| Alan CURTIS | ||
| Acteur américain | ||
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Beau gosse des années trente, Alan Curtis a promené sa silhouette alerte et souvent sa fine moustache dans une vingtaine de films en vedette sous la direction de Sternberg, Walsh et Douglas Sirk. Le dur à cuire a incarné à deux reprises le personnage de Philo Vance, détective imaginé par S. S. Van Dine. Alan Curtis, de son vrai nom Harry David Ueberroth est né le 24 juillet 1909 à Chicago de Christopher Henry et Ottilie Ueberroth. Séduisant jeune premier à la fine moustache, il débute comme mannequin pour des magazines et des publicités dans la presse locale. Remarqué par Hollywood, il fait quelques figurations au cinéma comme reporter, gardien, télégraphiste ou co-pilote sans être crédité au générique. Un parcours chaotique Surtout à l’aise dans le film policier, Alan Curtis est apparu dans des comédies musicales comme Sur les Ailes de la Danse avec Fred Astaire et Ginger Rogers ou Hollywood Cavalcade, en Technicolor auprès d’Alice Faye et Don Ameche. Il obtient un rôle plus important auprès de Spencer Tracy et Joan Crawford dans Mannequin de Frank Borzage. Il joue l’un des rôles principaux d’Au Service de la Loi de Josef von Sternberg auprès de Wallace Beery et Laraine Day. Il trouve le rôle mémorable de Babe Kosak, l’un des acolytes du bandit Roy Earle incarné par Humphrey Bogart dans La Grande Évasion de Raoul Walsh en 1941. Malgré cette prestation remarquée, il n’obtient que des rôles secondaires dans Deux Nigauds soldats avec Abbott et Costello, We go Fast, Remember Pearl Harbor avec Red Don Barry. Les scènes où il apparaît auprès de Tyrone Power dans Arènes sanglantes sont supprimées au montage et celles où il donne la réplique à Gloria Jean, en remplacement de John Garfield dans Flesh and Fantasy de Duvivier subissent le même sort. Ses séquences feront l’objet du mélodrame Destiny complété par Reginald Le Borg. Des rôles de victimes du destin Les meilleures prestations d’Alan Curtis pendant la guerre restent sa composition du musicien Franz Schubert dans Rêve d’Amour, celle du résistant Karel Vavra auteur de l’attentat contre Heydrich dans Hitler’s Madman de Douglas Sirk, le capitaine accusé de trahison dans Rencontre à Londres où il reçoit l’aide d’une chanteuse de cabaret française interprétée par Michèle Morgan, le soldat John Harbison dans Gung Ho ! de Ray Enright auprès de Randolph Scott et surtout l’ingénieur Scott Anderson victime d’une machination autour de l’assassinat de sa femme dans Des Mains qui tuent de Robert Siodmak. Dans la seule année 1945, sortent sur les écrans cinq films de Curtis, majoritairement des séries B policières (Voyez mon Avocat), des westerns (Les quatre Bandits de Coffeyville où il incarne Emmett Dalton) et des comédies en costume (Show Boat en furie). Une vie maritale dense En bon séducteur, Alan Curtis a été marié cinq fois. De sa première épouse Gwen Herman, on ne sait pratiquement rien. Il épouse l’actrice Priscilla Lawson le 14 novembre 1937 dont il divorce en 1940. Il est brièvement uni entre 1941 et 1942 avec Ilona Massey, sa partenaire de Rêve d’Amour puis il fait un mariage éclair avec le mannequin Sandra Lucas de 1946 à 1949. Sa cinquième union avec l’ancienne danseuse de revue, amie proche d’Eva Peron ne dure que du 21 novembre 1950 à son divorce en 1951. On retrouve Alan Curtis en tête d’affiche de deux films de Philo Vance, Gamble et Secret Mission et dans le western banal La Vallée enchantée, en indien Jeune Aigle dans Apache Chief avant de terminer sa carrière en Europe dans Les Pirates de Capri face à Louis Hayward et Terre de Violence et Ombres sur Naples réalisé par l’allemand Hans Wolff. Une fin prématurée Le 28 janvier 1953, Alan Curtis doit subit une petite opération rénale à Manhattan. Alors qu’il se remet de son intervention, il est pris d’un malaise cardiaque. Alors qu’il semble sorti d’affaire, il est atteint cinq jours plus tard d’un nouveau malaise et décède le 2 février 1953 dans son appartement de New York. Il n'avait que 43 ans. Il repose dans le caveau familial Ueberroth à Skokie, dans l'Illinois. Son étoile sur Hollywood Boulevard est dévoilée le 8 février 1960. