| James CAGNEY | ||
| Acteur et réalisateur américain | ||
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Acteur de légende, James Cagney a surtout incarné les gangsters cruels, sournois et impitoyables dans une longue série de succès pour la Warner Bros. Malgré sa petite taille, il a illuminé par son jeu énergique, rapide et efficace et son talent des joyaux mythiques de Michael Curtiz, Raoul Walsh, Howard Hawks ou John Ford. Débuts au cabaret James Cagney voit le jour à New York, dans le quartier du Lower East Side, le 17 juillet 1899. Après la mort de son père, James Sr barman et boxeur amateur, James Cagney doit abandonner ses études commerciales pour aider sa mère, Carolyn d'origine norvégienne et ses trois frères et sours. Il effectue divers petits boulots puis débute dans le monde du spectacle comme décorateur de théâtre. Il fait sa première apparition sur scène déguisé en femme en 1919. Pendant six ans, il s'illustre au cabaret avec Frances William et décroche ses premiers rôles importants dans Outside looking in et Penny Arcade. Sa prestation dans cette dernière pièce est remarquée, et la société de production Warner Bros l'engage. Il épouse le 28 septembre 1922 Frances Vernon qui sera la compagne de sa vie et la mère de ses deux enfants. Les années Warner C'est à la Warner que James Cagney doit l'essentiel de sa carrière. La compagnie lui fait tourner une série de polars dans lesquels il incarne des gangsters sadiques. Sa gouaille, son débit rapide, son exubérance font merveille. Redoutable mufle dans L'ennemi public de William Wellman, il écrase un demi-pamplemousse sur le visage de Mae Clarke. Ce film lui assure le vedettariat. Goujat dans Tout au vainqueur de Roy del Ruth, il botte les fesses de Virginia Bruce dont il veut se débarrasser. Mais ce comédien fin et cultivé en a rapidement assez de se voir cantonner dans des rôles de brutes épaisses. Il obtient de pouvoir exercer ses talents de danseur à l'écran. Dans Prologue de Lloyd Bacon, il interprète le superbe ballet que Busby Berkeley règle sur le fameux thème Shangaï Li. Après avoir rompu son contrat avec la Warner, l'acteur interprète un film d'inspiration progressiste, Great guy de John G. Blystone, et une satire du star-system, Hollywood, Hollywood de Victor Schertzinger. Les fabuleuses années trente Retourné dans le giron du studio hollywoodien, il réussit à étoffer les personnages de gangsters qu'on lui confie de nouveau. Il joue avec nuance le rôle d'un meurtrier condamné à la chaise électrique dans Les anges aux figures sales de Michael Curtiz. À la demande de son ami prêtre joué par Pat O'Brien, le gangster Rocky se fait passer pour un lâche au moment de son exécution mais reprend le faciès intraitable du tueur juste après, sa véritable nature. Il se montre émouvant dans son interprétation d'un journaliste défendant les vertus de la presse dans À chaque aube je meurs de William Keighley. Et il joue à merveille un dentiste amoureux fou d'une chercheuse d'or interprétée par Rita Hayworth dans The strawberry blonde de Raoul Walsh. En 1942, il interprète Georges Cohan, une des grandes figures du music-hall américain, dans la comédie musicale cocardière La glorieuse parade de Michael Curtiz et décroche l'Oscar. Acteur indépendant Fort de ce succès, il décide de retrouver son indépendance, monte avec son frère William sa propre maison de production, et tente de gommer définitivement son image de brute en incarnant un clochard, artiste et humain, dans Johnny le vagabond de William K. Howard. Mais c'est encore avec la Warner qu'il trouve l'un de ses plus beaux rôles, celui d'un psychopathe, dans L'enfer est à lui de Raoul Walsh. Il brille aussi dans un mélo, Les pièges de la passion de Charles Vidor, dans le western La Loi de la Prairie de Robert Wise et s'amuse à interpréter le comédien Lon Chaney dans L'homme aux milles visages de Joseph Pevney. Il livre son dernier numéro de virtuose dans Un, deux, trois de Billy Wilder, une satire explosive qui s'en prend au système communiste et à l'arrivisme yankee. Passé avec un succès relatif à la réalisation en 1957 avec À deux pas de l'enfer, l'acteur est victime d'une première crise cardiaque en 1977 qui le prive de ses deux passions, le cheval et la danse. Le sublime acteur revient au grand écran en 1981, en interprétant un second rôle dans Ragtime de Milos Forman. James Cagney succombe à une crise cardiaque à New York, le 30 mars 1986. Il avait 86 ans. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Errol Flynn et Raoul Walsh |
