| Hurd HATFIELD | ||
| Acteur américain | ||
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Célébré pour sa composition magistrale de Dorian Gray, l’antihéros imaginé par Oscar Wilde, Hurd Hatfield n’a pas pu se démarquer de ce personnage narcissique et ténébreux. Il confiera regretter d’avoir été enfermé dans ce type de role. Il aurait déclaré : « Je n'ai jamais été un grand beau gosse et je n'ai jamais compris pourquoi j'avais obtenu ce rôle que j’ai regretté toute ma carrière ». William Rukard Hurd Hatfield voit le jour à New York, le 7 décembre 1917. Son père William Henry Hatfield est avocat puis procureur et son épouse Adele élève leur fils unique. William Jr fait des études à l’école supérieure de Boonton et poursuit ses études à l’université Columbia avant d’aller étudier l’art dramatique à Londres. Il obtient un petit rôle de chinois dans Les Fils du Dragon aux côtés de Katharine Hepburn et Walter Huston. Marqué par Dorian Gray pour l'éternité Choisi pour incarner l’antihéros d’Oscar Wilde dans Le Portrait de Dorian Gray, Hurd Hatfield affiche un visage impassible et mystérieux qui cache la vie dissolue du jeune libertin dont le visage reste immaculé alors que son portrait révèle la noirceur de son âme. Propulsé au rang de star, l’acteur nourrit des sentiments mitigés à l'égard de ce rôle. « Ce film ne m'a pas rendu populaire à Hollywood, mais il était trop étrange, trop avant-gardiste, trop en avance sur son temps. La décadence et les allusions à la bisexualité m'ont marginalisé ! Personne ne savait que j'avais le sens de l'humour, et on refusait même de déjeuner avec moi. » Il retrouve le même type de rôle dans ses films suivants comme Le Journal d’une Femme de Chambre de Renoir où il incarne le soupirant maladif de Paulette Goddard, Le Crime était presque parfait, le tueur dans Le Crime était presque parfait de Michael Curtiz, l’énigmatique docteur Wyatt dans Au carrefour du siècle de Norman Taurog, le voleur d’objets d’art dans Chinatown at Midnight de Seymour Friedman. Il endosse le petit rôle du confesseur d’Ingrid Bergman, le père Pasquerel dans Jeanne d’Arc de Victor Fleming. Théâtre, télévision et retour au cinéma La carrière cinématographique de Hurd Hatfield commence à décliner rapidement dans les années 1950. Après le peu crédible Prince des Lioniens dans Tarzan et la Belle Esclave de Lee Sholem face à Lex Barker et le stéréotypé Stretch Norton dans Destination Murder, il retourne au théâtre où il joue Venus Observed de Christopher Fry mis en scène par Laurence Olivier, Peine d’amour perdue de Shakespeare, Anastasia, The Lovers de Leslie Stevens mis en scène par Arthur Penn et La Duchesse de Malfi de John Webster. Il multiplie les téléfilms dramatiques dans des programmes comme The Philip Morris Playhouse, Lux Video, Suspense, Studio One, Kraft Television, Alfred Hitchcock présente, Playhouse 90 ou Climax. Il est nommé aux Emmy Awards pour son rôle dans The Invincible Mr. Disraeli et joue Beyond this Place réalisé par Sidney Lumet. Pour le cinéma, il incarne Moultrie dans Le Gaucher d’Arthur Penn face à Paul Newman, Arias dans Le Cid d’Anthony Mann face à Charlton Heston, Ponce-Pilate dans Le Roi des Rois de Nicholas Ray avec Jeffrey Hunter et Paul Bern dans Harlow incarnée par Carol Lynley. Retraite irlandaise Les occasions de se montrer au cinéma se font rares pour Hurd Hatfield. On le retrouve dans un rôle secondaire de L’Étrangleur de Boston de Richard Fleischer