| Patsy Ruth MILLER | ||
| Actrice américaine | ||
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Extraordinaire Esmeralda de Notre-Dame de Paris auprès de Lon Chaney, Patsy Ruth Miller s’est distinguée par ses romances sentimentales et ses comédies légères mais aussi en dehors des plateaux par ses frasques et ses liaisons tapageuses qui la firent surnommer l’actrice la plus engagée d’Hollywood. Patsy Ruth Miller, née Ruth Mae Patricia Miller, voit le jour à Saint-Louis dans le Missouri, le 17 janvier 1904. Attirée très tôt par les métiers artistiques, elle passe un test à Hollywood alors adolescente, mais les producteurs conseillent à sa mère de la ramener chez elle car elle n’avait aucun potentiel pour devenir actrice. Obstinée, la jeune fille persiste et prend le pseudonyme de Patsy Ruth pour éviter la confusion avec une autre actrice, Ruth Miller. Après avoir été découverte par l’actrice Alla Nazimova lors d’une soirée hollywoodienne, Patsy Ruth Miller se voit confier un petit rôle dans Camille, qui met en vedette Rudolph Valentino et Alla Nazimova. La jeune fille a tout juste seize ans. Ses rôles sont progressivement plus consistants et elle est choisie comme Baby Star WAMPAS en 1922. L’année suivante, elle est acclamée pour sa performance comme Esmeralda dans Notre-Dame de Paris de Wallace Worsley en face de Lon Chaney. Star muette Patsy Ruth Miller accède au statut de star avec Le Glaive et la Loi de Victor Sjöström avec Conrad Nagel, Amour quand tu nous tiens de James W. Horne, Head Winds d’Herbert Blaché avec House Peters, Red Hot Tires d’Erle C. Kenton et Pour les beaux yeux de Patsy de Roy Del Ruth tous deux avec Monte Blue, Les Surprises de la TSF d’Ernst Lubitch, Broken Hearts of Hollywood de Lloyd Bacon avec Douglas Fairbanks Jr ou Sous le regard d’Allah de Sidney Olcott avec Richard Barthelmess. Ses scènes d’amour se prolongent fréquemment dans son domicile. Dans la dernière partie de la décennie, Patsy Ruth Miller apparaît principalement dans des comédies romantiques légères auprès de Clive Brook et Edward Everett Horton. Ses films portent des titres évocateurs comme Wolf’s clothing, Sa première auto, Plus fort que Lindbergh, Salsifis premier gagnant ou Mariage à Bail. Elle s’illustre dans des films exotiques comme L’Enfant de la Jungle d’Edward Sedgwick avec Norman Kerry ou Passions sous les Tropiques d’Elmer Clifton avec Wallace McDonald. Son plus beau succès reste l’adaptation de la pièce d’Edward Salisbury et Margaret Mayo, Lits séparés d’Albert Santell avec Jack Mulhall. Sa reconversion Peu satisfaite de ses premiers essais sonores, Patsy Ruth Miller décide de prendre sa retraite du cinéma en 1931. Elle est mariée avec le réalisateur Tay Garnett depuis le 8 septembre 1929 et leur union se conclut par un divorce en 1933. Elle épouse le scénariste John Lee Mahin en 1937 mais malgré la naissance de son fils unique Timothy, elle divorce à nouveau en 1946. Elle fait une apparition en 1951 dans le film Québec de George Templeton qui met en vedette John Barrymore Jr. Elle déclarera plus tard qu’elle a accepté ce petit rôle sur un pari comme une blague. Patsy Ruth se lance avec succès dans l’écriture. Elle remporte trois O. Henry Awards pour ses nouvelles. Elle écrit un roman, des scripts radio et des pièces de théâtre. Elle joue pendant un bref moment à Broadway. Elle se marie une troisième fois avec l’homme d’affaires Effingham Smith Deans qui la laisse veuve et riche en 1986. Vedette oubliée, elle sort de sa retraite en 1978 pour interpréter Mother, un film de Brian Pinette avec Colleen Gray. Une autobiographie pleine d'humour et de dérision En 1988, Patsy Ruth Miller publie son autobiographie My Hollywood, when both of us were young. Le critique Richard Brody qualifie l’ouvrage de «chef-d’œuvre caché du genre». Il faut dire que la femme brillante y livre avec beaucoup d’humour, de lucidité et de dérision les étapes importantes de sa vie d’artiste. Elle y écrit notamment : « Il ne reste plus beaucoup d’entre nous qui se souviennent du Hollywood de ces jours lointains mais je ne pense pas que les écrivains contemporains l’ont décrit avec précision. Ce n’était pas Sodome et Gomorrhe. Les quelques acteurs qui utilisaient des drogues voyaient leur carrière généralement ruinée par le scandale. Avec mes copines, nous dansions, allions aux matchs de football et lisions Scott Fitzgerald. Dans l’ensemble, c’était un âge d’innocence sans excès et j’étais l’une des plus innocentes ». Patsy Ruth Miller est décédée chez elle à l’âge de 91 ans à Palm Desert, en Californie. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Tay Garnett |
