| Tony CURTIS | ||
| Acteur américain | ||
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Grand play boy de la Universal, Tony Curtis est entré dans la légende avec son rôle de travesti dans Certains l'aiment chaud. Aussi brillant en prince des mille et une nuit qu'en victime ou centurion romain, il a surtout marqué de son empreinte avec humour les meilleures comédies hollywoodiennes. De son vrai nom Bernard Schwartz, Tony Curtis voit le jour le 3 juin 1925 dans le Bronx. Fils d’un tailleur juif d'origine hongroise et d'une mère instable et schizophrène, il grandit aux côtés de ses deux frères cadets Julius et Robert. Son enfance est marquée par la violence de sa mère, le placement en institution de Robert et la mort de Julius heurté par un camion. Le gamin du Bronx accumule les mauvaises fréquentations, se fait arrêter pour des vols et placer en centre de redressement. C'est là qu'il découvre le théâtre et le cinéma et désire à son tour briller sur les écrans. Pendant la seconde guerre mondiale, il sert dans l'US Navy dans un ravitailleur de sous-marins et grâce à une bourse allouée aux anciens combattants, s'inscrit dans un cours d'art dramatique à New York. Une carrière à Universal Repéré par le talent scout Bob Goldstein, il signe un contrat à la Universal en 1948 et souhaitant masquer ses origines juives, il s'inspire d'un ancêtre Kertesz pour devenir Anthony puis Tony Curtis. Il fait de la figuration dans Pour toi j'ai tué de Robert Siodmak et trouve son premier vrai rôle dans Winchester 73 d'Anthony Mann aux côtés de James Stewart. D'une physionomie remarquable, ce beau brun aux yeux lumineux fait admirer son physique athlétique dans les aventures orientales Le voleur de Tanger et Le Fils d’Ali Baba. Il rencontre l'actrice Janet Leigh sur le tournage d'Houdini, le grand magicien et l'épouse le 4 juin 1951. Couple phare des studios Universal, ils ont deux futures actrices Kelly Curtis en 1956 et Jamie Lee Curtis en 1958. Il devient une grande vedette en s'associant à Burt Lancaster et Gina Lollobrigida sur le Trapèze de Carol Reed. En 1957, il campe le minable attaché de presse sans scrupule Sidney Falco dans Le grand Chantage d’Alexander Mackendrick où il retrouve Burt Lancaster. Le séduisant jeune premier est choisi par Kirk Douglas pour être son partenaire dans le fastueux film d’aventures Les Vikings de Richard Fleischer. où il donne à nouveau la réplique à Janet Leigh. Toujours séduisant dans le domaine de la comédie, il tourne Vacances à Paris sous la direction de Blake Edwards qui l'oppose à Cary Grant dans Opération Jupons. Il est nominé à l'Oscar pour son thriller anti-raciste La Chaîne de Stanley Kramer où il a pour compagnon d'évasion Sidney Poitier. Certains l’aiment chaud Déjà au sommet de sa popularité, ce chouchou de la gent féminine rencontre un maître de la comédie Billy Wilder pour Certains l’aiment chaud. Aux côtés de Jack Lemmon, il est contraint de se travestir pour intégrer un orchestre féminin où s'illustre Marilyn Monroe et échapper ainsi à des truands. Avec Janet Leigh, il monte une société de production et tourne avec elle Qui était donc cette dame ? de George Sidney. Il apparaît dans d'autres comédies moins réussies comme Les Pièges de Broadway et Le Roi des Imposteurs tous deux de Robert Mulligan. Il insiste pour incarner le poète Antoninus dans la superproduction Spartacus de Stanley Kubrick où il retrouve son partenaire-producteur Kirk Douglas. Il alterne les échecs comme Le dernier de la liste de John Huston, où il joue un rôle grimé ou Une Vierge sur Canapé avec les gros succès comme Taras Bulba de Jack Lee Thompson avec Yul Brynner et La grande course autour du Monde où il reforme son tandem avec Jack Lemmon. Afin de prouver ses talents dramatiques, il change totalement de registre en incarnant le tueur en série Albert De Salvo dans L’Étrangleur de Boston de Richard Fleischer, un personnage complexe inspiré de faits réels. Les scènes qui l'opposent à Henry Fonda sont d'une incroyable intensité. Amicalement votre Sa carrière en chute libre à la