| Paul NEWMAN | ||
| Acteur et réalisateur américain | ||
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Star au beau regard bleu, Paul Newman était un équilibriste. Il a réussi le compromis entre le surjeu, sa vraie nature et la justesse avec une belle autorité. Sexe symbole des années 60, il a aligné les chefs-d’œuvre avec des personnages rebelles et s’est affirmé comme un grand réalisateur. Paul Leonard Newman nait le 26 janvier 1925 à Shaker Heights, près de Cleveland, le 26 janvier 1925, dans l'Ohio. Son père, d’origine juive est propriétaire d’un grand magasin d’articles de sport et sa mère Theresa, catholique élève ses deux fils, Arthur et Paul. Gamin, Paul travaille assez bien. C'est un des traits de son caractère d'avoir été apte à l'effort, qu'il soit intellectuel ou physique puisqu'il est un as dans la natation, tennis, base-ball, football et même patins à roulettes. Mais Paul a un oncle qui lui parle de sa passion pour le théâtre. Il débute à l'âge de douze ans dans le groupe théâtral de l'école primaire de Cleveland. Déjà à cette époque, il décide qu’il sera comédien s’il ne parvient pas à devenir un champion sportif. La méthode du Studio En 1943, il obtient son diplôme de fin d'études et désire s’engager dans l’armée mais il est réformé pour daltonisme. À défaut d’être pilote, il sera radio sur un porte-torpilles dans le Pacifique. Paul est démobilisé en avril 1946, rapportant paradoxalement une blessure au genou, faite accidentellement sur le navire. Il retrouve le magasin familial pour un temps... Son père Arthur décède en mai 1950, laissant l'établissement sans patron. Paul revend ses parts de la maison à Arthur et, le coeur léger, s'envole de nouveau vers ce qu'il aime le plus au monde : le théâtre. Il s'installe à New York avec sa femme Jackie White, épousée en 1949, leur fils Scott et bientôt Susan Kendall en 1953. Il exerce des petits boulots, étudie l’art dramatique à Yale et entre à l’Actor’s Studio au sein d’une promotion éclatante composée de Marlon Brando, James Dean, Rod Steiger, Geraldine Page, Julie Harris ou Eva-Marie Saint. Il débute à Broadway dans Picnic et tandis qu’il triomphe sur les planches, Jackie met au monde leur troisième enfant Stéphanie et il tourne son premier film Le Calice d’Argent qu’il qualifie de plus grand navet du siècle. Un pouvoir magnétique Paul Newman devient célèbre en incarnant le boxeur Rocky Graziano dans Marqué par la haine puis Billy the Kid dans Le Gaucher d’Arthur Penn, l’athlète homosexuel de La Chatte sur un toit brûlant que Richard Brooks adapte de Tenessee Williams avec Elizabeth Taylor. Il élabore son image de marque avec son détachement, son individualisme farouche, sa moue boudeuse de révolté et ses grands yeux clairs. Son jeu parfois excessif caractéristique de l’Actor’s Studio est contrebalancé par un génie du rythme et un charisme époustouflant qui se traduit sur scène dans Doux Oiseau de jeunesse, La Maison des Anges ou Baby want a Kiss. Il tombe sous le charme de Joanne Woodward dans Les Feux de l’Été de Martin Ritt, divorce de Jackie White en 1958 et épouse Joanne le 29 janvier 1958. Leur couple durera plus de cinquante ans agrandi par la naissance de trois filles, Nell, Melissa et Claire Olivia et les trois autres de leurs mariages précédents. Il cède le rôle principal d’Hemingway à Richard Beymer dans Doux Oiseau de Jeunesse pour incarner Chance Wayne et trouve son meilleur rôle dans L’Arnaqueur de Robert Rossen dans le rôle du joueur de billard Eddie Felson. Comédien commercial et réalisateur indépendant Les années soixante se partagent entre le policier Harper, le professeur Armstrong dans Le Rideau déchiré d’Alfred Hitchcock, l’associé de Robert Redford dans Butch Cassidy et le Kid et Hud Bannon dans Le plus sauvage d’entre tous de Martin Ritt. Il passe à la réalisation en 1970 avec Le Clan des Irréductibles. S’il privilégie le cinéma commercial avec Le Piège, L’Arnaque, La Tour infernale, La Toile d’Araignée ou La Castagne, ses réalisations s’inscrivent dans un cinéma indépendant et personnel. En 1984, L’Affrontement s’inspire de la mort par overdose de son fils Scott. Il obtient enfin l’Oscar pour La Couleur de l’Argent de Martin Scorsese où il reprend le rôle vieilli d’Eddie Felson. Il dirige sa femme dans Rachel, Rachel, De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites, The