Eleanor PARKER | ||
Actrice américaine | ||
Dans les studios, on prétendait qu’Eleanor Parker n’avait pas deux fois le même visage. Un jour qu’elle pénétrait dans le restaurant de la MGM, Spencer Tracy s’était exclamé « Mais qui est cette merveilleuse créature ? Sans doute une importation nordique ? » Il n’avait pas reconnu celle avec qui il s’était entretenu pendant près d’une heure à une récente réception. Cette propension à changer d’apparence fut sa force et sa faiblesse. On pouvait confier n’importe quel rôle à Eleanor Parker sachant qu’elle s’en acquitterait avec grâce et talent mais sa présence n’était pas immédiatement identifiable auprès du public. Eleanor Jean Parker voit le jour à Cedarville dans l’Ohio, le 26 juin 1922. Fille de Lester Day Parker et de Lola Isett, sa famille déménage à East Cleveland dans l’Ohio où elle obtient un diplôme de la Shaw High School et participe à des pièces de théâtre scolaire. Alors qu’elle est serveuse, elle est repérée par des agents de la Fox mais refuse le bout d’essai pour ne pas interrompre ses études. Elle est finalement engagée par le studio Warner où elle obtient un petit rôle dans La Charge fantastique mais ses scènes sont coupées au montage. Elle apparaît pour la première fois en infirmière dans le court métrage de propagande Soldiers in White de B. Reeves Eason. Des femmes belles et volontaires Discrète et disponible, la jeune Eleanor s'impose progressivement à la Warner avec Mission à Moscou de Michael Curtiz et surtout dans L'Orgueil des marines de Delmer Daves au côté de John Garfield. Elle est considérée à tout juste vingt ans comme une des plus belles femmes de la planète. Juste après la guerre, elle tourne Ne dites jamais adieu avec Clark Gable et Escape me never avec Errol Flynn mais ses deux productions ne recueillent pas l’audience escomptée. La jeune actrice impose son tempérament dramatique et fait sensation en 1950 dans Femmes en Cage de John Cromwell, qui lui vaut un prix d'interprétation à Venise en 1950 et la première de ses trois nominations à l'Oscar. Elle oscille entre polars et drames, jouant la femme de Kirk Douglas dans Histoire de Détective de William Wyler, incarnant la cantatrice Marjorie Lawrence dans Mélodie interrompue où teinte en brune elle compose une très crédible Carmen et endosse des femmes fortes et passionnées dans L’Emprise d’après W. Somerset Maugham auprès de Paul Henreid, Le grand Secret auprès de Robert Taylor, pilote de l’Enola Gay, Secret de Femmes avec Patricia Neal et Ruth Roman, L’Homme aux bras d’or en femme tétraplégique d’un toxicomane joué par Frank Sinatra. D'énergiques aventurières Au sommet de sa beauté et de sa gloire, Eleanor ne dédaigne pas des genres commerciaux comme le film de cape et d’épée Scaramouche où elle rivalise avec Janet Leigh les faveurs du comédien Stewart Granger, le western avec Fort Bravo de John Sturges face à William Holden ou L'Aventure fantastique avec Robert Taylor où sa doublure française a un sémillant accent méridional, l'aventure exotique avec Quand la marabunta gronde où elle est attaquée auprès de Charlton Heston par des fourmis géantes au Brésil ou La Vallée des Rois avec Taylor en Égypte. Des films à gros budget bourré d’humour et d’action. Très active, elle tourne avec Raoul Walsh dans le spectaculaire et humoristique Le Roi et Quatre Reines avec Clark Gable, avec Frank Capra dans Un trou dans la tête et Vincente Minnelli dans le drame Celui par qui le scandale arrive doù elle joue la femme de Robert Mitchum. Fin de carrière à la télévision Dans les années soixante, on retrouve Eleanor Parker dans Les lauriers sont coupés de José Ferrer, suiite de Peyton Place, Madison Avenue avec Dana Andrews et incarne la baronne Elsa Schraeder dans La mélodie du bonheur de Robert Wise. Elle part en Italie donner la réplique à Vittorio Gassman dans L’Homme de la Ferrari de Dino Risi et fait un break après l’éprouvant Sursis pour une Nuit, assassinée par Stuart Whitman et La Nuit des Assassins de Buzz Kulik. Elle tourne essentiellement pour la télévision, apparaissant dans des séries comme Hawaï police d'État, Vegas, La croisière s'amuse ou L'Île fantastique et reprenant le rôle de Lana Turner dans Madame X. La star revient discrètement dix années plus tard dans Sunburn de Richard C. Sarafian qui réunit Farrah Fawcett et Joan Collins. Eleanor Parker a été mariée quatre fois avec Fred Losee de 1943 à 1944, avec Bert E. Friedlob de 1946 à 1953 avec qui il a eu trois enfants, avec le portraitiste Paul Clemens de 1954 à 1965 père de son fils. Elle connaît un bonheur stable auprès de Raymond Hirsch de 1966 à la mort de celui-ci en 2001. Pour lui, elle s’est convertie au judaïsme. Après sa carrière, elle vit retirée pendant plus de vingt ans à Palm Springs. Eleanor Parker s’éteint à son domicile de Palm Springs, le 9 décembre 2013 à l’âge de 91 ans. FILMOGRAPHIE : | ||
