| May McAVOY | ||
| Actrice américaine | ||
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May McAvoy était l'une des rares actrices d'Hollywood à avoir eu une carrière des plus intéressantes et variées. À contre-courant du système, elle a mené une carrière indépendante réussie, travaillant avec presque tous les studios et certains des meilleurs réalisateurs d'Hollywood. Elle reste dans les mémoires comme Esther dans le monumental Ben-Hur et Mary Dale dans Le Chanteur de Jazz, premier film parlant auprès d’Al Jolson où paradoxalement toutes ses séquences sont muettes. May McAvoy est née le 18 septembre 1901 à New York dans le quartier chic de la 41e rue et Park Avenue. L'entreprise familiale dirige une grande écurie de pension maintenant occupée par le Waldorf-Astoria. Elle obtient un diplôme à la Wadleigh High School et se destine à l’enseignement. Alors qu’elle accompagne un ami répéter dans un théâtre de vaudeville, May est approchée par un découvreur de talents pour la Fox. Après avoir reçu la bénédiction de sa mère, May débute comme mannequin et décroche son premier emploi dans un petit film pulicitaire pour Domino Sugar. La belle ingénue Encouragée par sa compatriote Martha Mansfield, May McAvoy prend quelques photos et commence à faire le tour des studios new-yorkais. Elle commence comme figurante dans Hate and I'll Say So, ce qui la conduit à un petit rôle dans To Hell With the Kaiser ! en 1918. Brune aux yeux bleus avec des longs cheveux bouclés et un visage agréable, son succès lui vaut des petits rôles dans les films de Norma Talmadge et Florence Reed. Elle tourne plusieurs films avec J. Stuart Blackton comme Man and his Woman, The Forbidden Valley ou The House of the tolling Bell. En 1920, elle est la vedette dans Le Jardin du Diable auprès de Lionel Barrymore, ce qui lui vaut d’occuper le rôle principal dans Sentimental Tommy de Blackton. La préférence au départ va à Faire Binney mais c’est finalement elle qui remporte le rôle qui va faire d’elle une star. Star muette Sa performance lui permet de signer un contrat avec la Paramount et, en 1922, May arrive à Hollywood, dans le Studio Releart auprès de Bebe Daniels et Mary Miles Minter. Elle y rencontre son amie de toujours Lois Wilson. Pour la Paramount, elle se distingue dans Un Paria de George Fitzmaurice et Misère de William Desmond Taylor avec Pat Moore. Elle tourne Only 38 sous la direction de William C. DeMille et L’Accordeur de Wallace Reid. Sa carrière s’interrompt brièvement lorsqu'elle refuse un rôle nécessitant une nudité partielle pour Cecil B. DeMille. Le studio cesse de lui confier des rôles et elle est prêtée à Thomas Harper Ince pour La Réputation d’une Femme. May parvient astucieusement à racheter son contrat et travaille en indépendante. Elle revient tourner dans le New Jersey Le Cottage enchanté de John S. Robertson avec Richard Barthelmess. Elle s’épanouit dans The Bedroom Window avec Ricardo Cortez, L’Étreinte du passé avec Ronald Colman, Trois femmes d’Ernst Lubitsch pour la Warner, Tessie avec Robert Agnew et L’Éventail de Lady Wildermere à nouveau pour Lubitsch. À cette époque, May est l’une des actrices les mieux payées d’Hollywood. Et la parole fut May McAvoy remplace Gertrude Olmstead pour le rôle d’Esther dans Ben-Hur et tourne The Road to Glory d’ Howard Hawks. En 1927, elle signe avec Warner Brothers et donne la réplique à Jason Robards Sr dans Irish Hearts, à Conrad Nagel dans La Veuve blanche. Elle entre dans l'histoire du cinéma auprès d'Al Jolson dans Le Chanteur de Jazz, premier film parlant. Muette dans ce film, elle doit attendre Le Lion et la Souris auprès de Lionel Barrymore pour faire entendre sa voix. Elle tourne le premier film entièrement parlant L’Auberge du Mystère en Angleterre. May épouse le vice-président d’United Artists, Maurice Cleary en 1929 et ne revient au cinéma qu’après la scolarité de son fils unique Patrick. May n’obtient que des petits rôles, souvent sans être crédité au générique, le plus souvent dans des comédies comme Week-end au Walsdorf, Amour en croisière ou La Femme modèle. Vincente Minnelli rend hommage à sa reconnaissance au temps du muet en la faisant paraître dans Les Ensorcelés. William Wyler lui fait tourner en 1959 son dernier film, le remake de Ben Hur, le plus grand succès de McAvoy en 1927. Veuve de Cleary en 1973, retirée dans sa belle demeure d’Hollywood, May McAvoy décède à 84 ans d’une crise cardiaque, le 26 avril 1984. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Lois Wilson |
