| E. G. MARSHALL | ||
| Acteur américain | ||
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Grand acteur de théâtre, un des premiers prestigieux élève à l’origine de l’Actors Studio, E. G. Marshall a toujours eu une préférence pour la scène et la télévision qui reconstitue au mieux l’ambiance théâtrale. Cela ne l’a pas empêché d’endosser des rôles inoubliables comme le juré n° 4 des Douze Hommes en Colère et devenir un des meilleurs acteurs de composition de sa génération. E. G Marshall est né le 18 juin 1914 à Owantonna dans le Minnesota. Il a longtemps prétendu que E G. étaient les initiales d’Everett Gunnar alors que son vrai patronyme est Everett Eugene Grunz. Il est descendant d’émigrants allemands par son Charles G. Grunz et norvégiens par sa mère Hazel Irene Cobb. Il affirme avoir fréquenté le Carlton College et l’université du Minnesota mais aucune preuve ne confirme cette affirmation. Quoi qu’il en soit, il se rend à New York et en 1948, il fait partie des 45 apprentis acteurs qui forment la première classe du nouvel Actors Studio. Il y fréquente Marlon Brando, Montgomery Clift, Julie Harris, Kim Stanley entre autres. Il fait partie de la création de pièces comme The Skin on our Teeth et The Iceman Cometh. Il décroche les rôles principaux des Sorcières de Salem d’Arthur Miller et En attendant Godot de Samuel Becket. Il poursuivra toute sa vie une brillante carrière théâtrale à Broadway jusqu’à son exceptionnelle prestation dans Macbeth sous la direction de Keith Fowler. Le juré numéro 4 E. G. Marshall vient au cinéma grâce à Henry Hathaway qui lui confie des petits rôles (non crédités) dans plusieurs productions comme La Maison de la 92e Rue, Appelez Nord 777 ou Courrier Diplomatique. C’est surtout Edward Dmytryk qui lui confie ses premiers rôles marquants auprès de Spencer Tracy dans La Lance brisée et La Neige en deuil, et d’Humphrey Bogart dans Ouragan sur le Caine et La Main gauche du Seigneur. Il obtient son rôle le plus célèbre dans Douze Hommes en Colère, le drame juridique de Sidney Lumet où il incarne de juré n° 4, analytique et méthodique. Dès lors, il apparaîtra le plus souvent dans la peau de personnages rigides, représentants de l’autorité et du pouvoir. Il campe le procureur Harold Horn dans Le Génie du Mal, le colonel Jerome Pakenham dans Ville sans pitié, le magnat du pétrole Val Rogers dans La Poursuite impitoyable d'Arthur Penn, le colonel Rufus S. Bratton dans Tora ! Tora ! Tora !, Arthur dans Intérieurs de Woody Allen, le président des États-Unis dans Superman II, Arthur "Art" Smith, le père d'Ellen dans Le sapin a des boules, John N. Mitchell dans Nixon d’Oliver Stone et Walter Sullivan dans Les pleins Pouvoirs de Clint Eastwood. Une grande carrière à la TV La carrière d’E. G. Marshall à la télévision est toute aussi riche. Il multiplie dès 1949 les dramatiques télévisées dans des programmes comme The Ford Theatre Hour, Actor’s Studio, Pulitzer Prize Playhouse, Suspense, Kraft Television Theatre ou Studio One. Il est surtout connu comme Lawrence Preston, le principal personnage de la série juridique Les Accusés. La série à succès dure quatre saisons de 132 épisodes ente 1961 et 1965. Il enchaîne de nombreux téléfilms (L'Express ne répond plus, Chronique des Années 30, État de Crise, Les Tommyknockers) jusqu’en 1998 où il reprend à son rôle de Lawrence Preston pour deux films des Accusés. En remerciement de ses brillants services rendus à la justice, il est accueilli comme membre de l'American Bar Association et comme officier de l'American Judicature Society, une organisation nationale de juges, d'avocats et de profanes qui se consacre à la promotion d'une administration efficace de la justice. Trois unions et sept enfants E. G. Marshall s'est marié trois fois, avec Helen Wolf en 1939 dont il divorce en 1953 après la naissance de deux enfants Jill et Degan. Il épouse sa dernière compagne Judith Coy en 1958. De ce dernier mariage il a trois autres enfants, Sarah, Sam et Jed. Il a eu également deux enfants avec Emy de Haze Winkelman mais on ne possède aucun renseignement sur leur union. En tant que membre du Comité national d'assurance maladie, l’acteur est un défenseur de longue date des soins de santé fournis par le gouvernement aux États-Unis. Pendant la campagne présidentielle américaine de 1968, il soutient dans des spots politiques le candidat démocrate Hubert Humphrey. Gros fumeur, E. G. Marshall est décédé d'un cancer du poumon à son domicile de Bedford dans l’état de New York, le 24 août 1998, à l'âge de 84 ans. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Richard Gere et Sidney Lumet |
