Walter ABEL
 Acteur américain
La fine moustache, l’élégance, l’œil frisant l’ironie, Walter Abel était un pilier du théâtre new-yorkais. Solide acteur de second plan, il s’est illustré dans une soixantaine de films, des programmes télévisés et des émissions de radio. Très apprécié à Hollywood, il a donné la réplique aux plus grandes stars pendant plus de sept décennies.
Walter Charles Abel est né à Saint Paul, dans le Minnesota,le 6 juin 1898. Fils de Richard Michael Abel et Christina Becker, il a un frère Alfred J. Abel et une sœur Isabel. Décidé à devenir comédien, il entre à l’American Academy of Dramatic Arts en 1917 et après l’obtention de son diplôme rejoint une troupe itinérante. Son frère Alfred décède en 1922 de la tuberculose.
Formidable carrière scénique
Walter Abel accepte des participations dans deux films muets et fait ses débuts à Broadway en 1919 dans Forbidden. Acteur séduisant et d’une belle autorité, il fait une carrière exceptionnelle à Broadway dans Comme il vous plaira de Shakespeare, La Sonate des Spectres de Strindberg, Désir sous les Ormes et Le Deuil sied à Electre d’O’Neill, La Maison du Bourreau de Willard Mack, La Mouette de Tchekhov, Les Bas-Fonds de Gorki et Merrily we roll along de George S. Kaufman. Il se voit proposer le rôle de D’Artagnan dans Les Trois Mousquetaires de Rowland V. Lee en 1935, auprès de Margot Grahame en Milady de Winter et Heather Angel en Constance Bonacieux. Dès lors, l’acteur va se consacrer presque exclusivement au cinéma.
Un second rôle tout terrain
Walter Abel campe un impressionnant procureur général dans Furie de Fritz Lang, séduit Ann Harding dans Madame Consent et The Witness Chair, incarne le docteur Stafford dans La Lumière verte de Frank Bozage auprès d’Errol Flynn, l’avocat prêt à faire tomber un gang dans Menaces sur la Ville face à George Brent et Humphrey Bogart, l’aviateur dans Les Hommes volants de Wellman auprès de Fred MacMurray et Ray Milland. Il retrouve à plusieurs reprises Milland dans Arise, my Love de Mitchell Leisen et La Folle Alouette de Mark Sandrich. Pendant la seconde guerre mondiale, il s’illustre dans des comédies musicales comme L’Amour chante et danse avec Fred Astaire et Bing Crosby, Au Pays du Rythme avec Bob Hope. Il part à l’aventure dans Mabok, l’éléphant du Diable aux côtés de Dorothy Lamour, en guerre dans La Sentinelle du Pacifique, en politique dans Une Romance américaine et dans un hôpital militaire dans Les Anges de Miséricorde auprès des infirmières dévouées Claudette Colbert et Paulette Goddard.
Auprès des plus grandes stars
Acteur reconnu et respecté, Walter Abel devient vice-président de la Screen Actors Guild. Il se produit sur scène comme narrateur et prête sa belle voix à la radio. Parmi ses compositions marquantes, il est salué dans Femme aimée est toujours jolie avec Bette Davis, Les Caprices de Suzanne avec Joan Fontaine, 13, rue Madeleine avec James Cagney, La Dame au Manteau d’Hermine avec Betty Grable et Douglas Fairbanks Jr, Aventure dans le grand Nord avec Lloyd Nolan à la recherche de John Wayne, Les Gens de la Nuit avec Gregory Peck et L’Arbre de Vie avec Montgomery Clift. Dans les années soixante, il participe à plusieurs programmes télévisés comme The Pilco Television Playhouse ou Tales of Tomorrow. Il fait partie des jurés de Douze Hommes en Colère dans la version TV de 1954 filmée par Franklin J. Schaffner et L’Homme qui n’avait pas de patrie de Delbert Mann en 1973.
Cinquante ans d'un bonheur stable avec Marietta
Walter Abel retourne sur les planches dans Samedi, Dimanche et Lundi d’Eduardo De Filippo mis en scène par Franco Zeffirelli et Trewlany of the Wells d’Arthur Wing Pinero avec les débutants Meryl Streep, John LIthgow et Mandy Patinkin. Walter Abel avait fait la connaissance de la harpiste Marietta Bitter au milieu des années vingt. Il l’épouse le 24 septembre 1926 et le couple accueille deux fils, Jonathan et Ferdinand Abel. Retiré des écrans en 1975, il fait un retour discret dans Grace Quigley d’Anthony Harvey auprès de Katharine Hepburn et quelques vétérans de la scène. Après le décès de Marietta en novembre 1979, l’acteur finit ses jours dans une maison de retraite d’Essex, dans le Connecticut. Il succombe à un infarctus du myocarde le 26 mars 1987 à l’âge de 88 ans. Ses cendres sont mélangées à celles de sa femme et dispersées dans le détroit de Long Island.