fin des années soixante, Tonv Curtis retrouve un second souffle à la télévision en incarnant Danny Wilde dans la série Amicalement vôtre aux côtés de Roger Moore, alias Brett Sinclair. Adorée des Français, la série ne séduit pas le public anglo-saxon et la série est vite interrompue. On le retrouve fugitivement dans des séries comme McCoy ou Vegas. Retiré du monde du spectacle, il sombre dans la dépression et la drogue. Il participe à l'évocation de l'âge d'or d'Hollywood, Le Dernier Nabab d'Elia Kazan tourne de nombreux sous-produits qui n'apportent rien à sa gloire. On peut le voir ainsi partager l'affiche aux côtés de Rock Hudson, Kim Novak et Liz Taylor dans Le Miroir se brisa, qui ressemble plus à une rencontre d’anciens qu'une œuvre de cinéma. Ce fils d’immigré qui n'a toujours compté que son caractère et sa volonté aurait mérité une meilleure sortie. Après Janet Leigh dont il divorce en 1962, Tony Curtis à été marié cinq autres fois avec Christine Kaufmann, mère de deux enfants de 1963 à 1968, Leslie de 1968 à 1982 avec qui il a eu deux autres enfants, Andria Savio de 1984 à 1992, Lisa Deutsch de 1993 à 1994 et Jill Vandenberg, depuis 1998, sa dernière épouse de 45 ans sa cadette. Tony Curtis succombe à une crise cardiaque le l9 septembre 2010 à Las Vegas, à l'âge de 85 ans. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Billy Wilder et Marilyn Monroe |
1949 : Pour toi j'ai tué (Criss Cross) de Robert Siodmak 1949 : Graine de faubourg (City across the River) de Maxwell Shane 1949 : Johnny le mouchard (Johnny Stool Pigeon) de William Castle 1949 : Une femme joue son bonheur (The Lady Gambles) de Michael Gordon 1949 : Take One False Step de Chester Erskine 1949 : How to Smuggle a Hernia Across the Border de Jerry Lewis (cm) 1950 : Winchester '73 d’Anthony Mann 1950 : Francis, le mulet qui parle (Francis) d’Arthur Lubin 1950 : J'étais une voleuse (I Was a Shoplifter) de Charles Lamont 1950 : Sierra d’Alfred E. Green 1950 : Kansas en feu (Kansas Raiders) de Ray Enright 1951 : Le Voleur de Tanger (The Prince Who Was a Thief) de Rudolph Maté 1952 : Flesh and Fury de Joseph Pevney 1952 : No Room for the Groom de Douglas Sirk 1952 : Le Fils Baba (Son of Ali Baba) de Kurt Neumann 1953 : Houdini le grand magicien (Houdini) de George Marshall 1953 : The All American de Jesse Hibbs 1953 : Double Filature (Forbidden) de Rudolph Maté 1953 : La Patrouille infernale (Beachead) de Stuart Heisler 1954 : Le Chevalier du roi (The Black Shield of Falworth) de Rudolph Maté 1954 : Les Bolides de l'enfer (Johnny Dark) de George Sherman 1955 : La police était au rendez-vous (Six Bridges to Cross) de Joseph Pevney 1955 : Ça c'est Paris (So This Is Paris) de Richard Quine 1955 : Le Cavalier au masque (The Purple Mask) de H. Bruce Humberstone 1955 : Les Années sauvages (The Rawhide Years) de Rudolph Maté 1955 : La Jungle des hommes de Jerry Hopper 1956 : Trapèze (Trapeze) de Carol Reed 1957 : L'Extravagant Monsieur Cory (Mister Cory) de Blake Edwards 1957 : Rendez-vous avec une ombre (The Midnight Story) de Joseph Pevney 1957 : Le Grand Chantage (Sweet Smell of Success) de Alexander Mackendrick 1958 : Les Vikings (The Vikings) de Richard Fleischer 1958 : La Chaîne (The Defiant Ones) de Stanley Kramer 1958 : Les Diables au soleil (Kings Go Forth) de Delmer Daves 1958 : Vacances à Paris (The Perfect Furlough) de Blake Edwards 1959 : Certains l'aiment chaud (Some Like It Hot) de Billy Wilder 1959 : Opération jupons (Operation Petticoat) de Blake Edwards 1960 : Qui était donc cette dame ? (Who Was That Lady?) de George Sidney 1960 : Spartacus (Spartacus) de Stanley Kubrick 1960 : Pepe (Pepe) de George Sidney 1960 : Les Pièges de Broadway (The Rat Race) de Robert Mulligan 1961 : Le Roi des imposteurs (The Great Impostor) de Robert Mulligan 1961 : Le Héros d’Iwo Jima (The Outsider) de Delbert Mann 1962 : Tarass Boulba de J. Lee Thompson 1962 : Des ennuis à la pelle (40 Pounds of Trouble) de Norman Jewison 1963 : Le Dernier de la liste (The List of Adrian Messenger) de John Huston 1963 : Le Combat du capitaine