| Michel PEYRELON | ||
| Acteur français | ||
![]() |
Avec son regard fuyant, sa machoire carrée et sa voix suave, Michel Peyrelon excellait dans les rôles de psychopathes. Souvent cantonné dans de brefs seconds rôles, il a marqué de son empreinte toutes ses compositions sous la direction de Claude Lelouch, Georges Lautner, Yves Boisset, Pierre Granier-Deferre ou José Giovanni. Michel Léon Peyrelon est né le 10 octobre 1936 au Puy-en-Velay. Ses parents sont modestes, Léon Félix Peyrelon, comptable et Marie-Colombe Michel, sténo-dactylo. Il doit quitter l’école à l’âge de quinze ans afin de subvenir aux besoins de ses parents, en proie à des difficultés financières. Le jeune homme travaille comme manœuvre à Avignon où il découvre le théâtre et le TNP grâce à une représentation du Prince de Hombourg avec Gérard Philipe. Le théâtre avant tout Michel Peyrelon se produit dans des spectacles amateurs et part faire son service militaire. À son retour, il est engagé au TNP de Jean Vilar qui le fait débuter dans La Mort de Danton de Georg Büchner. Il rejoint Jean Dasté à Strasbourg et fait une première apparition au cinéma dans Razzia sur la Chnouf d’Henri Decoin. Privilégiant le théâtre, il monte sa propre compagnie en 1960 et choisit des auteurs réputés difficiles comme Kazantzsakis, Samuel Beckett, Malraux, et Arrabal. Sous la direction de Marcelle Tassencourt, il interprète aussi bien Racine dans Andromaque et Marcel Pagnol dans Topaze. Par la suite, privilégiant la scène, il sert aussi bien Dario Fo (Il faut la balancer, cette dame) que Shakespeare (La Tempête) ou Schiller (Don Carlos). Même lorsqu’il sera plus actif à l’écran, il restera fidèle à la scène et au Théâtre National de Strasbourg où il travaille à plusieurs reprises avec Jean Lassalle sur des pièces de Racine comme Bérénice ou Andromaque. Dans la veine du polar des années 70 Michel Peyrelon fait plusieurs courtes apparitions dans le cinéma des années soixante dans Les Vierges de Jean-Pierre Mocky ou Un Mari à prix fixe de Claude de Givray. Mais c’est grâce à la vogue des films policiers des années soixante-dix qu’il s’impose dans des rôles de crapules ou de psychopathes. Avec sa tête à claques et sa voix mielleuse, limite efféminée, il meurt à la première bobine dans Vertige pour un Tueur et ne fait que croiser Michel Bouquet dans les escaliers (après avoir tabassé un suspect) dans Un Condé d’Yves Boisset. Il devient une présence indispensable du cinéma après son rôle de l’Élégant dans La Scoumoune de José Giovanni. Il est épouvantablement vicieux dans R.A.S. d’Yves Boisset qui l’engage régulièrement en tueur à gages dans Folle à tuer, en campeur beauf et violent dans Dupont-Lajoie et plus tard en politicard provincial dans Radio Corbeau. Des silhouettes saisissantes Pendant vingt ans, Michel Peyrelon participe au cinéma commercial de petits tâcherons comme Jean Larriaga (La Part des Lions), Patrick Jamain (L’Affaire Crazy Capo), Christian Gion (One Two Two, 122 rue de Provence). Des réalisateurs renommés font appel brièvement à lui comme Bertrand Blier (Les Valseuses en chirugien molesté par Gérard Depardieu, Calmos en PDG maquisard ou Notre Histoire en voisin), Pierre Granier-Deferre (Le Fils en fils corse, Adieu Poulet en éboueur lié au grand banditisme), Claude Lelouch (Le Bon et les