1917 : Hate de Walter Richard Stahl 1918 : To Hell with the Kaiser ! de George Irving 1918 : A Perfect Lady de Clarence G. Badger 1918 : I’ll say so de Raoul Walsh 1919 : Mrs. Wiggs of the Cabbage Patch d’Hugh Ford 1919 : The Woman under Oath de John M. Stahl 1919 : The Way of a woman de Robert Z. Leonard 1919 : My Husband’s other Wife de J. Stuart Blackton 1920 : The Sporting Duchess de George Terwilliger 1920 : Man and his Woman de J. Stuart Blackton 1920 : The House of the Tolling Bell de J. Stuart Blackton 1920 : The Forbidden Valley de J. Stuart Blackton 1920 : The Devil’s Garden de Kenneth S. Webb 1920 : The Truth about Husbands de Kenneth S. Webb 1921 : Sentimental Tommy de Stuart S. Robertson 1921 : A Private Scandal de Chester M. Franklin 1921 : Everything for sale de Frank O’Connor 1921 : Morals de William Desmond Taylor 1921 : A Virginia Courtship de Frank O’Connor 1921 : La Conquête d’un Mari (A Homespun Vamp) de Frank O’Connor 1922 : Through a Glass Window de Maurice Campbell 1922 : Misère (The Top of New York) deWilliam Desmond Taylor 1922 : L’Accordeur (Clarence) de William C. DeMille 1922 : Un Paria (Kick in) de George Fitzmaurice 1923 : Grand-Papa (Grumpy) de William C. DeMille 1923 : Only thirty-eight de William C. DeMille 1923 : La Réputation d’une Femme (Her reputation) – de John Griffith Wray 1923 : West of the Water Tower de Rollin S. Sturgeon 1924 : Le Cottage enchanté (The Enchanted Cottage) de John S. Robertson 1924 : The Bedroom Window de William C. DeMille 1924 : L’Étreinte du passé (Tarnish) de George Fitzmaurice 1924 : Trois Femmes (Three Women) d’Ernst Lubitsch 1925 : Tourbilllon de Jeunesse (The Mad Whirl) de William A. Seiter 1925 : Tessie (Tessie) de Dallas M. Fitzgerald 1925 : L’Éventail de Lady Windermere (Lady Windermere’ s Fan) d’Ernst Lubitsch 1925 : Ben Hur (Ben-Hur : A Tale of the Christ) de Fred Niblo 1925 : L’Ombre qui descend (The Road to Glory) d’Howard Hawks 1926 : My old Dutch de Lawrence Trimble 1926 : The Passionate Quest de J. Stuart Blackton 1926 : Le Sauvge (The Savage) de Fred C. Newmeyer 1926 : The Fire Brigade de William Nigh 1927 : Matinee Ladies de Byron Haskin 1927 : Irish Hearts de Byron Haskin 1927 : La Veuve blanche (Slightly Used) d’Archie Mayo 1927 : Le Chanteur de Jazz (The Jazz Singer) d’Alan Crosland 1927 : Yvette et son Peintre (A Reno Divorce) de Ralph Graves 1927 : If I were Single de Roy Del Ruth 1927 : Princesse de Luna Park (The Little Snob) de John G. Adolfi 1928 : Le Lion et la Souris (The Lion and the Mouse) de Lloyd Bacon 1928 : Caught in the Fog d’Howard Bretherton 1928 : L’Auberge du Mystère (The Terror) de Roy Del Ruth 1928 : Stolen Kisses de Ray Enright 1929 : No Defense de Lloyd Bacon 1940 : Deux jeunes filles à Broadway (Two girls on Broadway) de S. Sylvan Simon 1940 : Nick Carter à Panama (Phantom raiders) de Jacques Tourneur 1940 : Dulcy de S. Sylvan Simon 1940 : Un Mari imaginaire (Third Finger, left Hand) de Robert Z. Leonard 1941 : Folie douce (Love Crazy) de Jack Conway 1941 : The Get-away d’Edward Buzzell 1941 : Ringside Maisie d’Edwin L. Marin 1941 : Born to sing d’Edward Ludwig 1943 : Commando en Bretagne (Assignment in Brittany) de Jack Conway 1944 : Deux jeunes Filles et un Marin (Two girls and a Sailor) de Richard Thorpe 1945 : Week-end au Waldorf (Week-end at the Waldorf) de Robert Z. Leonard 1948 : Amour en Croisière (Luxury Liner) de Richard Whorf 1949 : Taxi, s’il vous plaît (The Yellow Cab man) de Jack Donohue 1950 : Le Mystère de la Plage perdue (Mystery Street) de John Sturges 1952 : Les Ensorcelés (The Bad and the Beautiful) de Vincente Minnelli 1954 : La Tour des Ambitieux (Executive Suite) de Robert Wise 1956 : La Rançon (Ransom !) d’Alex Segal 1957 : L’Aigle vole au Soleil (The Wings of Eagles) de John Ford 1957 : La Femme modèle (Designing Woman) de Vincente Minnelli 1957 : Terreur dans la Vallée (Gun Glory) de Roy Rowland 1957 : Le Rock du bagne (Jailhouse Rock) de Richard Thorpe 1959 : Ben-Hur (Ben-Hur, A tale of the Christ) de William Wyler Filmographie de May McAVOY | |
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