de Californie pour s’inscrire aux cours de Maria Oupenskaya. La pin-up d'Howard Hughes Lors de séances photos pour une campagne publicitaire, elle est repérée par l’impressario Lewis Green. Howard Hugues décide de mettre en avant sa poitrine avantageuse dans son film Le Banni. Le fantasque producteur reprendra la réalisation de ce western après l’abandon d’Howard Hawks. Le film, dans lequel l’actrice tient un rôle secondaire, est aussitôt interdit. Quatre ans plus tard, le public découvre la femme provocante, ses seins obus, ses cuisses fuselées et ses yeux de braise qui transpercent l’écran. C’est aussitôt le scandale. La censure s’étend sur sa peau dénudée et le film ne sortira qu’en 1946. « Tout ça pour un décolleté! Aujourd’hui, ils en font dans le dos », plaisantera-t-elle, plus tard. Jane Russell se hisse au rang de vedette, sans jamais avoir été vue dans un film, Le Banni ne sortira en France qu’en 1948. Des brunes plantureuses Sa carrière lancée, Jane Russell collectionne les rôles à succès dans des comédies burlesques et des films d’aventures exotiques. Elle donne la réplique à Frank Sinatra dans Une Veine de…, Robert Mitchum dans Fini de Rire de John Farrow et Le Paradis des mauvais Garçons de Josef von Sternberg, Victor Mature dans Scandale à Las Vegas, Bob Hope dans Le Fils du Visage pâle de Norman Z. McLeod, Gilbert Roland dans French Line de Lloyd Bacon ou Richard Egan dans La Vénus des Mers chaudes de John Sturges. Comédienne agréable et excellente danseuse, elle est engagée pour des rôles moins stéréotypés. Dans la comédie musicale Les hommes préfèrent les blondes d’Howard Hawks, elle forme un tandem inoubliable avec Marilyn Monroe. Marilyn est la blonde ingénue, attirée par les diamants, Jane est la brune à la répartie cinglante, éblouie par les muscles. Tout au long des années cinquante, elle tourne avec de grands metteurs en scène comme Raoul Walsh pour Les Implacables ou Bungalow pour Femmes, Nicholas Ray dans L’Ardente Gitane. Mais ces femmes voluptueuses et factices finissent par lasser le public. Retour sur scène Jane Russell met fin à sa carrière en 1957 après Kidnapping en dentelles, un énième comédie poussive de Norman Taurog. Elle revient au milieu des années soixante dans des westerns de séries B, Toute la Ville est coupable, La Loi des Hors-la-loi ou Le Credo de la Violence en éternelle pulpeuse patronne de saloon. Elle reprend son travail de chanteuse en se produisant dans plusieurs cabarets et des scènes de music-hall à travers le monde entier. Elle fonde l’association WAIF destinée à trouver des parents adoptifs pour des orphelins. Contrairement aux extravagantes sirènes d’Hollywood, Jane Russell a une vie conjugale plutôt réservée et stable. Elle s’est mariée au joueur de football Bob Waterfield en 1943. Elle adopte trois enfants, Tracy, Thomas et Robert mais divorce en septembre 1968. Son deuxième époux Roger Barrett décède d’une crise cardiaque deux mois après leur union. En 1974, elle épouse le courtier immobilier John Calvin Peoples avec qui elle s’installe à Sedona dans l’Arizona et dirige la discothèque Dude où Jane reprend ses numéros de cabaret. Passant la majorité de leur vie conjugale à Santa Maria en Californie, Peoples la laisse veuve le 9 avril 1999. Alcoolique repentie, elle se définit à près de 80 ans comme « une fanatique chrétienne abstinente, mesquine, de droite, étroite d'esprit et conservatrice, mais pas raciste. » Jane Russell est décédée à Santa Maria d’insuffisance respiratoire le 28 février 2011 à l'âge de 89 ans. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Raoul Walsh |
1943 : Le Banni (The Outlaw) d'Howard Hughes 1946 : L'Esclave du souvenir (Young Widow) d'Edwin L. Marin 1948 : Le Visage pâle (The Paleface) de Norman Z. McLeod 1951 : Fini de rire (His Kind of Woman) de John Farrow 1951 : Une veine de... (Double Dynamite) d'Irving Cummings 1952 : Scandale à Las Vegas (The Las Vegas Story) de Robert Stevenson 1952 : Le Paradis des mauvais garçons (Macao) de Josef von Sternberg 1952 : Le Fils de visage pâle (Son of Paleface) de Frank Tashlin 1952 : La Femme aux revolvers (Montana Belle) d'Allan Dwan 1952 : En route vers Bali (Road to Bali) d'Hal Walker 1953 : Les Hommes préfèrent les blondes (Gentlemen Prefer Blondes) d'Howard Hawks 1953 : French Line (The French Line) de Lloyd Bacon 1955 : La Vénus des mers chaudes (Underwater !) de John Sturges 1955 : La Muraille d'or (Foxfire) de Joseph Pevney 1955 : Les Hommes épousent les brunes (Gentlemen Marry Brunettes) de Richard Sale 1955 : Les Implacables (The Tall Men) de Raoul Walsh 1956 : L'Ardente Gitane (Hot Blood) de Nicholas Ray 1956 : Bungalow pour femmes (The Revolt of Mamie Stover) de Raoul Walsh 1957 : Kidnapping en dentelles (The Fuzzy Pink Nightgown) de Norman Taurog 1964 : Le Crash mystérieux (Fate is the Hunter) de Ralph Nelson 1966 : La Loi des hors-la-loi (Waco) de R. G. Springsteen 1966 : Toute la ville est coupable (Johnny Reno) de R. G. Springsteen 1967 : Le Credo de la violence (The Born Losers) de T. C. Frank 1969 : Cauliflower Cupids ou The Godfather and the Lady de Peter Savage & Jerome Shaw 1970 : La Loi du talion (Darker than Amber) de Robert Clouse Filmographie de Jane RUSSELL | |
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