Jacqueline PIERREUX
 Actrice et productrice française
Jolie pin-up des années quarante spécialisée dans les femmes légères et les garces, Jacqueline Pierreux s’est illustrée dans le cinéma commercial français, italien et espagnol. Elle est surtout connue comme la mère de Jean-Pierre Léaud.
Jacqueline Léone Madeleine Pierreux est née à Rouen le 15 janvier 1923. Elle épouse à vingt ans le scénariste et écrivain Pierre Léaud de 14 ans son aîné et met au monde leur fils Jean-Pierre Léaud, le 28 mai 1944 à Paris. Elle débute sur les planches pendant la guerre et se produit après le conflit dans Un Homme comme les Autres d’Armand Salacrou et l’adaptation de J’irai cracher sur vos Tombes de Boris Vian mis en scène par Fred Pasquali.
Une galerie de femmes légères
Jacqueline Pierreux interprète aussi sur scène La Demoiselle de petite vertu de Marcel Achard et Une Nuit à Megève de Jean de Letraz. Après de petits rôles dans Échec au Roy, Le Soleil de Mihnuit et Les Ailes blanches, Jacqueline Pierreux ne parvient pas à percer malgré de bons débuts et des rôles importants dans Les Démons de l’Aube d’Yves Allégret et Vertiges de Richard Pottier. Inscrite dans un registre léger de filles de petite vertu, elle joue Simone dans Six Heures à perdre, une comédie policière d’Alex Joffé, puis un mannequin dans Entre Onze Heures et Minuit d’Henri Decoin auprès du grand Louis Jouvet et un rôle épisodique dans Meurtres auprès de Fernandel. Elle réussit une belle percée dans le cinéma européen avec Fra Diavolo auprès d’Amedeo Nazzari, le Errol Flynn italien et Malavita de Rate Furlan.
La blonde du film noir
Pendant les années cinquante, Jacqueline Pierreux s’illustre surtout dans un cinéma léger. Elle se teint en blonde pour les besoins de Cet Homme est dangereux auprès d’Eddie Constantine et s’affiche dans Le Chasseur de chez Maxim’s, La Rafle est pour ce soir, Légère et court vêtue auprès de Louis de Funès, Plume au Vent avec Georges Guétary, Le Collège en Folie avec Rudy Hirigoyen, Après vous, Duchesse avec Jean Parédès et Série noire de Pierre Foucaud avec Robert Hossein. Elle est surtout remarquée dans le rôle d’Yvonne, la sœur de Mouloudji dans Nous sommes tous des Assassins d’André Cayatte. Elle trouve ses rôles les plus intéressants en Espagne dans Cumbres luminosas ou Despedida de soltero, en Allemagne dans L’Opéra de quat’sous de Wolfgang Staudte aux côtés de Curd Jürgens et Hildegard Knef et en Italie dans Les Femmes des Autres de Damiano Damiani avec Walter Chiari et surtout Les Trois Visages de la Peur de Mario Bava. En France, elle accompagne surtout Ivan Desny dans Mannequins de Paris d’André Hunebelle et dans OSS 117 n’est pas mort.
Productrice avisée
Jacqueline Pierreux accompagne son fils Jean-Pierre Léaud sur le tournage de La Tour prend garde et devient aux yeux du monde du spectacle comme la mère de l’adolescent révélé par Les 400 Coups de François Truffaut. Elle fait du doublage d’actrices américaines et apparaît à la télévision dans Les Habits noirs, Maigret et la Maison du Juge avec Jean Richard et deux épisodes d’En votre âme et conscience. À partir des années soixante-dix, elle se consacre à la production d’une quarantaine de films comme Le Maître de Musique, Un Été à la Goulette, Ma Vie en rose ou Kirikou et la Sorcière. Elle fait une apparition dans Le Cinéma de Papa de Claude Berri et fait ses dernières apparitions en témoin au procès de Violette Nozière de Chabrol et une dernière fois dans le téléfilm Tarendol de Louis Grospierre. Jacqueline Pierreux est décédée à 82 ans à Salins, en Seine-et-Marne, le 10 mars 2025. Elle repose dans la commune de Merri dans l’Orne où elle possédait une maison.