FILMOGRAPHIE :

Avec Ingrid Bergman
en 1943
1918 : Out of a Clear Sky de Marshall Neilan
1920 : Petites Causes,Grandes Douleurs (The North Wind’s Malice) de Paul Bern
1930 : Liliom (Liliom) de Frank Borzage
1935 : Les Trois Mousquetaires (The Three Musketeers) de Rowland V. Lee
1936 : Furie (Fury) de Fritz Lang
1936 : Le Mystère de Mason Park (Two in the Dark) de Benjamin Stoloff
1936 : Madame consent (The Lady Consents) de Stephen Roberts
1936 : The Witness Chair de George Nicholls Jr
1936 : We Went to College de Joseph Santley
1936 : Second Wife d’Edward Kelly
1937 : La Lumière verte (The Green Light) de Frank Borzage
1937 : Portia on Trial de George Nichols Jr.
1937 : SOS Vertu ! (Wise Girl) de Leigh Jason
1938 : Law of the Underworld de Lew Landers
1938 : Menaces sur la Ville (Racket Busters) de Lloyd Bacon
1938 : Les Hommes volants (Men with Wings) de William A. Wellman
1939 : Le Roi du Turf (King of the Turf) d’Alfred E. Green
1939 : Tragique Jeunesse (First Offenders) de Frank McDonald
1939 : Miracle on Main Street de Steve Sekely
1940 : Éveille-toi mon amour (Arise,my love) de Mitchell Leisen
1940 : Chantez,dansez,mes Belles ! (Dance,Girl,Dance) de Dorothy Arzner
1940 : Le Manoir de la Peur (Who Killed Aunt Maggie ?) d’Arthur Lubin
1940 : Michael Shayne,Private Detective d’Eugene Forde
1941 : Cœurs printaniers (Glamour Boy) de Ralph Murphy
1941 : La Folle Alouette (Skylark) de Mark Sandrich
1941 : Par la Porte d'Or (Hold back the Dawn) de Mitchell Leisen
1942 : Mabok,l'Éléphant du Diable (Beyond the Blue Horizon) d’Alfred Santell
1942 : La Sentinelle du Pacifique (Wake Island) de John Farrow
1942 : L'Amour chante et danse (Holiday Inn) de Mark Sandrich
1943 : Au Pays du Rythme (Star Spangled Rythm) de George Marshall
1943 : Les Anges de Miséricorde (So Proudly we hail !) de Mark Sandrich
1943 : Fired Wire de Charles Lamont
1943 : The Last Will and Testament of Tom Smith d’Harold S. Bucquet (cm)
1944 : Hollywood Parade (Follow the Boys) d’A. Edward Sutherland & John Rawlins
1944 : Hitler et sa Clique (The Hitler Gang) de John Farrow
1944 : Femme aimée est toujours jolie (Mr. Skeffington) de Vincent Sherman
1944 : Une Romance américaine (An American Romance) de King Vidor
1945 : Les Caprices de Suzanne (The Affairs of Susan) de William A. Seiter
1945 : Duffy’s Tavern d’Hal Walker
1945 : L’Apprentie amoureuse (Kiss and Tell) de Richard Wallace
1946 : Le Laitier de Brooklyn (The Kid from Brooklyn) de Norman Z. McLeod
1947 : 13,rue Madeleine (13 Rue Madeleine) d’Henry Hathaway
1947 : Hollywood en Folie (Variety Girl) de George Marshall
1947 : The Fabulous Joe d’Harve Foster
1948 : Neighbor to the North de Gene Martel (cm)
1948 : La Dame au Manteau d'Hermine (That Lady in Ermine) d’Ernst Lubitsch et Otto Preminger
1948 : Une Femme au Carrefour (Dream Girl) de Mitchell Leisen
1953 : Aventure dans le Grand Nord (Island in the Sky) de William A. Wellman
1953 : So This Is Love de Gordon Douglas
1954 : Douze Hommes en Colère (Twelve Angry Men) de Franklin J. Schaffner (tv)
1954 : Les Gens de la Nuit (Night People) de Nunnally Johnson
1955 : La Rivière de nos Amours (The Indian Fighter) d’André De Toth
1956 : La Loi des Gangs (The Steel Jungle) de Walter Doniger
1957 : L'Arbre de Vie (Raintree County) d’Edward Dmytryk
1957 : Bernardine (Bernardine) d’Henry Levin
1958 : Handle with Care de Davod Friedkin
1964 : The Confession (Let's Get Married) de William Dieterle & Victor Stoloff
1965 : Mirage (Mirage) d’Edward Dmytryk
1972 : Silent Night,Bloody Night de Theodore Gershuny
1973 : L'Homme qui n'avait pas de Patrie (The Man without a Country) de Delbert Mann (tv)
1984 : Grace Quigley d’Anthony Harvey


Filmographie de Walter ABEL
 
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