| Peter FINCH | ||
| Acteur britannique | ||
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Personnalité à la sensibilité à fleur de peau, Peter Finch est un des acteurs les plus récompensés du cinéma britannique. S’engageant à fond dans des rôles souvent difficiles, il n’a pas choisi la facilité et ne sortit pas toujours indemne de périodes de scandales, d’angoisses et de souffrance. Il ne verra pas son sacre suprême, le seul Oscar de sa carrière lui étant décernée à titre posthume. Peter George Frederick Ingle Finch est né le 28 septembre 1916, à Londres. Il est issu d’une liaison adultérine entre Alicia officiellement épouse d’un alpiniste réputé George Ingle-Finch et un major écossais. Le bourlingueur Élevé aux Indes britanniques, il part en Australie où il travaille comme rédacteur au Sydney Sun et fait ses débuts comme acteur de théâtre. Peter Finch s’enrôle dans l’armée australienne en 1941 et participe à la bataille de Darwin. Pendant son temps de guerre, il est autorisé à travailler à la radio, au théâtre et au cinéma. Il apparaît dans plusieurs courts-métrages de propagande. Il finit la guerre avec le grade de sergent. Après le conflit, il travaille beaucoup pour la radio et co-fonde le Mercury Theatre Company à Sydney. Il joue notamment dans A Son is born d’Eric Porter et La dernière Barricade d’Harry Watt. Remarqué par Laurence Olivier et Vivien Leigh en tournée en Australie en 1948, il est invité à l’Old Vic Company où il joue plusieurs pièces de Shakespeare et Molière mais aussi The White Falcon, The Damascus Blade de Bridget Boland et Captain Carvallo de Denis Cannan. Il ne retournera plus en Australie. L'aventurier exotique Peter Finch fait sensation en acteur meurtrier dans Train du Destin de Basil Dearden. Il incarne à merveille les aventuriers dans des productions exotiques ou en costumes. Il est ainsi un prisonnier de guerre australien dans Le Cheval de Bois de Jack Lee, un soldat polonais dans L’Histoire des Minniver d’H.C. Potter le shérif de Nottingham dans Robin des Bois et ses joyeux compagnons de Ken Annakin, un riche planteur dans La piste des éléphants de William Dieterle, le comte de Ville dans L’Armure noire qui s’oppose au prince Edouard d’Angleterre (Errol Flynn), le cruel Flambeau dans Détective du bon dieu face à Alec Guinness. On retient surtout de cette époque son rôle émouvant auprès de Virginia McKenna dans Ma Vie commence en Malaisie où ils vivent une vibrante histoire d’amour pendant leur détention dans un camp japonais. Il obtient le BAFTA du meilleur acteur en 1955 pour sa prestation. En 1959, Au risque de se perdre de Fred Zinnemann assoit sa notoriété sur le plan international, il y incarne le docteur Fortunati, brillant chirurgien dans la brousse africaine troublé par la présence la jolie religieuse sœur Luc interprétée par Audrey Hepburn qu’il soigne de la tuberculose. On le retrouve aux quatre coins du monde dans Au péril de sa vie avec Angie Dickinson, Judith auprès de Sophia Loren et dans l'équipage du Vol du Phoenix de Robert Aldrich auprès de James Stewart. Des rôles complexes En 1967, John Schlesinger va apporter un tournant important dans sa carrière. Il le dirige dans le drame Loin de la foule déchaînée où il est le riche voisin de Bathsheba, incarnée par Julie Christie, femme belle et libre courtisée par trois hommes. Puis en 1970, le cinéaste fait de Peter Finch un médecin juif homosexuel dans Un dimanche comme les autres où il dispute à sa femme Glenda Jackson les faveurs d’un bellâtre joué par Murray Head. Un fameux baiser gay scandalise les milieux bien pensants. Bien qu’hétérosexuel, Finch avait déjà incarné Oscar Wilde dans une reconstitution scrupuleuse du procès de l’écrivain. Dans Network de Sidney Lumet, Peter Finch joue un journaliste qui pour rebooster son audimat annonce son futur suicide. Ce rôle lui permet d’être nominé pour l’Oscar. Malheureusement, l’acteur succombe à une crise cardiaque le 14 janvier 1977 et l’Oscar lui est attribué à titre posthume. Peu de temps avant son décès, il