1945 : La Maison de la 92e rue (The House on 92nd Street) d’Henry Hathaway 1947 : 13, rue Madeleine (13 Rue Madeleine) d’Henry Hathaway 1947 : Untamed Fury d’Ewing Scott 1948 : Appelez nord 777 (Call Northside 777) d’Henry Hathaway 1952 : Courrier diplomatique (Diplomatic Courier) d’Henry Hathaway 1954 : Ouragan sur le Caine (The Caine Mutiny) d'Edward Dmytryk 1954 : La Lance brisée (Broken Lance) d’Edward Dmytryk 1954 : Du plomb pour l'inspecteur (Pushover) de Richard Quine 1954 : Le Calice d'argent (The Silver Chalice) de Victor Saville 1954 : Prison de Bambou (The Bamboo Prison) de Lewis Seiler 1955 : La Main gauche du Seigneur (The Left Hand of God) d’Edward Dmytryk 1956 : Énigme policière (The Scarlet Hour) de Michael Curtiz 1956 : La Neige en deuil (The Mountain) d’Edward Dmytryk 1957 : La Nuit des maris (The Bachelor Party) de Delbert Mann 1957 : Douze hommes en colère (12 Angry Men) de Sidney Lumet 1957 : Cœurs brûlés (Man on Fire) de Ranald MacDougall 1958 : Les Boucaniers (The Buccaneer) d’Anthony Quinn 1959 : Le Voyage (The Journey) d’Anatole Litvak 1959 : Le Génie du mal (Compulsion) de Richard Fleischer 1960 : Cet homme est un requin (Cash McCall) de Joseph Pevney 1961 : Ville sans pitié (Town without Pity) de Gottfried Reinhardt 1966 : La Poursuite impitoyable (The Chase) d’Arthur Penn 1966 : Opération Opium (The Poppy Is Also a Flower) de Terence Young 1966 : Paris brûle-t-il ? de René Clément 1969 : Le Pont de Remagen (The Bridge at Remagen) de John Guillermin 1970 : Tora ! Tora ! Tora ! (Tora ! Tora ! Tora !) de Richard Fleischer 1971 : The Pursuit of Happiness de Robert Mulligan 1977 : Billy Jack Goes to Washington de Tom Laughlin 1978 : Intérieurs (Interiors) de Woody Allen 1980 : Superman 2 (Superman 2) de Richard Donner 1982 : Creepshow (Creepshow), « They're Creeping Up On You » de George A. Romero 1985 : La gran fiesta de Marcos Zurinaga 1986 : My Chauffeur de David Beaird 1986 : Les Coulisses du pouvoir (Power) de Sidney Lumet 1989 : Le sapin a les boules (National Lampoon's Christmas Vacation) de Jeremiah S. Chechik 1990 : Deux yeux maléfiques (Due occhi diabolici) de George A. Romero 1992 : Russian Holiday de Greydon Clark 1992 : Jeux d'adultes (Consenting Adults) d’Alan J. Pakula 1995 : Nixon (Nixon) d'Oliver Stone 1997 : Les Pleins Pouvoirs (Absolute Power) de Clint Eastwood Télévision : 1951 : The Great Merlini de Ted Post 1952 : Jeanne d’Arc (Joan of Arc) d’Albert McCleery 1956 : The Little Foxes de George Schaefer 1957 : Pris au piège (Four O'Clock) d’Alfred Hitchcock 1959 : The Cherry Orchard de Daniel Petrie 1960 : The Master Builder de Richard A. Lukin & John Stix 1960 : The Sacco-Vanzetti Story de Sidney Lumet 1961 : Les Accusés (The Defenders) de Buzz Kulik 1964 : The Presidency: A Splendid Misery de Joseph K. Chomyn 1968 : Flesh and Blood d’Arthur Penn 1968 : A Case of Libel de Charles Jarrott 1969 : This Town will never be the Same de David Pressman 1969 : The Bold Ones: The New Doctors de Jeffrey Hayden & John Badham 1969 : The Littlest Angel de Joe Layton 1970 : A Clear and Present Danger de James Goldstone 1971 : Opération Omega (Vanished) de Buzz Kulik 1971 : The City de Daniel Petrie 1971 : Meurtres à New York (Ellery Queen: Don't Look Behind You) de Barry Shear 1972 : Look Homeward, Angel de Paul Bogart 1972 : Pursuit de Michael Crichton 1973 : Un Million de Dollars en fumée (Money to Burn) de Robert Michael Lewis 1975 : L'Enquête de Monseigneur Logan (The Abduction of Saint Anne) d’Harry Falk 1976 : Collision Course: Truman vs. MacArthur d’Anthony Page 1978 : The Lazarus Syndrome de Jerry Thorpe 1979 : Vampire (Vampire) d’E. W. Swackhamer 1979 : L’Express ne répond plus (Disaster on the Coastliner) de Richard C. Sarafian 1981 : Chronique des années 30 (The Gangster Chronicles) de Richard C. Sarafian 1981 : Le Phénix (The Phoenix) de Douglas Hickox 1982 : Eleanor, First Lady of the World de John Erman 1983 : Kennedy (Kennedy) de Jim Goddard 1983 : Saïgon, l’Année du Chat (Saigon: Year of the Cat) de Stephen Frears 1983 : The Winter of Our Discontent de Waris Hussein 1986 : État de crise (Under Siege) de Roger Young 1986 : Ike (Ike) de Charles Jarrott 1987 : The Impatient Patient d’Allan King 1987 : At Mother's Request de Michael Tuchner 1988 : Tanner '88 (Tanner ’88) de Robert Altman 1988 : Emma: Queen of the South Seas de John Banas 1988 : Les Orages de la guerre (War and Remembrance) de Dan Curtis 1989 : Passeport pour l’Enfer (The Hijacking of the Achille Lauro) de Robert L. Collins 1991 : Ironclads de Delbert Mann 1993 : Les Tommyknockers (The Tommyknockers) de John Power 1997 : Les Patients de Mademoiselle Evers (Miss Evers' Boys) de Joseph Sargent 1997 : Vengeance par amour (The Defenders: Payback) d’Andy Wolk 1998 : The Defenders: Choice of Evils d’Andy Wolk Filmographie d'E. G. MARSHALL | |
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