| Aimé SIMON-GIRARD | ||
| Acteur et scénariste français | ||
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Surtout connu pour avoir incarné D’Artagnan dans le monumental serial Les Trois Mousquetaires d’Henri Diamant-Berger au temps du muet et sa version sonore en 1933, Simon Aimé-Girard fut l’équivalent français de Douglas Fairbanks Sr, bondissant et invincible. Pourtant ce chanteur d’opérettes n’était pas forcément destiné à une telle carrirère. Aimé Max Simon voit le jour le 20 mars 1889 à Paris. Ses parents forment un couple d’artistes lyriques. Son père Nicolas-Marie Simon se produit comme ténor sous le nom de Simon-Max tandis que sa mère Juliette Simon-Girard est une soprano de grand talent qui a participé à la création des Cloches de Corneville. Le jeune Aimé prend la succession de ses parents comme vedette d’opérettes et de music-hall dans le genre comique-troupier. Un d'Artagnan bondissant et joli cœur Alors que la France s’apprête à entrer en guerre, Aimé Simon-Girard fait ses premiers pas devant la caméra dans La Maison du Baigneur, une courte bande auprès de Gabriel de Gravone. Pendant toute la durée de la première guerre mondiale, l’acteur-chanteur se consacre à la scène dans les opérettes La Belle du Far-West ou Tout feu… tout flemme. Il fait une exception pour le court-métrage Loin des Yeux, près du Cœur auprès d’Yvonne Sergyl, produit par Henri Diamant-Berger. Ce dernier séduit par l’allant du trentenaire l’engage pour incarner d’Artagnan dans son monumental Les Trois Mousquetaires en quatorze épisodes. On y retrouve Henri Rollan en Athos, Charles Martinelli en Porthos, Pierre de Guingand en Aramis, Jeanne Desclos en Anne d’Autriche, Édouard de Max en cardinal de Richelieu et Charles Dullin en père Joseph. Divertissements historiques et comédies mondaines Devenu une grande vedette, Simon Aimé-Girard s’illustre dans le feuilleton en douze épisodes de Louis Feuillade, Le Fils du Flibustier avec Sandra Milovanoff puis trois serials en costumes de René Leprince, Le Vert-galant où il incarne Henri IV, Mylord l’Arsouille d’après le ciné-roman de Léon Beauvallet et Fanfant-la-Tulipe avec Simone Vaudry. Entre temps, l’acteur s’est essayé à la mise en scène avec La Belle Henriette avec sa partenaire de scène Germaine Webb et a donné la réplique à Arlette Marchal dans Un Drame au Carlton Club. Il triomphe à Marigny dans Le Diable à Paris, une opérette avec Dranem et Raimu. Il prolonge dans le style mondain avec La grande Amie de Max de Rieux avec Éliane de Creus et Les Transatlantiques de Pierre Colombier avec Danièle Parola. Second rôle des années trente Doté d’une belle voix, Aimé Simon-Girard n’a aucune difficulté à s’adapter au cinéma parlant. Il écrit lui-même l’adaptation française des Quatre Vagabonds de Lupu Pick qui signe également la version française avec Simon-Girard et Simone Bourday. Henri Diamant-Berger entreprend de refaire une version sonore des Trois Mousquetaires divisée en deux époques, Les Ferrets de la Reine et Milady (ce sera le cas des adaptations ultérieures du roman de Dumas). Ensuite, l’acteur s’éloigne des plateaux pour se consacrer au théâtre où il brille dans d’autres opérettes comme Un Soir de Réveillon de Marcel Gerbidon aux côtés d’Henry Garat, Meg Lemonnier et Arletty, Érosine ou Mon Cœur hésite et le vaudeville Champignol malgré lui de Feydeau qu’il reprend à l’écran dans le rôle d’André de Saint-Florimond auprès de Dranem et Janine Guise. Il interprète un prince dans La Fessée, un journaliste dans Arsène Lupin détective, François Ier dans le film de Christian-Jaque avec Fernandel, Henri IV dans Les Perles de la Couronne et comme un clin d’œil un acteur campant Henri IV auprès d’un Napoléon interprété par Doumel dans Alexis gentleman chauffeur. Une brève union de six jours Aimé Simon-Girard n’apparaît plus dans deux productions de l’immédiat après-guerre, Le Cavalier noir de Gilles Grangier avec Georges Guétary en vedette et Mandrin, film en deux époques de René Jayet (Le Libérateur et Tragédie d’un siècle) dans le rôle de Ricord auprès de José Noguero. À 58 ans, Aimé Simon-Girard prend sa retraite d’acteur. Il a été marié brièvement le 6 août 1931 avec Benigna Josepha Garcia Escudero qui lui a donné la réplique dans La Grande Amie sous le nom de Maria Dalbaïcin mais elle décède le 11 août 1931, soit six jours après les épousailles. Elle n’avait que 29 ans. Aimé Simon-Girard décède à 61 ans le 15 juillet 1950 à Paris. Il est inhumé avec sa mère au cimetière des Batignolles à Paris. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Blanche Montel |
1913 : La Maison du baigneur d’Adrien Caillard 1915 : Loin des yeux, près du cœur de Maurice Le Forestier 1921 : Les Trois Mousquetaires d’Henri Diamant-Berger (14 épisodes) 1922 : Le Fils du Flibustier de Louis Feuillade (12 épisodes) 1923 : Milady d’Henri Diamant-Berger 1923 : La belle Henriette d’Aimé Simon-Girard 1924 : Un Drame au Carlton-Club de Joseph Guarino 1924 : Le Vert galant de René Leprince ( 8 épisodes) 1925 : Mylord l'Arsouille de René Leprince (8 épisodes) 1925 : Fanfan-la-Tulipe de René Leprince (8 épisodes) 1927 : La Grande Amie de Max de Rieux 1928 : Les Transatlantiques de Pierre Colombier 1930 : Le Coffret à musique de Jean-Louis Bouquet et Alex Nalpas (cm) 1931 : Les Quatre Vagabonds de Lupu Pick 1933 : Champignol malgré lui de Fred Ellis 1933 : Les Trois Mousquetaires d’Henri Diamant-Berger (2 époques) 1933 : La Fusée de Jacques Nathanson (seulement scénario) 1934 : Les Hommes de la Côte d’André Pellenc 1937 : La Fessée de Pierre Caron 1937 : Arsène Lupin détective d’Henri Diamant-Berger 1937 : Les Perles de la couronne de Sacha Guitry et Christian-Jaque 1937 : François Ier de Christian-Jaque 1938 : Alexis gentleman chauffeur de Max de Vaucorbeil 1945 : Le Cavalier noir de Gilles Grangier 1947 : Mandrin de René Jayet (2 époques) Filmographie d'Aimé SIMON-GIRARD | |
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