1921 : La Dame aux Camélias (Camille) de Ray C. Smallwood 1921 : One a Minute de Jack Nelson 1921 : Handle with Care de Phil Rosen 1921 : Le Crime de Roger Sanders (Watch your Step) de William Beaudine 1921 : Mon Enfant (Where’s my wandering boy tonight ?) de J P. Hogan & M Webb 1922 : The fighting Streak d’Arthur Rosson 1922 : La Manière forte (For big stakes) de Lynn Reynolds 1922 : Le nouveau Shériff (Trimmed) d’Harry A. Pollard 1922 : Un Père (Remembrance) de Rupert Hughes 1922 : Fortune’s Mask de Robert Enswinger 1922 : Omar the Tentmaker de James Young 1922 : Premier amour (The Girl I loved) de Joseph de Grasse 1923 : Quasimodo (The Hunchback of Notre Dame) de Wallace Worsley 1923 : The Drivin’ Fool de Robert Thornby 1923 : Le Glaive de la Loi (Name the Man) de Victor Sjöström 1923 : Ames à vendre (Souls for sale) de Rupert Hugues 1923 : Daughters of today de Rollin S. Sturgeon 1923 : Amour, quand tu nous tiens... (The Yankee Consul) de James W. Horne 1923 : My Man de David Smith 1923 : Cœur de brigand (Singer Jim McKee) de Clifford Smith 1924 : The Breaking Point d’Herbert Brenon 1924 : A Self-made Failure de William Beaudine 1924 : Le Boute-en-train (Girls men forget) de Maurice Campbell & Wilfred Lucas 1924 : Mis à l’épreuve (Fools in the Dark) d’Alfred Santell 1924 : The Wise Virgin de Lloyd Ingraham 1924 : L’Ombre du scandale (The Breath of Scandal) de Louis J. Gasnier 1924 : Those who Judge de Burton L. King 1924 : Her Husband’s Secret de Frank Lloyd 1924 : Back to Life de Whitman Bennett 1924 : The Girl and Stairs de William Worthington 1924 : Head winds d’Herbert Blaché 1925 : L’Enfant de la jungle (Lorraine of the Lions) d’Edward Sedgwick 1925 : Red hot tires d’Erle C. Kenton 1925 : Rose of the World d’Harry Beaumont 1925 : Pour les beaux yeux de Patsy (Hogan’s Alley) de Roy del Ruth 1925 : The Fighting Edge d’Henry Lehrman 1925 : The King of the Turf de James P. Hogan 1925 : Why Girls go back Home de James Flood 1925 : Oh what a Nurse ! de Charles Reisner 1926 : Hell-bent for Heaven de J. Stuart Blackton 1926 : Les surprises de la T.S.F. (So this is Paris) d’Ernst Lubitsch 1926 : Broken Hearts of Hollywood de Lloyd Bacon 1926 : Private Izzy Murphy de Lloyd Bacon 1926 : Sous le regard d’Allah (The white black Ship) de Sidney Olcott 1926 : Wolf’s Clothing de Roy del Ruth 1927 : What every Girl should know de Charles Reisner 1927 : Sa première auto (The first Auto) de Roy Del Ruth 1927 : Painting the Town de William James Craft 1927 : Shanghaied de Ralph Ince 1927 : Once and forever de Phil Goldstone 1927 : South sea love de Ralph Ince 1927 : Plus fort que Lindbergh (A Hero for a Night) de William James Craft 1927 : Tragédie de Jeunesse (The Tragedy of Youth) de George Archainbaud 1927 : L’Âme d’une Nation (We Americans) d’Edward Sloman 1927 : Salsifis 1er Gagnant (Hot Heels) de William James Craft 1928 : Red Riders of Canada de Robert de Lacey 1928 : Beautiful but dumb d’Elmer Clifton 1928 : Mariage à bail (Marriage by Contract) de James Flood 1928 : Dick, Oscar et Cléopâtre (The Gate Crasher) de William James Craft 1928 : Passions sous les Tropiques (Tropical Nights) d’Elmer Clifton 1929 : The Fall of Eve de Frank R. Strayer 1929 : Twin Beds d’Alfred Santell 1929 : The Hottentot de Roy Del Ruth 1929 : Whispering Winds de James Flood 1929 : So long Letty de Lloyd Bacon 1929 : The Sap d’Archie Mayo 1929 : La Revue des revues (Show of Shows) de John G. Adolfi 1929 : L’Aviateur (The Aviator) de Roy Del Ruth 1929 : Wide open d’Archie Mayo 1930 : The Last of the Lone Wolf de Richard Boleslawski 1930 : Lonely Wives de Russell Mack 1931 : Night Beat de George B. Seitz 1951 : Québec (Quebec) de George Templeton 1977 : Mother (Mother) de Brian Pinette Filmographie de Patsy Ruth MILLER | |
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