| Joel McCREA | ||
| Acteur américain | ||
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À Hollywood, il était de bon ton de dire : «Si tu ne peux pas te payer Gary Cooper ou John Wayne, prends Joel McCrea». Pourtant, ce grand gaillard a incarné l’ouest américain tout aussi bien que ces prestigieuses stars jusqu’au crépuscule de son genre de prédilection, le western. Joel McCrea voit le jour à South Pasadena en Californie le 5 novembre 1905. Son père, Thomas McCrea, d’origine écossaise est un dirigeant de la compagnie de la LA Gaz & Electric Company. Son itinéraire tout tracé l’amène à faire des études brillantes à l’université de Caroline du Sud. Mais la proximité de son habitation avec la cité du cinéma l’engage dans la voie de la comédie et de retour à Los Angeles, il apprend l’art dramatique au Pomona College. Jeune premier des années trente Joel McCrea commence sa carrière au cinéma comme figurant et cascadeur et cotoie Williams S. Hart et Tom Mix. Puis il trouve ses premiers vrais rôles avec le parlant en 1929 à la MGM. Sous contrat chez RKO Pictures dans les années 1930, il sait passer de la comédie et des films d’aventure aux rôles de jeune romantique avec une aisance remarquable. Pendant cette époque, on retiendra L’Oiseau de Paradis de King Vidor, qui provoque des polémiques en raison de scènes de nu avec Dolores del Rio, Quatre de l’aviation, un puissant film de guerre avec Richard Dix et surtout Les Chasses du comte Zaroff, chef-d’œuvre de l’épouvante, signé Ernest Schoedsack et Irving Pichel. De retour à la MGM, il se montre excellent dans la comédie de mœurs. Il donne à plusieurs reprises la réplique à Miriam Hopkins et à Barbara Stanwyck, mais il découvre la femme de sa vie en la personne de Frances Dee sur le tournage de Silver Cord, l’épouse en 1933. Elle restera sa compagne jusqu’à la fin de ses jours. Le couple tourne un des premiers westerns de McCrea, Une Nation en Marche de Frank Lloyd. Frances et Joel auront trois enfants, David, éleveur, Peter, promoteur immobilier et Jody acteur. Le héros de comédie Joel McCrea tourne deux films sous la direction de William Wyler, Ils étaient trois où il est bien accompagné par Miriam Hopkins et Merle Oberon et Rue sans issue, premier film en vedette de Bogart. Il obtient son plus gros succès avec Pacific Express de Cecil B. De Mille. Passé à la Paramount Pictures, McCrea atteint le sommet de sa carrière au début du début des années 1940. Il devient le héros de Correspondant 17 pour Alfred Hitchcock, incarne un très crédible Buffalo Bill pour William Wellman et devient un des acteurs favoris de Preston Sturges. Plus que Madame et ses flirts avec Claudette Colbert ou le romantique Great Moments, c’est au délirant Les Voyages de Sullivan, où il incarne un metteur en scène manipulé par Veronica Lake, qu’il va trouver le rôle de sa carrière. Dans le même style, il trouve un beau personnage à sa mesure dans Plus on est de fous de George Stevens aux côtés de Jean Arthur. Un géant de l’Ouest Après le succès du Traître du Texas (The Virginian) en 1946, Joel McCrea tourne presque exclusivement des westerns jusqu’à la fin de sa carrière, à l’exception de Shoot Rough, tourné pour la Columbia. Plus qu’une contrainte, c’est un choix délibéré. Il déclare dans une interview : «J’ai aimé faire des comédies, mais vieillissant, j’ai été mieux dans des westerns. Parce que je pense que je me suis toujours senti beaucoup plus à l’aise dans l’Ouest. La minute où j’ai été à cheval avec un chapeau et une paire de bottes, j’ai trouvé ce métier plus facile. Je