| Raymond MASSEY | ||
| Acteur canadien | ||
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Connu pour sa voix dominante et entraînée sur scène, sa silhouette longiligne, son regard profond et son visage mince et buriné, Raymond Massey était taillé pour jouer les grands personnages historiques, les militaires intraitables et les méchants. Ce dont il ne se privera pas au cours d’une carrière ponctuée de personnages charismatiques. Raymond Hart Massey est né à Toronto, le 30 août 1896. Fils de Chester Massey, riche propriétaire de la Massey-Harris Tractor Company et d’une américaine Anna Vincent il fait ses études à l’Appleby College à Oakville dans l’Ontario puis à l’Université de Toronto. Il rejoint l’Armée canadienne au début de la Première Guerre mondiale et sert sur le front occidental où blessé, il est engagé comme instructeur et comme ménestrel pour distraire les troupes. De retour en Angleterre en 1919, il décroche un diplôme au Balliol College d’Oxford. Il travaille dans l’entreprise familiale, mais la tentation du théâtre est la plus forte. Il apparaît pour la première fois sur la scène londonienne en 1922 dans In the Zone d’Eugene O’Neill. Il joue dans des dizaines de pièces, parmi elles Pygmalion, The Silver Tassie et un Hamlet peu orthodoxe qui soulève la critique à Broadway. De John Brown à Lincoln Raymond Massey tourne son premier film, Haute trahison en 1928 et incarne Sherlock Holmes dans sa première version sonore The Speckled Band. Engagé par la London Films, il campe des méchants dans The Scarlet Pimpernel et La Vie Future adapté d’H. G. Wells, le cardinal Richelieu dans Sous la robe rouge et le roi d’Espagne dans L’invincible Armada. En 1944, Massey est procureur dans La femme au portrait de Fritz Lang, avec Edward G. Robinson et Joan Bennett et le patriote américain Abraham Farlan dans Une Question de Vie et de Mort. Bien qu’il soit canadien, Massey devient célèbre pour avoir joué des personnages historiques américains archétypaux. Il a joué l’abolitionniste John Brown dans deux films, Terre des révoltés de Michael Curtiz et Seven Angry Men et surtout le président Lincoln dans Abraham Lincoln en Illinois qui lui vaut une nomination à l’oscar. Il n’a joué paradoxalement qu’un Canadien dans 49e Parallèle en 1941. Généraux et docteurs Après que Raymond Massey soit devenu citoyen américain, il continue à travailler à Hollywood. Parmi ses meilleures compositions, on retient le père de Cal Trask incarné par James Dean dans À l’est d’Éden d’Elia Kazan, le général fasciste dans Les Nus et les Morts de Raoul Walsh et l’inoubliable cousin Jonathan, victime du complexe de Boris Karloff, dans Arsenic et vieilles dentelles de Frank Capra. Massey et Karloff étaient apparus ensemble plus tôt dans le film à suspense de James Whale The Old Dark House. Il est également le mari de Joan Crawford dans La Possédée et le magnat de l’édition dans Le Rebelle de King Vidor avec Patricia Neal et Gary Cooper. Massey connaît une grande popularité à la télévision dans les années 1950 et 1960. Il est surtout connu comme le Dr Gillespie dans la populaire série Dr. Kildare entre 1961 et 1966, avec Richard Chamberlain dans le rôle-titre. Sa voix caractéristique agrémente nombres de narrations de films. Pour ses dernières rôles, il incarne à nouveau Lincoln dans La Conquête de l’Ouest et donne la réplique à son fils Daniel dans The Queen’s Guards de Michael Powell. Vaudeville privé Raymond Massey s’est marié trois fois. Du premier mariage avec Margery Fremantle dans les années 20, il a un fils architecte Geoffrey Massey. De 1929 à 1939, il est uni à l’actrice de théâtre Adrianne Allen et père de deux enfants Anna Massey et Daniel Massey qui seront tous deux comédiens. Sa séparation et son divorce très médiatisés avec Adrianne Allen ont inspiré le scénario d’Adam’s Rib à Ruth Gordon et Garson Kanin. Massey a en effet épousé l’avocat qui le représentait au tribunal, Dorothy Whitney, tandis que son ancienne épouse a épousé l’avocat adverse, William Dwight Whitney. Raymond Massey et Dorothy Whitney sont restés mariés de 1939 jusqu’à la mort de Dorothy en 1982. Raymond Massey est mort d’une pneumonie à Los Angeles, en Californie, le 29 juillet 1983, un mois avant l’anniversaire de ses 87 ans. Sa mort est survenue le même jour que celle de David Niven, avec qui il avait partagé la vedette dans Le Prisonnier de Zenda et Une question de vie ou de mort. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Rosalind Russell et Dudley Nichols |