Avec Robert Mitchum |
1941 : La Charge fantastique (They died with their Boots on) de Raoul Walsh 1942 : Soldiers in White de B. Reeves Eason (cm) 1942 : Busses Roar de D. Ross Lederman 1942 : Le caïd (The Big Shot) de Lewis Seiler 1942 : Men of the Sky de B. Reeves Eason (cm) 1943 : The mysterious Doctor de Benjamin Stoloff 1943 : Mission à Moscou (Mission to Moscow) de Michael Curtiz 1944 : Entre deux Mondes (Between two Worlds) de Delmer Daves 1944 : Crime by night de William Clemens 1944 : The last Ride de D. Ross Lederman 1944 : Hollywood Canteen de Delmer Daves 1944 : The very Throught of you de Delmer Daves 1945 : La Nuit sans fin (Pride of the Marines) de Delmer Daves 1945 : Ne dites jamais adieu (Never say goodbye) de James V. Kern 1946 : L’Emprise (Of Human Bondage) de Edmund Goulding 1947 : Aventures à deux (The Voice of the Turtle) de Irving Rapper 1947 : Tu ne m’échapperas pas (Escape me never) de Peter Godfrey 1948 : Always Together de Frederick De Cordova 1948 : La femme en blanc (The Woman in White) de Peter Godfrey 1949 : Les Travailleurs du chapeau (It’s a great Feeling) de D Butler 1949 : Le Pilote du Diable (Chain Lighting) de Stuart Heisler 1950 : Femmes en cage (Caged) de John Cromwell 1950 : Secrets de Femmes (Three Secrets) de Robert Wise 1951 : Rudolph Valentino, le grand séducteur (Valentino as I knew him) de Lewis Allen 1951 : Je veux un millionnaire (A Millionaire for Christy) de George Marshall 1951 : Histoire de détectives (Detective story) de William Wyler 1952 : Scaramouche (Scaramouche) de George Sidney 1952 : Le grand Secret (Above and Beyond) de Melville Frank & Norman Panama 1953 : Fort Bravo (Escape from Fort Bravo) de John Sturges 1953 : Quand la Marabounta gronde (The Nacked Jungle) de Byron Haskin 1954 : La Vallée des Rois (Valley of the Kings) de Robert Pirosh 1954 : L’Aventure fantastique (Many Rivers to cross) de Roy Rowland 1955 : Mélodie interrompue (Interrupted Melody) de Curtis Bernhardt 1955 : L’Homme aux bras d’or (The Man with a golden Arm) de Otto Preminger 1956 : Le Roi et quatre Reines (The King and four Queens) de Raoul Walsh 1956 : Désirs secrets (Lizzie) d'Hugo Haas 1957 : La Passe dangereuse (The seventh Sin) de Ronald Neame 1958 : Un Trou dans la tête (A Hole in the Head) de Frank Capra 1959 : Celui par qui le Scandale arrive (Home from the Hill) de Vincente Minnelli 1960 : The Gambler, the Nun and the Radio de James B. Clark & Albert Marre (tv) 1960 : Les Lauriers sont coupés (Return to Peyton Place) de José Ferrer 1961 : Madison Avenue de H. Bruce Humberstone 1962 : Un Américain à Rome (Panic Button) de George Sherman 1963 : Why am I grown so cold ? de Byron Paul (tv) 1964 : Knight’s Gambit de Walter Grauman (tv) 1965 : La Mélodie du Bonheur (The Sound of Music) de Robert Wise 1966 : La Statue en Or massif (The Oscar) de Russell Rouse 1966 : Sursis pour une Nuit (An American Dream) de Robert Gist 1966 : L’Assassin est-il coupable ? (Warning Shot) de Buzz Kulik 1967 : L’Homme à la Ferrari (Il Tigre) de Dino Risi 1968 : Les Maîtres du Monde (How to steal the World) de Sutton Roley 1969 : Les Patins d’Argent (Hans Brinker) de Robert Scheerer (tv) 1969 : Les Griffes de la Peur (Eye of the Cat) de David Lowell Rich 1971 : Maybe I’ll come home in the Spring de Joseph Sargent (tv) 1971 : Opération Omega (Operation Omega) de Buzz Kulik (tv) 1972 : Réveillon en Famille (Home for the Holidays) de John Llewellyn Moxey (tv) 1973 : The Great American Beauty Contest de Robert Day (tv) 1975 : Devine qui vient dîner (Guess who’s coming to Dinner) de Stanley Kramer (tv) 1979 : Sunburn, Coup de Soleil (Sunburn) de Richard C. Sarafian 1979 : She’s dressed to kill de Gus Tikonis (tv) 1980 : Il était une fois un Espion (Once upon a Spy) d’Ivan Nagy (tv) 1981 : Madame X (Madame X) de Robert Ellis Miller (tv) 1991 : Échec et Meurtre (Dead on the Money) de Mark Cullingham (tv) Filmographie d'Eleanor PARKER | |
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