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Joan Crawford |
1936 : The Witness Chair de George Nichols Jr 1936 : Undersea Kingdom de B. Reeves Eason et Joseph Kane 1936 : The Last Outlaw de Christy Cabanne 1936 : Sur les Ailes de la Danse (Swing Time) de George Stevens 1936 : Walking on Air de Joseph Santley 1936 : Gardez-les sous les Verrous (Don't Turn 'em Loose) de Benjamin Stoloff 1936 : Without Orders de Lew Landers 1936 : One Live Ghost de Leslie Goodwins (cm) 1936 : Smartest Girl in Town de Joseph Santley 1936 : Sous les Ponts de New York (Winterset) d’Alfred Santell 1937 : Pas un Mot à ma Femme (Don't Tell the Wife) de Christy Cabanne 1937 : Les Démons de la Mer (Sea Devils) de Benjamin Stoloff 1937 : Crime en haute Mer (China Passage) d’Edward Killy 1937 : La Femme que j'aime (The Woman I Love) d’Anatole Litvak 1937 : Une femme jalouse (Between Two Women) de George B. Seitz 1937 : Bad Guy d’Edward L. Cahn 1937 : L'Espionne de Castille (The Firefly) de Robert Z. Leonard 1937 : Mannequin (Mannequin) de Frank Borzage 1938 : Yellow Jack de George B. Seitz 1938 : L'Ange impur (The Shopworn Angel) de Henry C. Potter 1938 : Le Duc de West Point (The Duke of West Point) d’Alfred E. Green 1939 : Burn 'Em Up O'Connor d’Edward Sedgwick 1939 : Au Service de la Loi (Sergeant Madden) de Josef von Sternberg 1939 : Nous irons à Paris (Good Girls Go to Paris) d’Alexander Hall 1939 : Hollywood Cavalcade d’Irving Cummings, Malcolm St. Clair 1940 : Quatre Fils (Four Sons) d’Archie Mayo 1941 : La Grande Évasion (High Sierra) de Raoul Walsh 1941 : Deux Nigauds soldats (Buck Privates) d’Arthur Lubin 1941 : Arènes sanglantes (Blood and Sand) de Rouben Mamoulian (scènes supprimées) 1941 : Rêve d’Amour (New Wine) de Reinhold Schünzel 1941 : We Go Fast de William C. McGann 1942 : Remember Pearl Harbor de Joseph Santley 1943 : Hitler's Madman de Douglas Sirk 1943 : Rencontre à Londres (Two Tickets to London) d’Edwin L. Marin 1943 : Symphonie loufoque (Crazy House) d’Edward F. Cline 1943 : Gung Ho! ('Gung Ho!) de Ray Enright 1944 : Les Mains qui tuent (Phantom Lady) de Robert Siodmak 1944 : La Revanche de l'Homme invisible (The Invisible Man’s Revenge) de Ford Beebe 1944 : Destiny de Reginald Le Borg et Julien Duvivier 1945 : Frisco Sal de George Waggner 1945 : Voyez mon Avocat (See My Lawyer) d’Edward F. Cline 1945 : Show Boat en furie (The Naughty Nineties) de Jean Yarbrough 1945 : Shady Lady de George Waggner 1945 : Les Quatre Bandits de Coffeyville (The Daltons Ride Again) de Ray Taylor 1946 : Inside Job de Jean Yarbrough 1946 : Flight to Nowhere de William Rowland 1946 : Renegade Girl de William Berke 1947 : Philo Vance's Gamble de Basil Wrangell 1947 : Philo Vance's Secret Mission de Reginald Le Borg 1948 : La Vallée enchantée (The Enchanted Valley) de Robert Emmett Tansey 1949 : Apache Chief de Frank McDonald 1949 : Les Pirates de Capri (I pirati di Capri) de Giuseppe Maria Scotese et Edgar G. Ulmer 1951 : Terre de Violence (Amore e sangue) de Marino Girolami 1951 : Ombres sur Naples (Schatten über Neapel) d’Hans Wolff Filmographie d'Alan CURTIS | |
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