1928 : Haute Trahison (High Treason) de Maurice Elvey 1929 : The Croocked Billet d’Adrian Brunel 1930 : The Speckled Band de Jack Raymond 1932 : La Maison de la Mort (The old dark House) de James Whale 1932 : The Face at the Window de Leslie S. Hiscott 1935 : Le Chevalier de Londres (The Scarlet Pimpernel) d’Harold Young 1936 : La Vie future (Things to come) de William Cameron Menzies 1936 : L’invincible Armada (Fire over England) de William K. Howard 1936 : Mélo (Dreaming Lips) de Paul Czinner 1936 : Sous la Robe rouge (Under the Red Robe) de Victor Sjöström 1937 : Le Prisonnier de Zenda (The Prisoner of Zenda) de John Cromwell 1937 : L’ouragan (The Hurricane) de John Ford 1937 : Alerte aux Indes (The Drum) de Zoltan Korda 1938 : Black Limelight de Paul L. Stein 1939 : Abraham Lincoln (Abe Lincoln in Illinois) de John Cromwell 1940 : La Terre des Révoltés (Santa Fe Trail) de Michael Curtiz 1941 : Quarante-neuvième Parallèle (Forty-ninth Parallel) de Michael Powell 1941 : Dangerous they live de Robert Florey 1942 : Les Naufrageurs des Mers du Sud (Reap the Wild Wind) de Cecil B. DeMille 1942 : Sabotage à Berlin (Desperate Journey) de Raoul Walsh 1943 : Convoi vers la Russie (Action in the North Atlantic) de Lloyd Bacon 1944 : Arsenic et vieilles dentelles (Arsenic and Old Lace) de Frank Capra 1944 : La Femme au Portrait (The Woman in the Window) de Fritz Lang 1945 : Bombes sur Hong Kong (God is my Co-Pilot) de Robert Florey 1945 : Hôtel Berlin (Hotel Berlin) de Peter Godfrey 1946 : Une Question de Vie ou de Mort (A Matter of Life and Death) de Pressburger & Powell 1947 : La Possédée (Possessed) de Curtis Bernhardt 1947 : Le Deuil sied à Electre (Mourning becomes Electra) de Dudley Nichols 1949 : Le Rebelle (The Fountainhead) de King Vidor 1949 : Roseanna McCoy (Roseanna McCoy) d’Irving Reis 1949 : Le Pilote du Diable (Chain Lighting) de Stuart Heisler 1949 : Barricade (Barricade) de Peter Godfrey 1950 : Dallas, ville frontière (Dallas) de Stuart Heisler 1950 : Chercheur d’aventures (Sugarfoot) d’Edwin L. Marin 1951 : David et Bethsabée (David and Bethsheba) d’Henry King 1951 : Feu sur le Gang (Come fill the Cup) de Gordon Douglas 1952 : Les Conquérants de Carson City (Carson City) d’André De Toth 1953 : Le nouveau Chant du Désert (The Desert Song) d’H. Bruce Humberstone 1954 : Le Prince des acteurs (Prince of players) de Philip Dunne 1954 : À l’Est d’Eden (East of Eden) d’Elia Kazan 1954 : Le Cri de la Victoire (Battle Cry) de Raoul Walsh 1955 : The Late George Apley de Jules Bricken (tv) 1955 : Seven angry men de Charles Marquis Warren 1957 : Les Amours d’Omar Khayyam (Omar Khayyam) de William Dieterle 1957 : A Matter of Life d’Oliver Crawford (tv) 1957 : The Curly Headed Kid de David Davidson (tv) 1958 : Les Nus et les Morts (The Naked and the Dead) de Raoul Walsh 1959 : Road Hog de Stuart Rosenberg (tv) 1960 : The Cruel Day de Franklin J. Schaffner (tv) 1960 : Le Roi des Imposteurs (The Great Impostor) de Robert Mulligan 1961 : Les Révoltés du Cap (The Fiercest Heart) de George Sherman 1961 : The Queen’s Guards de Michael Powell 1962 : La Conquête de l’Ouest (How the West was won) d’Henry Hathaway 1967 : L’Or de Mackenna (Mackenna’s Gold) de Jack Lee Thompson 1967 : Sainte-Jeanne (Saint Joan) de George Schaefer (tv) 1972 : Mes Filles chéries (All my Darling Daughters) de David Lowell Rich (tv) 1973 : L’Avion du Président a disparu (The President’s Plane is missing) de Daryl Duke (tv) 1973 : My Darling Daughters de Joseph Pevney (tv)< Filmographie de Raymond MASSEY | |
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