| Charles FARRELL | ||
| Acteur américain | ||
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Bien que Charles Farrell a toujours eu la réputation d’un homme modeste, il s’est très tôt montré sûr de son pouvoir de séduction. Dans une de ses rares interviews, il déclarait : «J’ai toujours su que j’allais devenir une vedette de cinéma. Je n’ai jamais vendu un billet au théâtre mais j’ai regardé les clients dans les yeux en pensant : « Un jour, cette personne viendra au cinéma pour voir Charlie Farrell». Charles Farrell est né le 9 Août 1900 à Walpole dans le Massachussets. Son père est un conducteur de tramway et sa mère est femme au foyer. Détail amusant, quand Estelle Farrell a senti qu’elle était sur le point d’accoucher, elle a pris une chambre dans la Fuller Taverne mais la chambre était trop froide. Un voisin de l’hôtel lui a donc gentiment prêté sa chambre pour pouvoir mettre au monde le petit Charles David. La famille de Charlie est d’origine irlandaise. Le père exerce tous les métiers de vendeur de journaux à serveur dans un restaurant. Charlie, pour gagner sa vie, balaie les ordures devant un théâtre et rêve de devenir une star de cinéma. Son père l’inscrit à l’université de Boston dans l’espoir qu’il soit dentiste mais Farrell se contente de décrocher un diplôme de commerce avant de partir sur les routes avec une troupe itinérante. Un athlète complet Arrivé en Californie en 1923, il fait de la figuration dans La Flétrissure avec Pola Negri, Quasimodo avec Lon Chaney, Rosita avec Mary Pickford et Les dix commandements de Cecil B. DeMille, un début de carrière aux cotés des plus grands! En 1925, il signe avec la Fox Films et sera rapidement prêté à Paramount pour le film épique historique In Old Ironsides aux côtés d’Esther Ralston et Wallace Beery. Sa performance de matelot naïf est exceptionnelle, et marque la naissance d’un héros de cinéma athlétique et musclé, mais en même temps, naïf et tendre. La Fox se hâte de récupérer Farrel et propose de donner la réplique à Janet Gaynor dans L’Heure suprême de Frank Borzage. Ce film marque les débuts d’une belle collaboration avec sa partenaire dans un chapelet de chefs-d’œuvres romantiques comme L’Ange de la Rue, La Femme au Corbeau ou Lucky Star. Le couple Farrell-Gaynor Lors de la cérémonie des Oscars de 1929, Janet Gaynor remporte la statuette de la meilleure actrice et Frank Borzage celui du meilleur réalisateur. Farrell n’aura jamais la chance d’un tel hommage mais cela n’enlève rien à sa valeur. Il se montre époustouflant dans City Girl du magique réalisateur F.W. Murnau. Le couple romantique Farrell-Gaynor prolonge sa passion hors caméras jusqu’en 1929, année du mariage de Janet avec le procureur Jesse Lydell Peck. Charles et Janet resteront malgré tout très amis. L’acteur se marie à son tour en février 1931 avec l’actrice Virginia Valli qui abandonne sa carrière pour se consacrer à son mari. Parents d’une fille Priscilla, ils resteront unis jusqu’au décès de Virginia en 1968. En 1929, Charlie et Janet passent avec brio le test micro. Dans les premiers films sonores, on a non seulement le plaisir de les entendre parler mais aussi chanter et danser dans Sunnyside up et High Society Blues, des comédies stupides mais au charme désuet qui remplissent les salles. Alors que les symboles de virilité agressive de Clark Gable et James Cagney font recette, Farrell se trouve un peu dépassé. Il est temps de changer de registres. Sa marque de fabrique sera le héros viril et tendre. Changement de cap Étonnamment, la popularité de Charlie ne s’est jamais démentie. Il retrouve à plusieurs reprises Janet Gaynor dans La Petite Anne-Marie, Tess au Pays des Tempêtes et Première année, mais donne aussi la réplique à Elissa Landi dans Body and Soul, Rose Hobart dans Liliom et Marian Nixon dans After Tomorrow où il retrouve également son metteur en scène Frank Borzage. Sa carrière à Fox se termine brusquement en 1932 quand il refuse un rôle dans The Face in the Sky que jouera Spencer Tracy. Farrell tourne quelques films médiocres mais se voit confier comme partenaire Bette Davis dans The Big Shakedown. En 1934, il est rappellé par la Fox pour une dernière romance avec Janet Gaynor, Premier Amour. Farrell résilie définitivement son contrat avec la Fox. Ses raisons étaient au demeurant plus personnelles : il est l’objet d’une terrible bataille juridique livrée par son épouse Virginia Valli Farrell, qui avait découvert l’une de ses aventures extraconjugales. Il se rend à Londres et travaille en indépendant sur quelques films britanniques. