| Gail PATRICK | ||
| Actrice américaine | ||
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Gail Patrick a longtemps été considérée comme une femme mauvaise en raison de la punaise vindicative dans Mon Homme Godfrey. Pourtant tout au long de ses 60 longs métrages entre 1932 et 1948 elle a multiplié les facettes au point de devenir presque L’épouse favorite pour Cary Grant. Gail Patrick est née Margaret LaVelle Fitzpatrick le 20 Juin 1911, à Birmingham en Alabama. Ses parents étaient Lawrence C. Fitzpatrick, un pompier municipal, et LaVelle Fitzpatrick. Une femme de tête Après des études au Howard College, elle fait deux années d’études de droit à l’Université de l’Alabama et rêve d’une carrière politique comme gouverneur de l’Etat. En 1932, elle participe à un concours de reine de beauté pour la Paramount Pictures et gagne un billet de train à Hollywood pour elle et son frère. Même si elle ne remporte pas le concours, elle décroche un contrat et fait de la figuration. Son contrat prévoit qu’en dehors de ses rôles, elle doit préparer des gateaux pour l’équipe de tournage. À ses débuts à Hollywood, les studios de cinéma veulent faire d’elle une femme sexy et malicieuse. Il remodèle sa chevelure, lui apprennent ce qu’il faut dire et faire et on la prend en photo sous toutes les coutures pour améliorer sa photogénie. Gail Patrick avoue avoir tellement peur de la caméra qu’elle ne verra aucun de ses films. La redoutable rivale Gail Patrick commence à décrocher des rôles en vedette comme pour Le Roi d’Alcatraz mais elle est le plus souvent cantonné dans des rôles de redoutable rivale de l’actrice principale comme la sœur gâtée de Carole Lombard Mon Homme Godfrey, la rivale de Ginger Rogers dans Pension d’Artiste, la concurrente sophistiquée d’Anna May Wong dans Dangerous to Know, la tentatrice de William Powell dans Folie Douce contre Myrna Loy ou la seconde épouse de Cary Grant dans Mon épouse favorite face à Irene Dunne. On raconte qu’elle a participé à l’écriture d’une fameuse scène de tribunal pour aider Leo McCarey. Le 17 décembre 1936, Gail épouse le restaurateur Robert H. Cobb, propriétaire de la Brown Derby où viennent se restaurer l’équipe de baseball d'Hollywood. Elle est surnommée Ma Patrick, étant une fan ardente de baseball. À la surprise générale, les Cobb se séparent en octobre 1940 et divorce en novembre de l’année suivante. La retraite à 37 ans Pendant la seconde Seconde Guerre mondiale, elle fait des tournées au Canada. Elle rencontre le lieutenant Arnold Dean White, pilote dans l’US Navy Air et l’épouse le 11 juillet 1944. En juin 1945, elle donnent naissance à des jumeaux qui meurent prématurément. Elle se découvre un diabète et devra prendre de l’insuline le reste de sa vie. Les White divorcent en mars 1946. En juillet 1947, Gail Patrick épouse son troisième mari, Thomas Cornwell Jackson, chef de bureau d’une agence de publicité de Los Angeles. Le couple adopte une fille en 1952 et un garçon en 1954. S’éloignant des studios, elle crée une entreprise de couture pour la conception de vêtements pour enfants. Elle prend une retraite définitive du cinéma en 1948. Une puissante productrice Finalement, Gail Patrick se reconvertit dans la production télévisuelle, ce qui en fait une pionnière en devenant la productrice principale de Perry Mason. Elle va s’affirmer au fil des années comme une femme d’affaires redoutable, exerçant des hautes fonctions diverses dans des sociétés comme Paisano Productions ou des associations caritatives. Elle divorce de Thomas Jackson en 1969 mais restent associés dans la production Paisano. En 1974, elle convole avec son quatrième