Steve COCHRAN
 Acteur, producteur et réalisateur américain
Steve Cochran, grand gaillard qui a travaillé comme cowboy s’est illustré dans des westerns de séries B mais aussi dans le thriller où sa carrure et sa virilité ont fait merveille. Grand séducteur, il a surpris son monde en entrant dans l’univers d’Antonioni.
De son vrai nom Robert Alexander Cochran naît à Eureka, en Californie et grandit dans le Wyoming où son père est bûcheron. Jeune adolescent athlétique, il pratique l’athlétisme, le basket-ball à l’université du Wyoming qu’il quitte en 1937 pour tenter sa chance à Hollywood. Réformé pendant la seconde guerre mondiale pour un souffle au cœur, il met en scène et joue dans des pièces de théâtre dans divers camps militaires.
Gangster ou boxeur
Remarqué par Sam Goldwyn alors qu’il donne la réplique à Constance Bennett pendant une tournée théâtrale de Without Love en décembre 1943, il fait une première apparition dans Le Cabaret des étoiles de Frank Borzage. Il signe un contrat avec les studios RKO qui l’amène à Hollywood en 1945 pour tourner Un drôle de phénomène auprès de Danny Kaye. Il s’illustre surtout dans des rôles de tueurs comme la série des Boston Blackie où il interprète un tueur fou qui s’échappe d’un asile d’aliénés. Il retrouve Danny Kaye dans Le Laitier de Brooklyn et Si bémol et fa dièse. Emprunté par United Artists, il joue un gangster dans L’évadée d’Arthur Ripley, occupe un petit rôle dans Les Plus belles années de notre vie de William Wyler aux côtés de Virginia Mayo et croise Groucho Marx et Carmen Miranda dans Copacabana. Mais avec sa carrure imposante, le jeune acteur se voit surtout confier des rôles de gangsters et de boxeurs. En 1948, il met fin à son contrat. Steve Cochran retourne sur les planches à Broadway pour interpréter Shakespeare.
Les années Warner
Dès la fin des années quarante, Steve Cochran fait quelques apparitions à la télévision et ravive l’intérêt d’Hollywood en jouant avec Mae West une reprise de Diamond Lili à Broadway. Il rejoint la Warner Gros pour incarner Big Ed Somers, un homme de main de James Cagney dans L’Enfer est à lui où il retrouve Virginia Mayo. La Warner le fait essentiellement tourner dans des films noirs, donnant la réplique à Joan Crawford en amant gangster dans L’Esclave du gang, à Virginia Gray en saisissant criminel dans Le Témoin de la dernière heure, à Doris Day dans Ku Klux Klan, à Phyllis Thaxter dans L’Impasse de la Mort, à Ruth Roman dans Les Amants du Crime ou Ida Lupino dans Ici brigade criminelle. Son physique imposant en fait l’interprète idéal de westerns comme Dallas ville frontière avec Gary Cooper voire dans des films sportifs comme Les chevaliers du stade Michael Curtiz aux côtés de Burt Lancaster. Ses deux derniers films pour la Warner sont curieusement des films musicaux, Catherine et son Amant son sixième fim avec Virginia Mayo et Le Chant du Désert avec Kathryn Grayson. Sa composition de méchant dans Les Révoltés de Folsom Prison inpirera la chanson de Johnny Cash, Folsom Prison Blues.
Producteur et réalisateur
En 1953, il décide de créer sa propre maison de production, intitulée la Robert Alexander Productions. Il travaille alors en free-lance pour d’autres studios et tourne également pour la télévision. Il joue et produit Celui qu’on attendait plus de R. G. Springsteen avec Ann Sheridan. Il se rend à l’étranger et joue dans Scotland appelle FBI de Val Guest en Angleterre. Il séjourne sept mois en Italie pour tourner Le Cri de Michelangelo Antonioni avec malgré tout de sérieux différends entre le colosse qui joue un ouvrier et son réalisateur. Dans les années soixante, il est surtout présent à la télévision dans des épisodes des Incorruptibles, Route 66, Bus Stop, Le Virginien et Mr Broadway.
Malaise en mer
Coureur de jupons notoire, Steve Cochran a multiplié les conquêtes comme Mamie Van Doren. Il s’est marié avec Fay McKenzie de 1946 à 1954, Florence Lockwood, mère de sa fille Xandra, et Jonna Jensen qui sera sa veuve. En 1965, il retrute trois femmes mexicaines pour participer à un prochain film. Quelques jours après le début du voyage, le yacht a perdu l'un de ses deux mâts dans une tempête. Peu de temps après, Cochran tombe malade et succombe deux jours plus tard d’un œdème pulmonaire, le 15 juin 1965, à l'âge de 48 ans. Ses deux derniers films Mozambique de Robert Lynn et Tell me in the sunlight, furent exploités en salle après sa disparition. Dans cet ultime film, Steve Cochran put exercer ses multiples talents. Il en écrivit le scénario, le produisit, le dirigea, et enfin, s’octroya même un rôle.