Newman (Captain Newman, M.D.) de David Miller 1964 : Deux têtes folles (Paris, When It Sizzles) de Richard Quine 1964 : Au revoir, Charlie (Goodbye Charlie) de Vincente Minnelli 1964 : La mariée a du chien (Wild and Wonderful) de Michael Anderson 1964 : Une Vierge sur canapé (Sex and the Single Girl) de Richard Quine 1965 : La Grande Course autour du monde (The Great Race) de Blake Edwards 1965 : Boeing Boeing (Boeing (707) Boeing (707)) de John Rich 1966 : La Chambre des horreurs (Chamber of Horrors) de Hy Averback 1966 : Deux minets pour Juliette ! (Not with My Wife, You Don't!) de Norman Panama 1966 : Drop Dead Darling (Arrivederci baby) de Ken Hughes 1967 : Comment réussir en amour sans se fatiguer (Don't Make Waves) d’A. Mackendrick 1967 : La Ceinture de chasteté (La Cintura di castita) de Pasquale Festa Campanile 1968 : L'Étrangleur de Boston (The Boston Strangler) de Richard Fleischer 1969 : Gonflés à bloc (Monte Carlo or Bust) de Ken Annakin 1970 : Les Baroudeurs (You Can't Win 'Em All) de Peter Collinson 1970 : Trois Réservistes en java (Suppose They Gave a War and Nobody Came?) d’Hy Averback 1975 : Lepke, le caïd (Lepke) de Menahem Golan 1976 : Le Dernier Nabab (The Last Tycoon) de Elia Kazan 1976 : Treize femmes pour Casanova (Casanova and co) de Franz Antel 1977 : Sextette (Sextette) de Ken Hughes 1978 : The Bad News Bears Go to Japan de John Berry 1978 : Le Faiseur d’épouvantes (The Manitou) de William Girdler 1979 : Title Shot de Les Rose 1980 : Deux affreux sur le sable (It Rained All Night the Day I Left) de Nicolas Gessner 1980 : Le miroir se brisa (The Mirror Crack'd) de Guy Hamilton 1980 : La Puce et le Grincheux (Little Miss Marker) de Walter Bernstein 1982 : Othello, el comando negro de Max-Henri Boulois 1983 : Brainwaves de Ulli Lommel 1983 : Balboa (Rich & Powerful) de James Polakof 1984 : Where Is Parsi? d’Henri Helman 1985 : Une nuit de réflexion de Nicolas Roeg 1986 : Club Life de Norman Thaddeus Vane 1986 : Banter d’Hervé Hachuel 1988 : Le Passager - Welcome to Germany de Thomas Brasch 1989 : L'Homme homard venu de Mars (Lobster Man from Mars) de Stanley Sheff 1989 : Walter & Carlo i Amerika de Jarl Friis-Mikkelsen et Ole Stephensen 1991 : Prime Target de David Heavener et Phillip J. Roth 1992 : Le Complot de l’Araignée (Center of the Web) de David A. Prior 1993 : Momie la Résurrection (The Mummy Lives) de Gerry O'Hara 1993 : Naked in New York de Daniel Algrant: Carl Fisher 1995 : La Guerre du phrax (The Immortals) de Brian Grant 1997 : Les Professionnels 2 (Hardball) de George Erschbammer 1997 : Brittle Glory de Stewart Schill 1998 : Louis & Frank d’Alexandre Rockwell 1998 : Stargames de Greydon Clark 1999 : Les Adversaires (Play It to the Bone) de Ron Shelton 2002 : Reflections of Evil de Damon Packard 2008 : David & Fatima d’Alain Zaloum Télévision : 1960 : The Young Juggler de Ted Post 1971 : Amicalement vôtre… (The Persuaders!) de Robert S. Baker 1973 : The Third Girl from the Left de Peter Medak 1975 : Le Comte de Monte-Cristo (The Count of Monte Cristo) de David Greene 1975 : McCoy de Dean Hargrove & Richard Quine 1978 : The Users de Joseph Hardy 1980 : The Scarlett O'Hara War de John Erman 1981 : Inmates, a Love Story de Guy Green 1981 : Un Visage qui vaut de l’or (The Million Dollar Face) de Michael O’Herlihy 1982 : Portrait of a Showgirl de Steven Hilliard Stern 1985 : Half Nelson d’Arthur Allan Seideman 1986 : Mafia Princess de Robert L. Collins 1986 : Meurtre en trois actes (Murder in Three Acts) de Gary Nelson 1989 : Charlie (Charlie) de Jack Bender 1989 : Les Aventures de Tarzan à New York (Tarzan in Manhattan) de Michael Schulz 1990 : Thanksgiving (Thanksgiving Day) de Gino Tanasescu 1992 : Une Famille formidable (Christmas in Connecticut) d’Arnold Schwarzenegger 1994 : Bandit: Beauty and the Bandit d’Hal Needham 2005 : La Star de la famille (Hope & Faith), « Jack’s Back » de Jerry Zaks 2005 : Les Experts: Las Vegas (CSI: Las Vegas, Grave Danger) de Quentin Tarantino Filmographie de Tony CURTIS |
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