bouclait le tournage de son dernier film Raid sur Entebbe dans lequel il interprète le premier ministre israélien Yitzhak Rabin. Une vie sentimentale mouvementée Peter Finch avait la réputation de coureur de jupons auprès de Kay Kendall, Mai Zetterling et Shirley Bassey entre autres. Son penchant pour l’alcool était également de notoriété publique. Il s’est mariée trois fois avec Tamara, puis la romancière Yolande Turnbull-Turner, la mère du future producteur Charles et de Samantha et en 1973 d’Eletha Barrett d’origine jamaïcaine qui lui donnera une fille Diana et restera à ses côtés jusqu’à sa disparition. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec John Schlesinger |
1938 : Dad and Dave Come to Town de Ken G. Hall 1939 : Mr. Chedworth Steps Out de Ken G. Hall 1940 : Come up smiling de William Freshman 1941 : The Power and the Glory de Noel Monkman 1944 : Red Sky at Morning d’Hartney J. Arthur 1944 : The Rats of Tobruk de Charles Chauvel 1946 : A Son Is Born d’Eric Porter 1949 : La dernière Barricade (Eureka Stockade) d’Harry Watt 1949 : Train du Destin (Train of Events), « The Actor » de Basil Dearden 1950 : L'Histoire des Miniver (The Miniver Story) de H.C. Potter 1950 : Le Cheval de Bois (The Wooden Horse) de Jack Lee 1952 : Robin des Bois et ses joyeux compagnons (The Story of Robin Hood) de Ken Annakin 1952 : Gilbert et Sullivan (The Story of Gilbert and Sullivan) de Sidney Gilliat 1953 : Le fond du problème (The Heart of the Matter) de George More O’Ferrall 1954 : La Piste des éléphants (Elephant Walk) de William Dieterle 1954 : Détective du bon Dieu (Father Brown) de Robert Hamer 1954 : Passage Home de Roy Ward Baker 1955 : L'Armure noire (The Dark Avenger) d’Henry Levin 1955 : Joséphine et les hommes (Josephine and Men) de Roy Boulting 1955 : Simon et Laura (Simon and Laura) de Muriel Box 1955 : Ma vie a commencé en Malaisie (A Town Like Alice) de Jack Lee 1955 : Passage Home de Roy Ward Baker 1956 : La Bataille du Rio de la Plata (The Battle of the River Plate) de M. Powell et E. Pressburger 1956 : Le voyageur des plaines (The Shiralee) de Leslie Norman 1957 : À Main armée (Robbery under Arms) de Jack Lee 1957 : Alerte en Extrême Orient (Window’s Way) de Ronald Neame 1958 : Opération Amsterdam (Operation Amsterdam) de Michael McCarthy 1959 : Au risque de se perdre (The Nun's Story) de Fred Zinnemann 1960 : L'Enlèvement de David Balfour (Kidnapped) de Robert Stevenson 1960 : Le Procès d’Oscar Wilde (The Trials of Oscar Wilde) de Ken Hughes & Irving Allen 1960 : Au péril de sa vie (The Sins of Rachel Cade) de Gordon Douglas 1961 : Pas d’amour pour Johnny (No Love for Johnnie) de Ralph Thomas 1962 : Choc en retour (I thank a fool) de Robert Stevens 1962 : Les chemins de la vengeance (In the Cool of the Day) de Robert Stevens 1964 : La Fille aux yeux verts (Girl with Green Eyes) de Desmond Davis 1964 : Le Mangeur de citrouilles (The Pumpkin Eater) de Jack Clayton 1964 : Les premiers Hommes dans la lune (First Men in the Moon) de Nathan Juran 1965 : Le Vol du Phénix (The Flight of the Phoenix) de Robert Aldrich 1966 : Dix heures et demie du soir en été (10:30 P.M. Summer) de Jules Dassin 1966 : Judith (Judith) de Daniel Mann 1966 : Come Spy with me de Marshall Stone 1967 : Loin de la foule déchaînée (Far from the Madding Crowd) de John Schlesinger 1968 : Le Démon des femmes (The Legend of Lylah Clare) de Robert Aldrich 1969 : La Tente rouge (Krasnaya palatka) de Mikhail Kalatozov 1971 : Un dimanche comme les autres (Sunday bloody sunday) de John Schlesinger 1972 : Something to hide d’Alastair Reid 1973 : Les Horizons perdus (Lost horizon) de Charles Jarrott 1973 : Les Rapaces du Troisième Reich (England made me) de Peter Duffell 1973 : L’Affaire Nelson (Bequest to the Nation) de James Cellan Jones 1974 : The Abdication d’Anthony Harvey 1976 : Main basse sur la télévision (Network) de Sidney Lumet 1977 : Raid sur Entebbe (Raid on Entebbe) d’Irvin Kershner Filmographie de Peter FINCH | |
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