Méchants, en présentateur de mode pour la gestapo, Le Chat et la Souris en assureur) ou Georges Lautner (Les Seins de Glace, Ils sont fous ces Sorciers, Flic ou Voyou, Le Cowboy ou La Vie dissolue de Gérard Floque). Avec une apparente délectation, Peyrelon distille une violence sous-jacente et une bassesse irrépressible. On le retrouve ainsi en tatoueur dans Miss Mona, préfet des mœurs dans Justinien Trouvé ou le Bâtard de Dieu, en banquier méprisant dans Les Visiteurs de Jean-Marie Poiré et en commissaire de police hautain dans Le Plus beau métier du monde de Gérard Lauzier. Des crapules pour le petit écran Michel Pereylon a repris ses emplois de vicieux ambigus dans un grand nombre de productions télévisuelles comme Splendeurs et misères des Courtisanes, Le Rabat-joie, Fantômas, Pitié pour les Rats ou Black Mélo. Il tourne dans des épisodes de série de Commissaire Moulin, Arsène Lupin, Sam et Sally, Madame et ses flics, Mac et Sophie, Marie-Pervenche ou Navarro. Il retrouve Jacques Lassalle au théâtre en 2000 pour La Vie de Galilée de Brecht puis Médée d’Euripide. Michel Peyrelon s’éteint le 4 juin 2003 à Paris, à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à l’âge de 66 ans. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Bernard Blier |
1955 : Razzia sur la Chnouf d’Henri Decoin 1963 : Les Vierges de Jean-Pierre Mocky 1965 : Un mari à prix fixe de Claude de Givray 1970 : Vertige pour un tueur de Jean-Pierre Desagnat 1970 : Un Condé d’Yves Boisset 1971 : Les Dernières Heures d'une vierge de Tadeusz Matuszewski 1971 : Biribi de Daniel Moosmann 1971 : Un beau Monstre de Sergio Gobbi 1971 : Valérie de Tadeusz Matuszewski 1972 : La Part des lions de Jean Larriaga 1972 : Docteur Popaul de Claude Chabrol 1972 : La Scoumoune de José Giovanni 1973 : Le Fils de Pierre Granier-Deferre 1973 : R.A.S. d’Yves Boisset 1973 : L'Affaire Crazy Capo de Patrick Jamain 1973 : Rude Journée pour la Reine de René Allio 1974 : Les Valseuses de Bertrand Blier 1974 : Un Nuage entre les dents de Marco Pico 1974 : Les Seins de glace de Georges Lautner 1975 : Folle à tuer d’Yves Boisset 1975 : Dupont Lajoie d’Yves Boisset 1975 : Le Chat et la Souris de Claude Lelouch 1975 : Le Faux-cul de Roger Hanin 1975 : Véronique ou l'été de mes 13 ans de Claudine Guilmain 1975 : Adieu Poulet de Pierre Granier-Deferre 1976 : Le Bon et les Méchants de Claude Lelouch 1976 : Calmos de Bertrand Blier 1976 : Les Œufs brouillés de Joël Santoni 1977 : L'Imprécateur de Jean-Louis Bertuccelli 1978 : Dora et la lanterne magique de Pascal Kané 1978 : One, Two, Two, 122 rue de Provence de Christian Gion 1978 : Ils sont fous ces Sorciers de Georges Lautner 1978 : Les Réformés se portent bien de Philippe Clair 1979 : Ces Flics étranges venus d'ailleurs de Philippe Clair 1979 : Les Égouts du Paradis de José Giovanni 1979 : Flic ou voyou de Georges Lautner 1979 : Le Gagnant de Christian Gion 1979 : Gros-Câlin de Jean-Pierre Rawson 1980 : Rendez-moi ma peau de Patrick Schulmann 1980 : Tusk d’Alejandro Jodorowsky 1982 : Plus beau que moi, tu meurs de Philippe Clair 1982 : Transit de Takis Candilis 1982 : Xueiv de Patrick Brunie 1982 : Anton Muze de Philippe Setbon (cm) 1983 : Flics de Choc de Jean-Pierre Desagnat 1984 : Le Cowboy de Georges Lautner 1984 : Drôle de samedi (Samedi samedi) de