![]() | Juliette MAYNIEL | |
Actrice française | ||
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Révélée par Claude Chabrol, Juliette Mayniel a connu son heure de gloire dans le cinéma français jusqu’au milieu des années soixante. Sa beauté étrange et ses magnifiques yeux bleus qui l’a font comparé à Michèle Morgan en ont fait une vedette des écrans avant de poursuivre sa carrière en Italie où elle s’est perdue dans la série B sans qu’aucun des titres de sa filmographie ne ressortent. Juliette Mayniel voit le jour le 22 janvier 1936 à Saint-Hippolyte, petit village de l’Aveyon où ses parents tiennent un café. Pendant la seconde guerre mondiale, ses parents s’installent à Bordeaux où la jeune Juliette passe son adolescence. Elle découvre le théâtre au lycée à Bordeaux où elle fait son unique expérience dans le répertoire de Giraudoux. Elle monte à Paris en 1956 et s’installe à Saint-Germain-des-Prés. Égérie de la Nouvelle Vague Juliette Mayniel s'essaye au dessin de mode, principalement des foulards et des chaussures, puis pose pour des couvertures de magazines et tourne un film publicitaire pour une marque de savon. C’est là que Claude Chabrol la repère et lui offre le premier rôle féminin de son film Les Cousins. Son rôle de la jeune Florence convoitée par Jean-Claude Brialy et Gérard Blain, lui permet d’accéder à la notoriété. Elle épouse le jeune acteur Robert Auboyneau dont elle reste unie jusqu’en 1964. Portée par la Nouvelle Vague, elle tourne avec de jeunes réalisateurs devenant la fille de l’armateur dont s’éprend le capitaine Jean-Claude Pascal dans une version moderne de Pêcheur d’Islande de Pierre Schoendoerfer, puis surtout la malheureuse étudiante victime d’un neuro-chirurgien (Pierre Brasseur) dans Les Yeux sans Visage de Georges Franju. Elle a pour partenaires les plus beaux jeunes premiers du moment comme Sami Frey dans La Nuit des Traqués, Jacques Riberolles dans Marche ou Crève de Georges Lautner, Gérard Blain dans La Peau et les Os et Jacques Charrier dans À cause, à cause d’une femme de Michel Deville. Romance avec Vittorio Gassman Elle entame une carrière internationale avec Je ne voulais pas être nazi où elle incarne une jeune STO française qui tombe amoureuse d’un déserteur de la Wehrmacht. Sa performance lui vaut le prix d’interprétation au festival de Berlin 1960. Elle est appelée à Cinecitta pour donner la réplique à Steve Reeves dans La Guerre de Troie de Giorgio Ferroni. Claude Chabrol fait à nouveau appel à elle pour en faire une bacchanale des Godelureaux, une des victimes de Landru interprété par Charles Denner et la belle, douce et aimante Ophélia, fiancée d’André Jocelyn, acteur chabrolien méconnu dont c’est le dernier film. Juliette Mayniel revient s’installer en Italie en 1964 où elle vit une jolie romance avec Vittorio Gassman. Il a 42 ans, elle 28. L’année suivante, elle met au monde leur fils Alessandro Gassman qui fera aussi carrière comme acteur et réalisateur. Le déclin du cinéma de genre italien Hélas, sa carrière en Italie décline rapidement et sombre dans la médiocrité des séries B de genre jusqu’aux comédies pimentées d’érotisme. Elle côtoie néanmoins des stars transalpines comme Nino Manfredi dans Quella piccola differenza, Valentina Cortese dans Et si on faisait l’amour ? où elle rejoint son jeune compatriote Pierre Clémenti, Bud Spencer dans Un Flic hors-la-loi ou Michele Placido dans Péchés en famille et des stars installées provisoirement en Italie comme Cyd Charisse dans Le Boeing décolle à 16 heures. Elle se perd dans des nanardises érotiques comme Les Proxénètes avec Alain Cuny ou Un Vice de famille auprès de la grande experte des sous-produits érotico-masochistes Edwige Fennech. Elle fait aussi quelques apparitions à la télévision dans Un anno di suola avec Mario Adorf ou Madame Bovary avec Carla Gravina. Elle fait une simple apparition dans De père en fils, un rapport familial écrit, réalisé et interprété par Vittorio et Alessandro Gassman. Elle se retire définitivement des écrans après L’Isola en 1986, une partie de la série L’Italie racontée par ses réalisateurs et ses auteurs. Selon certaines sources, Juliette Mayniel est installée au Mexique depuis la fin des années 80 loin des plateaux et des sunlights. Elle s'éteint à 87 ans dans cette petite ville de San Miguel de Allende, le 21 juillet 2023. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Vittorio et Alessandro Gassman |
1958 : Premier mai de Luis Saslavsky 1959 : Les Cousins de Claude Chabrol 1959 : La Nuit des traqués de Bernard Roland 1959 : Pêcheur d’Islande de Pierre Schoendoerffer 1960 : On roule à deux de Georges Folgoas ((tv) 1960 : Un couple de Jean-Pierre Mocky 1960 : Les Yeux sans visage de Georges Franju 1960 : Marche ou crève de Georges Lautner 1960 : Je ne voulais pas être un nazi (Kirmes) de Wolfgang Staudte 1961 : La Peau et les Os de Jean-Paul Sassy 1961 : Les Godelureaux de Claude Chabrol 1962 : Jusqu'à plus soif de Maurice Labro 1962 : La Guerre de Troie (La guerra di Troia) de Giorgio Ferroni 1962 : À cause, à cause d’une femme de Michel Deville 1962 : Ça c'est la vie de Claude Choublier (cm) 1963 : Landru de Claude Chabrol 1963 : Ophélia de Claude Chabrol 1964 : Amori pericolosi, segment Il passo de Giulio Questi 1965 : Le Boeing décolle à seize heures (Il segreto del vestito rosso) de Silvio Amadio 1968 : L'Odyssée (L'Odissea) de Franco Rossi (tv) 1968 : Et si on faisait l'amour ? (Scusi, facciamo l'amore?) de Vittorio Caprioli 1968 : Il gatto selvaggio d’Andrea Frezza 1968 : Chambre d’honneur (Il mondo di Pirandello, Camere d’affitto) de Luigi Filippo d’Amico 1969 : L'Alibi (L'alibi) d’Adolfo Celi, Vittorio Gassman et Luciano Lucignani 1970 : Quella piccola differenza de Duccio Tessari 1970 : Un amore oggi d’Edoardo Mulargia 1973 : Droga w swietle ksiezyca de Witold Orzechowski (tv) 1973 : Un flic hors-la-loi (Piedone lo sbirro), de Steno 1974 : Femmes au soleil de Liliane Dreyfus 1975 : Péchés en famille (Peccati in famiglia) de Bruno Gaburro 1975 : Un vice de famille (Il vizio di famiglia) de Mariano Laurenti 1976 : Les Proxénètes (I prosseneti) de Brunello Rondi 1976 : Il maestro di violino de Giovanni Fago 1976 : Bestialité ou La Marque sous la peau (Bestialità/Il segno sotto la pelle) de Peter Skerl 1977 : Un anno di scuola de Franco Giraldi (tv) 1978 : Terreur sur la lagune (Solamente nero) d’Antonio Bido 1978 : Madame Bovary de Daniele d’Anza (tv) 1982 : Di padre in figlio de Vittorio Gassman & Alessandro Gassmann 1983 : Dieci registi italiani, dieci racconti italiani, « L'isola » de Pino Passalacqua 1986 : Molly O de Gino Bortoloni Filmographie de Juliette MAYNIEL | |
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