FILMOGRAPHIE :

Avec Jean-Pierre Léaud
1943 : Paperasses de Jacques Lemoigne (cm)
1943 : Échec au roy de Jean-Paul Paulin
1943 : Le Soleil de minuit de Bernard Roland
1943 : Les Ailes blanches de Robert Péguy
1945 : Le Couple idéal ou Voyage au pays des loufoques de Bernard Roland
1946 : Les Démons de l'aube d’Yves Allégret
1946 : On ne meurt pas comme ça de Jean Boyer
1947 : L’Arche de Noé d’Henry Jacques
1947 : Chambre 34 de Claude Barma (cm)
1947 : Coups de soleil de Marcel Martin (cm)
1947 : Six heures à perdre d’Alex Joffé et Jean Lévitte
1947 : Vertiges de Richard Pottier
1948 : La Figure de proue de Christian Stengel
1948 : Les Dupont sont en vacances d’André Pellenc (cm)
1948 : Scandale de René Le Hénaff
1948 : Entre onze heures et minuit d’Henri Decoin
1949 : Le Cas du docteur Galloy de Maurice Téboul
1950 : Rome-Express de Christian Stengel
1950 : Banco de prince de Michel Dulud
1950 : Meurtres de Richard Pottier
1950 : L'amore di Norma de Giuseppe Di Martino
1950 : Fra Diavolo (Donne e briganti) de Mario Soldati
1951 : Vedettes sans maquillage de Jacques Guillon (cm)
1951 : Au pays du soleil de Maurice de Canonge
1951 : Le Dindon de Claude Barma
1951 : Une enfant dans la tourmente de Jean Gourguet
1951 : Abbiamo vinto! de Robert A. Stemmle
1951 : Malavita de Rate Furlan
1952 : Nous sommes tous des assassins d’André Cayatte
1953 : Cet homme est dangereux de Jean Sacha
1953 : Le Chasseur de chez Maxim's d’Henri Diamant-Berger
1953 : La Rafle est pour ce soir de Maurice Dekobra
1953 : Légère et court vêtue de Jean Laviron
1953 : Plume au vent de Louis Cuny
1953 : Pluma al viento de Ramon Torrado
1953 : Le Collège en folie d’Henri Lepage
1953 : Les Marrants terribles (Top of the Form) de John Paddy Carstairs
1954 : Minuit... Champs-Élysées de Roger Blanc
1954 : Après vous, duchesse de Robert de Nesle
1954 : Bonjour la chance de Guy Lefranc et Edgar Neville
1954 : La ironía del dinero d’Edgar Neville
1954 : Série noire de Pierre Foucaud
1954 : Le Séducteur (Il seduttore) de Franco Rossi
1955 : El canto del gallo de Rafael Gil
1955 : Amour, tango, mandoline (Liebe ist ja nur ein Märchen) d’Arthur Maria Rabenalt
1956 : Bonjour Toubib de Louis Cuny
1956 : Mannequins de Paris d’André Hunebelle
1956 : OSS 117 n'est pas mort de Jean Sacha
1956 : Après-midi de taureaux (Tarde de toros) de Ladislas Vajda
1956 : La gran mentira de Rafael Gil
1957 : Cumbres luminosas de José Foguès
1957 : Viva lo imposible! de Rafael Gil
1958 : Amour, Autocar et Boîtes de nuit de Walter Kapps
1959 : Chi si ferma è perduto de Sergio Corbucci
1959 : Despedida de soltero d’Eugenio Martín
1961 : La Vendetta de Jean Cherasse
1961 : Totò, Peppino et la Douceur de vivre (Totò, Peppino e la dolce vita) de Sergio Corbucci
1963 : L'Opéra de quat'sous (Die Dreigroschenoper) de Wolfgang Staudte
1963 : Les Femmes des autres (La rimpatriata) de Damiano Damiani
1963 : Les Trois Visages de la peur (Tre volti della paura) de Mario Bava
1967 : Les Habits noirs de René Lucot (tv)
1968 : Don Juan revient de guerre de Marcel Cravenne (tv)
1969 : Maigret et la Maison du Juge de René Lucot (tv)
1969 : L’Homme hanté de Lazare Iglesis (tv)
1970 : Le Cinéma de papa de Claude Berri
1978 : Violette Nozière de Claude Chabrol
1978 : Il y a encore des Noisetiers de Jean-Paul Sassy (tv)
1980 : Tarendol de Louis Grospierre (tv)


Filmographie de Jacqueline PIERREUX
 
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