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, il abandonne sa carrière cinématographique pour entrer dans la Marine sous le nom et le grade de lieutenant-commandant Marshall Beebe. Quand Farrell rentre chez lui en 1945, ses cheveux sont devenus gris. Il quitte définitivement les milieux du cinéma après The Deadly Game de Phil Rosen pour se lancer dans les affaires. Avec son ami Ralph Bellamy, il crée le Palm Springs Racquet Club qui devient l’endroit le plus fréquenté par les étoiles d’Hollywood. Pour le récompenser de l’éclairage donné par l’acteur à la station balnéaire, il occupe le poste de maire de Palm Springs pendant six ans. Un homme d’affaires avisé Dans les années cinquante, il reprend du service pour le petit écran où il incarne Vern Albright dans l’émission télévisée My little Margie avec Gale Storm. Celle-ci dira de Charles Farrell qu’il était l’homme le plus prévenant qu’elle a jamais connu dans sa vie et qu’il n’y avait aucune vanité chez lui. Un peu plus tard, il animera son propre show télévisé mais s’efface devant ses invités. Charles vend le Racquet Club en 1959 pour un gros profit mais ce mouvement d’affaires était surtout guidé par un sentiment de profonde dépression qui a duré jusqu’à la fin de ses jours. Au fil des ans, il est devenu de plus en plus solitaire, ne fait des apparitions publiques que si Janet Gaynor était à ses côtés et lorsque Janet disparaît en 1984, il vit en reclus. Lorsque Charlie meurt d’une crise cardiaque dans sa propriété de Palm Springs, le 6 mai 1990, il est enterré dans le cimetière de Murray Welwood à côté de Virginia Valli Farrell. Selon son dernier souhait, ses gardiens l’ont enterré, puis ont annoncé son décès à la presse qu’une semaine plus tard. Charlie est mort en croyant qu’il était seul et oublié. Pourtant, maintes et maintes fois, les spectateurs sont séduits par la magie de sa présence à l’écran, tranchant par sa bonne personne avec la candeur de Janet Gaynor et la perversité de Mary Duncan, ses meilleures partenaires de sa grande époque. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Janet Gaynor et Frank Borzage |
1923 : La Flétrissure (The Cheat) de George Fitzmaurice (non crédité) 1923 : Quasimodo (The Hunchback of Notre Dame) de Wallace Worsley 1923 : Rosita, chanteuse des rues (Rosita) d’Ernst Lubitsch 1923 : L’Opinion publique (A Woman of Paris) de Charles Chaplin 1923 : Les dix Commandements (The Ten Commandments) de Cecil B. DeMille 1924 : Le Lit d’or (The Golden Bed) de Cecil B. DeMille 1925 : Wings of Youth d’Emmett J. Flynn 1925 : The Love Hour d’Herman C. Raymaker 1925 : Vive le sport ! (The Freshman) de Fred C. Newmeyer et Sam Taylor 1925 : Clash of the Wolves de Noel M. Smith 1925 : The Gosh-darn Mortgage d'Edward F. Cline (cm) 1926 : Sandy (Sandy) d’Harry Beaumont 1926 : A Trip to Chinatown de Robert P. Kerr 1926 : Vaincre ou mourir (Old Ironsides) de James Cruze 1927 : L'Heure suprême (Seventh Heaven) de Frank Borzage 1927 : The Rough Riders de Victor Fleming 1928 : L'Ange de la rue (Street Angel) de Frank Borzage 1928 : L’insoumise (Fazil) de Howard Hawks 1928 : La Danse rouge (The Red Dance) de Raoul Walsh 1929 : L'Isolé (Lucky Star) de Frank Borzage 1929 : La Femme au corbeau (The River) de Frank Borzage 1929 : La vie en rose (Sunnyside Up) de David Butler 1929 : La Bru (City Girl) de Friedrich Wilhelm Murnau 1929 : Happy Days de Benjamin Stoloff 1930 : High Society Blues de David Butler 1930 : Song of Soho de Larry Lachman 1930 : Liliom (Liliom) de Frank Borzage 1930 : Princess and the Plumber d’Alexander Korda 1930 : Hors du Gouffre (The Man who came back) de Raoul Walsh 1930 : Body and soul d’Alfred Santell 1931 : La petite Anne-Marie (Merrily Mary Ann) d’Henry King 1931 : Heartbreak d’Alfred L. Werker 1931 : Délicieuse (Delicious) de David Butler 1932 : After Tomorrow de Frank Borzage 1932 : Première année (The First Year) de William K. Howard 1932 : Fille farouche (Wild girl) de Raoul Walsh 1932 : Tess au Pays des Tempêtes (Tess of the Storm Country) d’Alfred Santell 1932 : The sSare Room de Redd Davis (cm) 1933 : The Stolen Necklace de Leslie S. Hiscott 1933 : Charmeuse d’hommes (Aggie Appleby, maker of men) de Mark Sandrich 1933 : La Dame sans logis (Girl Without a Room) de Ralph Murphy 1934 : L'amour triomphe ou Drame à Hollywood (Falling in Love) de Monty Banks 1934 : Premier Amour (Change of heart) de John G. Blystone 1934 : The Big Shakedown de John Francis Dillon 1934 : Premier amour (Change of Heart) de John G. Blystone 1935 : Forbidden Heaven de Reginald Barker 1935 : Flying Youth d’Hamilton MacFadden 1936 : Sonate au clair de lune (Moonlight Sonata) de Lothar Mendes 1936 : Le Collier de rubis (Treachery on the High Seas) d'Emil E. Reinert 1936 : The Flying Doctor de Miles Mander 1937 : Midnight menace de Michael Hankinson & Sinclair Hill 1938 : Le Rayon du Diable (Flight to Fame) de Charles C. Coleman 1938 : La Vie en rose (Just Around the Corner) d'Irving Cummings 1938 : Descente en vrille (Tail Spin) de Roy Del Ruth 1941 : The Deadly Game de Phil Rosen 1960 : Too Young to Love de Muriel Box Filmographie de Charles FARRELL | |
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