FILMOGRAPHIE :

Avec M. Antonioni
1943 : Le Cabaret des étoiles (Stage door canteen) de Frank Borzage
1945 : Le Joyeux Phénomène (Wonder Man) d’H. Bruce Humberstone
1945 : La séduisante Senorita (The gay Senorita) d’Arthur Dreifuss
1945 : Boston Blackie Booked on Suspicion d’Arthur Dreyfuss
1945 : Boston Blackie’s Rendezvous d’Arthur Dreyfuss
1946 : Le Laitier de Brooklyn (The Kid from Brooklyn) de Norman Z. McLeod
1946 : L'Évadée (The Chase) d’Arthur Ripley
1946 : Les Plus Belles Années de notre vie (The Best Years of Our Lives) de W Wyler
1947 : Copacabana d’Alfred E. Green
1948 : Si bémol et Fa dièse (A Song is born) d’Howard Hawks
1949 : L'enfer est à lui (White Heat) de Raoul Walsh
1950 : Dallas, ville frontière (Dallas) de Stuart Heisler
1950 : Le Témoin de la dernière heure (Highway 301) d’Andrew L. Stone
1950 : L'Esclave du gang (The Damned don't cry) de Vincent Sherman
1950 : Ku Klux Klan (Storm Warning) de Stuart Heisler
1950 : Les Cadets de West Point (The West oint Story) de Roy Del Ruth
1951 : Les Tanks arrivent (The Tanks are coming) de D. Ross Lederman et Lewis Seiler
1951 : Les Révoltés de Folsom Prison (Inside the Walls of Folsom Prison) de Crane Wilbur
1951 : Le Chevalier du stade (Jim Thorpe, All-American) de Michael Curtiz
1951 : L'Impasse de la mort (Raton Pass) d’Edwin L. Marin
1951 : Les Amants du crime (Tomorrow is Another Day) de Felix E. Feist
1952 : L’étalon noir (The Lion and the Horse) de Louis King
1952 : Opération Secret (Operation Secret) de Lewis Seiler
1953 : Catherine et son amant (She's back on Broadway) de Gordon Douglas
1953 : Marais Maudits (Shark River) de John Rawlins
1953 : Rummerplatz der liebe de Kurt Neumann
1953 : La Chanson du Désert (The Desert Song) d’H. Bruce Humberstone
1953 : Le Justicier impitoyable (Back to God's Country) de Joseph Pevney
1954 : Ceux du voyage (Carnival Story) de Kurt Neumann
1954 : Ici brigade criminelle (Private Hell 36) de Don Siegel
1956 : Celui qu’on n’attendait plus (Come Next Spring) de R. G. Springsteen
1956 : Scotland Yard appelle FBI (The Weapon) de Val Guest et Hal Chester
1957 : Le Cri (Il Grido) de Michelangelo Antonioni
1957 : Calomnie (Slander) de Roy Rowland
1958 : Gangster numéro un (I, Mobster) de Roger Corman
1958 : Les Pillards du Kansas (Quantrill's Raiders) d’Edward Bernds
1959 : Le témoin doit être assassiné (The Big Operator) de Charles F. Haas
1959 : Les Beatniks (The Beat Generation) de Charles F. Haas
1961 : New Mexico (The Deadly Companions) de Sam Peckinpah
1963 : Le Jardin de mes amours (Of Love and Desire) de Richard Rush
1965 : Tell Me in the Sunlight de Steve Cochran
1965 : Le Secret de la Liste rouge (Mozambique) de Robert Lynn


Filmographie de Steve COCHRAN
 
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