Bay Okan 1984 : Le Voyage d’Antoine de Christian Richelme (cm) 1984 : Retenez-moi... ou je fais un malheur ! de Michel Gérard 1984 : La Femme ivoire de Dominique Cheminal 1984 : Notre Histoire de Bertrand Blier 1985 : Drôle de samedi de Tunç Okan 1986 : Suivez mon regard de Jean Curtelin 1987 : La Vie dissolue de Gérard Floque de Georges Lautner 1987 : Miss Mona de Mehdi Charef 1988 : Camomille de Mehdi Charef 1988 : Mon ami le traître de José Giovanni 1989 : Radio Corbeau d’Yves Boisset 1990 : Feu sur le candidat d’Agnès Delarive 1991 : Les Sept Péchés capitaux, La Pauvreté d’Yvan Le Moine 1992 : Un vampire au paradis d’Abdelkrim Bahloul 1992 : Une journée chez ma mère de Dominique Cheminal 1992 : Justinien Trouvé ou le Bâtard de Dieu de Christian Fechner 1993 : Les Visiteurs de Jean-Marie Poiré 1995 : Le Grand Blanc de Lambaréné de Bassek Ba Kobhio 1996 : Le Plus Beau Métier du monde de Gérard Lauzier 1997 : À fond la Caisse de Vincent Rivier (cm) 1997 : Le Nain rouge d’Yvan Le Moine 1999 : La Bonne Adresse de Gérard Goldman (cm) 2000 : Trois petits Monstres et puis s'en va de Vincent Weil (cm) 2002 : Merguez, panini, kebab, jambon beurre de Stéphanie Aubriot et Nicolas Acker (cm) Télévision : 1973 : Herlock Sholmes lance un défi de Jean-Pierre Desagnat 1975 : Plus amer que la Mort de Michel Wyn 1975 : Splendeurs et misères des Courtisanes de Maurice Cazeneuve 1976 : La grande Peur de Michel Favart 1977 : Un Été albigeois de Jacques Trébouta 1978 : Jean-Christophe de François Villiers 1978 : Un Professeur d'Américain de Patrick Jeudy 1978 : Le Rabat-joie de Jean Larriaga 1978 : Aurélien de Michel Favart 1978 : Messieurs les ronds-de-cuir de Daniel Ceccaldi 1979 : L'Orange amère de Roger Hanin 1979 : Deux femmes aujourd’hui de Daniel Moosmann 1979 : L'Éclaircie de Jacques Trébouta 1979 : Une Femme dans la ville de Joannick Desclers 1980 : Le Nœud de vipères de Jacques Trébouta 1980 : Fantômas, l’étreinte du diable de Juan Luis Buñuel 1980 : Fantômas, Le Mort qui tue de Juan Luis Buñuel 1980 : Le Coffre et le Revenant de Roger Hanin 1981 : Mémoires de deux jeunes mariés de Marcel Cravenne 1981 : Henri IV de Jeannette Hubert 1981 : La Jeune Fille du premier rang de Jacques Trébouta 1983 : Trois morts à zéro de Jacques Renard 1983 : La Vie de Berlioz de Jacques Trébouta & Viktor Sergeev 1984 : Manipulations de Marco Pico 1985 : Pitié pour les Rats de Jacques Ertaud 1985 : Le Regard dans le miroir de Jean Chapot 1986 : Domicile adoré, do mi si la do ré de Philippe Condroyer 1986 : Catherine de Marion Sarraut 1987 : Un Nouveau dans la Ville de Fabrice Cazeneuvve 1988 : Les Mémés sanglantes de Bruno Gantillon 1988 : Black Mélo de Philippe Setbon 1989 : La Comtesse de Charny de Marion Sarraut 1989 : Le Sang bleu (Blaues Blut) de Robert Young 1989 : Le Grand Secret de Jacques Trébouta 1990 : Sniper de Klaus Biedermann 1990 : Deux flics à Belleville de Sylvain Madigan 1991 : Années de plumes, années de plomb de Nicolas Ribowski 1991 : Piège pour Femme seule de Gérard Marx 1991 : Les Hordes de Jean-Claude Missiaen 1992 : Vacances au Purgatoire de Marc Simenon 1993 : Chute libre d’Yves Boisset 2000 : L'Enfant de la honte de Claudio Tonetti 2001 : Médée de Don Kent Filmographie de Michel PEYRELON |
|
| Sommaire Acteurs > Sommaire Acteurs PQ > Contact | ||