1930 : Sinner's holiday de John G. Adolfi 1930 : Au seuil de l'enfer (The doorway to hell) d'Archie Mayo 1931 : Other men's woman de William A. Wellman 1931 : Illicit d'Archie Mayo 1931 : Le millionaire (The millionaire) de John G. Adolfi 1931 : L'ennemi public (The public enemy) de William A. Wellman 1931 : Le beau Joueur (Smart money) d'Alfred E. Green 1931 : La folle blonde (Blonde crazy) de Roy Del Ruth 1931 : Taxi ! de Roy Del Ruth 1932 : La foule hurle (The crowd roars) d'Howard Hawks 1932 : Tout au vainqueur (Winner take all) de Roy Del Ruth 1932 : L'affaire se complique (Gard to handle) de Mervyn LeRoy 1933 : Un danger public (Picture snatcher) de Lloyd Bacon 1933 : Le bataillon des sans-amour (The mayor of hell) d'Archie Mayo 1933 : Prologues (fFootlight parade) de Lloyd Bacon 1933 : Le tombeur (Lady killer) de Roy Del Ruth 1933 : Jimmy the gent de Michael Curtiz 1934 : C'était son homme (He was her man) de Lloyd Bacon 1934 : Voici la marine (Here comes the navy) de Lloyd Bacon 1934 : Le cabochard (The St. Louis Kid) de Ray Enright 1934 : Le bousilleur (Devil dogs of the air) de Lloyd Bacon 1935 : Les hors-la-loi (« G » men) de William Keighley 1935 : Tête chaude (The irish in us) de Lloyd Bacon 1935 : Emeutes (Frisco Kid) de Lloyd Bacon 1935 : Le songe d'une nuit d'été (A midsummer night's dream) de Max Reinhardt & W Dieterle 1935 : Brumes (Ceiling zero) d'Howard Hawks 1936 : Hollywood. Hollywood (Something to sing about) de Victor Schertzinger 1936 : Brave Johnny (Great guy) de John G. Blystone 1937 : Le vantard (Boy meets girl) de Lloyd Bacon 1938 : Les anges aux figures sales (Angels with dirty faces) de Michael Curtiz 1938 : La terreur de l'Ouest (The Oklahoma Kid) de Lloyd Bacon 1939 : À chaque aube je meurs (Each dawn I die) de William Keighley 1939 : Les fantastiques années vingt (The roaring twenties) de Raoul Walsh 1939 : Le régiment des bagarreurs (The fighting 69th) de William Keighley 1940 : Zone torride (Torrid zone) de William Keighley 1940 : Ville conquise (City for conquest) d'Anatole Litvak 1940 : Un dimanche après-midi (The strawberry blonde) de Raoul Walsh 1941 : Fiancée contre remboursement (The bride came C.O.D.) de W Keighley 1941 : Les chevaliers du ciel (Captains of the clouds) de Michael Curtiz 1942 : La glorieuse parade (Yankee Doodle Dandy) de Michael Curtiz 1943 : Johnny le vagabond (Johnny come lately) de William K. Howard 1945 : Du sang dans le soleil (Blood on the sun) de Frank Lloyd 1946 : 13 Rue Madeleine d'Henry Hathaway 1948 : Le bar aux illusions (The time of your life) d'H.C. Potter 1949 : L'enfer est à lui (White heat) de Raoul Walsh 1950 : Les cadets de West Point (The West Point story) de Roy Del Ruth 1950 : Le fauve en liberté(Kiss tomorrow goodbye) de Gordon Douglas 1951 : Feu sur le gang (Come fill the cup) de Gordon Douglas 1952 : Deux durs à cuire (What price glory ?) de John Ford 1953 : L'homme à abattre (A lion in the streets) de Raoul Walsh 1954 : À l'ombre des potences (Run for cover) de Nicholas Ray 1954 : Permission jusqu'à l'aube (Mister Roberts) de John Ford & Mervyn LeRoy 1955 : Les pièges de la passion (Love me or leave me) de Charles Vidor 1955 : Mes sept petits chenapans (The seven little foys) de Melville Shavelson 1955 : La loi de la prairie (Tribute to a bad man) de Robert Wise 1956 : Passé perdu (These wilder years) de Roy Rowland 1957 : L'homme aux mille visages (Man of a thousand faces) de Joseph Pevney 1957 : À deux pas de l'enfer (Short cut to hell) de James Cagney 1958 : L'épopée dans l'ombre (Shake hands with the devil) de Michael Anderson 1959 : Tous les coups sont permis (Never steal anything small) de Charles Lederer 1960 : Les héros du Pacifique (The gallant hours) de Robert Montgomery 1961 : Un, deux, trois (One, two, three) de Billy Wilder 1981 : Ragtime (Ragtime) de Milos Forman Filmographie de James CAGNEY | |
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