n’avais plus l’impression d’être un acteur mais un gars du pays.» S’il tourne surtout des séries B, il assure à tout coup la recette. Parmi les films de cette période, on compte Les Chevaliers du Texas, Colorado Territory de Raoul Walsh, Le Convoi Maudit de Roy Rowland, Un Jeu risqué de Jacques Tourneur et Fort Massacre de Joseph Newman. En 1962, Peckinpah lui offre un rôle de cow-boy vieillissant dans Coups de feu dans la Sierra aux côtés de Randolph Scott, acteur qui rappelle McCrea, tant par les personnages qu’il a incarné dans les westerns que par la modestie qui émane de sa personne. Ce sera le dernier film notable de McCrea, qui termine sa carrière à la télévision donnant à l’occasion la réplique à son fils Jody. Il met définitivement un terme à sa carrière en 1976 avec le film Mustang Country. Un homme avisé En bon écossais et suivant les conseils de son ami Will Rogers, il s’est attaché à épargner la moitié de ses gains et peut ainsi jouir d’une retraite paisible dans son ranch, sur les collines de Ventura. Joel McCrea fait sa dernière apparition publique le 3 octobre 1990, à une collecte de fonds pour le candidat républicain Pete Wilson à Beverly Hills. Il meurt moins de trois semaines plus tard, le 20 octobre d’une pneumonie à Woodland Hills, en Californie, à l’âge de 84 ans. Sa femme Frances, après 57 ans de vie commune, s’éteindra en 2004 à l’âge de 95 ans. Au cours de sa longue carrière, McCrea a travaillé avec les plus grands cinéastes hollywoodiens, de Wyler à DeMille et Preston Sturges en passant par Hitchcock. Pour sa contribution à l’industrie cinématographique, Joel McCrea a une étoile sur Hollywood Boulevard. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Veronica Lake |
1927 : Son Fils avait raison (The Fair Co-ed) de Sam Wood 1927 : L’Ennemi (The Enemy) de Fred Niblo 1927 : Dead man’s Curve de Richard Rosson 1928 : The Five O'Clock Girl de Robert Z. Leonard 1929 : L’Âge du Jazz (The Jazz Age) de Lynn Shores 1929 : Lady Hamilton (The Divine Lady) de Frank Lloyd 1929 : Le Droit d’Aimer (The Single Standard) de John S. Robertson 1929 : So this is College de Sam Wood 1929 : Dynamite (Dynamite) de Cecil B. DeMille 1930 : La Horde d’Argent (The Silver Horde) de George Archainbaud 1930 : Lightnin' d’Henry King 1931 : Once a Sinner de Guthrie McClintic 1931 : Kept Husbands de Lloyd Bacon 1931 : The Common Law de Paul L. Stein 1931 : Girls About Town de George Cukor 1931 : Née pour aimer (en) (Born To Love) de Paul L. Stein 1931 : Les Affaires du Plaisir (Business and Pleasure) de David Butler 1932 : Quatre de l'aviation (The Lost Squadron) de George Archainbaud 1932 : L'Oiseau de paradis (Bird of Paradise) de King Vidor 1932 : Les Chasses du comte Zaroff (The Most Dangerous Game) d’E. B. Schoedsack et I. Pichel 1932 : The Sport Parade de Dudley Murphy 1932 : Rockabye (Rockabye) de George Cukor 1932 : Un Rôle imprévu (Scarlett River) d’Otto Brower 1933 : La Chaîne d’Argent (The Silver Cord) de John Cromwell 1933 : Lit de Ross (Bed of Roses) de Gregory La Cava 1933 : One Man's Journey de John S. Robertson 1933 : Chance at Heaven de William A. Seiter 1934 : Franc jeu (Gambling Lady) d’Archie Mayo 1934 : Half a Sinner de Kurt Neumann 1934 : La Femme la plus riche du monde (The Richest Girl in the World) de William A. Seiter 1935 : Mondes privés (Private Worlds) de Gregory La Cava 1935 : La Femme et le Pantin (The Devil Is a Woman) de Josef von Sternberg 1935 : Notre petite Fille (Our Little Girl) de John Stuart Robertson 1935 : L'Évadée (Woman Wanted) de George B. Seitz 1935 : Ville sans