et en constructeur néerlandais Anthony Fokker dans Le Baron rouge de Roger Corman. Il participe à quelques séries télévisées comme Kojak, Les Mystères de l’Ouest, K2000, L’Homme qui tombe à pic et Hôpital Central. Il retrouve sa partenaire du Portrait de Dorian Gray, Angela Lansbury dans trois épisodes d’Arabesque. Il s’installe dans le comté de Cork en Irlande où l’actrice possède une maison. Retiré du monde du spectacle après de petites participations dans trois films de Bruce Beresford, Le Roi David, Crimes du Cœur et Son Alibi, il consacre son temps à la restauration de sa maison de Rathcormac. Collectionneur passionné d'antiquités et d'art, il considère sa demeure appelée Ballinterry House comme un tableau qu'il ne terminerait jamais. Célibataire toute sa vie, Hurd Hatfield meurt dans son sommeil d'une crise cardiaque chez un ami, à l'âge de 81 ans, le lendemain de Noël 1998. Son domaine est léguée à sa vieille amie Maggie Williams qui le revend en 2006. Au moment de sa mort, Hurd Hatfield écrivait son autobiographie. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Albert Lewin |
1944 : Les Fils du Dragon (Dragon Seed) de Jack Conway & Harold S. Bucquet 1945 : Le Portrait de Dorian Gray (The Picture of Dorian Gray) d’Albert Lewin 1946 : Le Journal d'une femme de chambre (The Diary of a Chambermaid) de Jean Renoir 1947 : Le crime était presque parfait (The Unsuspected) de Michael Curtiz 1947 : Au carrefour du siècle (The Beginning or the End) de Norman Taurog 1948 : Jeanne d'Arc (Joan of Arc) de Victor Fleming 1948 : The Checkered Coat d’Edward L. Cahn 1949 : Chinatown at Midnight de Seymour Friedman 1950 : Tarzan et la Belle Esclave (Tarzan and the Slave Girl) de Lee Sholem 1950 : Destination Murder d’Edward L. Cahn 1958 : Le Gaucher (The Left Handed Gun) d’Arthur Penn 1961 : Le Cid (El Cid) d’Anthony Mann 1961 : Le Roi des rois (King of Kings) de Nicholas Ray 1962 : Héroes de blanco d’Enrique Carreras 1965 : The Double-Barrelled Detective Story d’Adolfas Mekas 1965 : Mickey One (Mickey One) d’Arthur Penn 1965 : Harlow (Harlow) d’Alex Segal 1968 : L'Étrangleur de Boston (The Boston Strangler) de Richard Fleischer 1971 : Le Baron rouge (Von Richthofen and Brown) de Roger Corman 1985 : Le Roi David (King David) de Bruce Beresford 1985 : Waiting to Act de John Putch (cm) 1986 : Crimes du cœur (Crimes of the Heart) de Bruce Beresford 1989 : Son alibi (Her alibi) de Bruce Beresford Télévision : 1949 : Mademoiselle Fifi de Marshall Grant 1952 : The Play of the Nativity of the Child Jesus de Franklin J. Schaffner 1954 : The House of Gair d’Allen Reisner 1955 : The Perfect Murder de Robert Stevens 1956 : None are so Blind de Robert Stevens 1957 : Beyond this Place de Sidney Lumet 1958 : Le dernier Homme (The Last Man) de John Frankenheimer 1958 : Various Temptations de Jules Bricken 1960 : Don Juan en Enfer (Don Juan in Hell) de Don Richardson 1963 : The Invincible Mr. Disraeli de George Schaefer 1964 : Voyage au fond des mers (The City Beneath the Sea) de John Brahm 1966 : Lamp at Midnight de George Schaefer 1966 : Ten Blocks on the Camino Real de Jack Landau 1972 : Between Time and Timbuktu de Fred Barzyk 1973 : La Voix du vampire (The Norliss Tapes) de Dan Curtis 1978 : The Word (The Word) de Richard Lang 1979 : You Can't Go Home Again de Ralph Nelson 1991 : Trouble Jeu (Lies of the Twins) de Tim Hunter Filmographie de Hurd HATFIELD | |
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