Shadow Box et La Ménagerie de verre. Un artiste engagé Démocrate engagé, Paul Newman prend part aux conférences pour le désarmement nucléaire, la lutte contre la drogue en créant, avec son épouse la Fondation Scott Newman et aux mouvements pour les droits civiques. Il consacre une part importante de ses loisirs à la compétition automobile, dont il reste l'un des coureurs les plus réputés des États-Unis. Il joue des seconds rôles marquants dans Les Maîtres de l’Ombre, Le grand Saut et Les Sentiers de la perdition. Après son Oscar, l'acteur déclare « Je fais des films, je joue, je suis époux et père pour une seule et unique raison : me sentir vivre ». Paul Newman décède le 26 Septembre 2008 à Westport dans le Connecticut d'un cancer du poumon à l’âge de 83 ans. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Joanne Woodward |
1954 : Le Calice d’argent (The Silver Chalice) de Victor Saville 1956 : Marqué par la haine (Somebody Up There Likes Me) de Robert Wise 1956 : Le Supplice des aveux (The Rack) d’Arnold Laven 1957 : Pour elle un seul homme (The Helen Morgan Story) de Michael Curtiz 1957 : Femmes coupables (Until They Sail) de Robert Wise 1958 : Les Feux de l'été (The Long, Hot Summer) de Martin Ritt 1958 : Le Gaucher (The Left Handed Gun) d’Arthur Penn 1958 : La Chatte sur un toit brûlant (Cat on a Hot Tin Roof) de Richard Brooks 1958 : La Brune brûlante (Rally 'Round the Flag, Boys!) de Leo McCarey 1959 : Ce monde à part (The Young Philadelphians) de Vincent Sherman 1960 : Du haut de la terrasse (From the Terrace) de Mark Robson 1960 : Exodus (Exodus) d’Otto Preminger 1961 : L'Arnaqueur (The Hustler) de Robert Rossen 1961 : Paris Blues (Paris Blues) de Martin Ritt 1962 : Doux Oiseau de jeunesse (Sweet Bird of Youth) de Richard Brooks 1962 : Aventures de jeunesse (Hemingway's Adventures of a Young Man) de Martin Ritt 1963 : Le Plus Sauvage d’entre tous (Hud) de Hud Bannon 1963 : La Fille à la casquette (A New Kind of Love) de Melville Shavelson 1963 : Pas de lauriers pour les tueurs (The Prize) de Mark Robson 1964 : Madame Croque-maris (What a Way to Go!) de J. Lee Thompson 1964 : L'Outrage (The Outrage) de Martin Ritt 1965 : Lady L. (Lady L.) de Peter Ustinov 1966 : Détective privé (Harper) de Jack Smight 1966 : Le Rideau déchiré (Torn Curtain) d’Alfred Hitchcock 1966 : Hombre (Hombre) de Martin Ritt 1967 : Luke la main froide (Cool Hand Luke) de Stuart Rosenberg 1967 : Évasion sur commande (The Secret War of Harry Frigg) de Martin Ritt 1968 : Virages (Winning) de James Goldstone 1969 : Butch Cassidy et le Kid (Butch Cassidy and the Sundance Kid) de George Roy Hill 1969 : WUSA (WUSA) de Stuart Rosenberg 1970 : Le Clan des irréductibles (Sometimes a Great Notion) de Paul Newman 1970 : Les Indésirables (Pocket Money) de Stuart Rosenberg 1972 : Juge et Hors-la-loi (The Life and Times of Judge Roy Bean) de John Huston 1972 : Le Piège (The Mackintosh Man) de John Huston 1973 : L'Arnaque (The Sting) de George Roy Hill 1973 : La Tour infernale (The Towering Inferno) de John Guillermin 1974 : La Toile d’araignée (The Drowning Pool) de Stuart Rosenberg 1975 : Buffalo Bill et les Indiens (Buffalo Bill and the Indians) de Robert Altman 1976 : La Dernière Folie de Mel Brooks (Silent Movie) de Mel Brooks 1976 : La Castagne (Slap Shot) de George Roy Hill 1977 : Quintet (Quintet) de Robert Altman 1979 : Le Jour de la fin du monde (When Time Ran Out) de James Goldstone 1980 : Le Policeman (Fort Apache, The Bronx) de Daniel Petrie 1981 : Absence de malice (Absence of Malice) de Sydney Pollack 1981 : Le Verdict (The Verdict) de Sidney Lumet 1982 : L'Affrontement (Harry & Son) de Paul Newman 1984 : La Couleur de l'argent (The Color of Money) de Martin Scorsese 1986 : Les Maîtres de l'ombre (Fat Man and Little Boy) de Roland Joffé 1989 : Blaze (Blaze) de Ron Shelton 1990 : Mr and Mrs Bridge (Mr. and Mrs. Bridge) de James Ivory 1994 : Le Grand Saut (The Hudsucker Proxy) de Joel Coen 1994 : Un homme presque parfait (Nobody's Fool) de Robert Benton 1998 : L'Heure magique (Twilight) d’Harry Ross 1999 : Une bouteille à la mer (Message in a Bottle) de Luis Mandoki 2000 : En toute complicité (Where the Money Is) de Marek Kanievska 2002 : Les Sentiers de la perdition (Road to Perdition) de Sam Mendes Filmographie de Paul NEWMAN | |
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