loi (Barbary Coast) de Howard Hawks 1935 : Splendeur (Splendor) d’Elliott Nugent 1936 : Ils étaient trois (These Three) de William Wyler 1936 : Le Billet fatal (Two in a Crowd) d’Alfred E. Green 1936 : Aventure à Manhattan (Adventure in Manhattan) d’Edward Ludwig 1936 : Le Vandale (Come and Get It) de Howard Hawks et William Wyler 1936 : Saint-Louis Blues (Banjo on My Knee) de John Cromwell 1937 : La Loi du milieu (Internes Can't Take Money) de Alfred Santell 1937 : Madame poursuit Monsieur (Woman Chases Man) de John G. Blystone 1937 : Rue sans issue (Dead End) de William Wyler 1937 : Une Nation en marche (Wells Fargo) de Frank Lloyd 1938 : Trois souris aveugles (Three Blind Mice) de William A. Seiter 1938 : Folle jeunesse (en) (Youth Takes a Fling) d'Archie Mayo 1939 : Pacific Express (Union Pacific) de Cecil B. DeMille 1939 : Mélodie de la jeunesse (They Shall Have Music) d'Archie Mayo 1939 : Agent double (Espionage Agent) de Lloyd Bacon 1940 : Le Lys du ruisseau (Primrose Path) de Gregory La Cava 1940 : Il épouse sa femme (en) (He Married His Wife) 1940 : Correspondant 17 (Foreign Correspondent) d'Alfred Hitchcock 1941 : Le Tombeur du Michigan (Reaching for the Sun) de William A. Wellman 1941 : Les Voyages de Sullivan (Sullivan's Travels) de Preston Sturges 1942 : L'Inspiratrice (The Great Man's Lady) de William A. Wellman 1942 : Madame et ses flirts (The Palm Beach Story) de Preston Sturges 1943 : Plus on est de fous (The More the Merrier) de George Stevens 1944 : Buffalo Bill (Buffalo Bill) de William A. Wellman 1944 : The Great Moment de Preston Sturges 1945 : L'Invisible meurtrier (The Unseen) de Lewis Allen 1946 : Le Traître du Far-West (The Virginian) de Stuart Gilmore 1947 : Femme de feu (Ramrod) d’André De Toth 1948 : 3 000 $ mort ou vif (Four Faces West) d’Alfred E. Green 1949 : Les Chevaliers du Texas (South of St. Louis) de Ray Enright 1949 : La Fille du désert (Colorado Territory) de Raoul Walsh 1950 : Le Convoi maudit (The Outriders) de Roy Rowland 1950 : Le Vagabond et les Lutins (Saddle Tramp) d’Hugo Fregonese 1950 : Stars in My Crown de Jacques Tourneur 1950 : La Femme sans loi (Frenchie) de Louis King 1951 : Un Crime parfait (Hollywood Story) de William Castle 1951 : L'Enfant du désert (Cattle Drive) de Kurt Neumann 1952 : La Madone du désir (The San Francisco Story) de Robert Parrish 1953 : Coup de feu au matin (Rough Shoot) de Robert Parrish 1953 : Démasqué (Lone Hand) de George Sherman 1954 : Les Rebelles (Border River) de George Sherman 1954 : Le Défilé sauvage (Black Horse Canyon) de Jesse Hibbs 1955 : Un jeu risqué (Wichita) de Jacques Tourneur 1955 : Le juge Thorne fait sa loi (Stranger on Horseback) de Jacques Tourneur 1956 : Attaque à l'aube (en) (The First Texan) de Byron Haskin 1957 : Fureur sur l'Oklahoma (en) (The Oklahoman) de Francis D. Lyon 1957 : Femme d'Apache (Trooper Hook) de Charles Marquis Warren 1957 : Violence dans la vallée (The Tall Stranger) de Thomas Carr 1957 : Sanglante embuscade (Gunsight Ridge) de Francis D. Lyon 1958 : La Chevauchée des Vaqueros (Cattle Empire) de Charles Marquis Warren 1958 : Fort Massacre (Fort Massacre) de Joseph M. Newman 1959 : Le Shérif aux mains rouges (The Gunfight at Dodge City) de Joseph M. Newman 1962 : Coups de feu dans la Sierra (Ride the High Country) de Sam Peckinpah 1966 : The Young Rounders de Casey Tibbs 1970 : Le Dernier des Apaches (Cry Blood, Apache) de Jack Starrett 1976 : Mustang Country (Mustang Country) de John C. Champion Filmographie de Joel McCREA | |
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