mari, John E. Velde Jr. Gail Patrick est morte de leucémie le 6 juillet 1980 à l’âge de 69 ans, à son domicile de Hollywood. Elle avait été traitée pour la maladie pendant quatre ans mais a gardé son traitement secret. Ses cendres sont dispersées en mer au large de Santa Monica. Malgré l’ingratitude de certaines de ses prestations, elle conserve tout au long de sa carrière un grand respect de la profession et une grande popularité. La spécialiste du cinéma Maria Di Battista loue sa combinaison parfaite de distinction et de malice, ainsi que ses dons comiques et son refus de jouer des femmes sympathiques. Et de conclure : « Gail Patrick excelle dans un registre de femmes ineptes ou égoïstes. C’est la brune idéale ». FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Thomas C. Jackson |
1932 : Si j'avais un million (If I had a Million) d'A. Edward Sutherland 1933 : Murders in the Zoo d’A. Edward Sutherland 1933 : The Phantom Broadcast de Phil Rosen 1933 : Cradle Song de Mitchell Leisen 1933 : To the Last Man d’Henry Hathaway 1933 : Gambling Ship de Louis Gasnier 1934 : Rythmes d’amour (Murder at the Vanities) de Mitchell Leisen 1934 : Take the Stand de Phil Rosen 1934 : Wagon Wheels de Charles Barton 1934 : La mort prend des vacances (Death takes a Holiday) de Mitchell Leisen 1935 : La Dernière Rumba (Rumba) de Marion Gering 1935 : La Femme de sa vie (No more Ladies) de George Cukor et Edward H. Griffith 1935 : Mississippi de Wesley Ruggles et A. Edward Sutherland 1935 : Doubting Thomas de David Butler 1935 : Smart Girl d’Aubrey Scotto 1935 : Symphonie burlesque (The Big Broadcast of 1936) de Norman Taurog 1935 : Two-Fisted de James Cruze 1935 : The Lone Wolf Returns de Roy William Neill 1936 : Mon homme Godfrey (My Man Godfrey) de Gregory La Cava 1936 : Le Mystère de Mason Park (Two in the Dark) de Benjamin Stoloff 1936 : The Preview Murder Mystery de Robert Florey 1936 : Vingt-cinq ansde fiançailles (Early to Bed), de Norman Z. McLeod 1936 : Murder with Pictures de Charles Barton 1936 : White Hunter d’Irving Cummings 1937 : Deux femmes (John Meade's Woman) de Richard Wallace 1937 : Pensiond’artistes (Stage Door) de Gregory La Cava 1937 : Her Husband Lies d’Edward Ludwig 1937 : Artistes et Modèles (Artists & Models) de Raoul Walsh 1938 : Dangerous to know de Robert Florey 1938 : Femmes délaissées (Wives Under Suspicion) de James Whale 1938 : L'Évadé d’Alcatraz (King of Alcatraz) de Robert Florey 1938 : Délicieuse (Mad About Music) de Norman Taurog 1939 : Disbarred de Robert Florey 1939 : Man of Conquest de George Nichols Jr. 1939 : Le Secret du grand Jury (Grand Jury Secrets) de James Patrick Hogan 1939 : Reno (Reno) de John Farrow 1940 : Gallant Sons de George B. Seitz 1940 : Le docteur se marie (The Doctor takes a Wife) d’Alexander Hall 1940 : Mon épouse favorite (My Favorite Wife) de Garson Kanin 1941 : Folie Douce (Love Crazy) de Jack Conway 1942 : Six destins (Tales of Manhattan) de Julien Duvivier 1942 : Danse autour de la vie (We were dancing) de Robert Z. Leonard 1942 : Quiet Please, Murder de John Larkin 1943 : Hit Parade of 1943 d’Albert S. Rogell 1944 : Up in Mabel's Room d’Allan Dwan 1945 : Twice blessed d’Harry Beaumont 1945 : Brewster's Millions d’Allan Dwan 1946 : Le Secretde la madonne (The Madonna's Secret) de Wilhelm Thiele 1946 : Claudia and David de Walter Lang 1946 : Rendezvous with Annie d’Allan Dwan 1946 : Plainsman and the Lady de Joseph Kane 1947 : Calendar Girl d’Allan Dwan 1947 : King of the Wild Horses de George Archainbaud 1948 : The Inside Story d’Allan Dwan Filmographie de Gail PATRICK | |
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