| Arlette MARCHAL | ||
| Actrice française | ||
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Arlette Marchal, superbe créature à la grâce aristocratique fut une des premières pin-ups au lendemain de la première guerre mondiale et a illuminé les écrans hollywoodiens des années vingt. Bien que née à Paris le 29 Janvier 1902, le destin d’Arlette Marchal se joue en province, à Aix les Bains en 1920. Élevée au couvent de Bon-Secours où deux de ses tantes sont religieuses, elle les effraie, raconte-t-elle, par sa jeune beauté et sa coquetterie avant l’âge. Handicapée par une timidité maladive qui lui pourrit la vie, Arlette a un coup de folie et s’inscrit à un concours de beauté et débute comme mannequin chez Jenny. Prix de beauté à Aix-les-Bains, elle fait l’admiration du réalisateur en vogue Léonce Perret qui préside le jury. Elle regagne Paris auréolée de son titre et fait de modestes débuts au cinéma dans les studios Gaumont, fêtant ses dix-neuf ans sur le plateau de Mon p’tit de René Plaissetty. Une frenchie à Hollywood La débutante, d’une grâce folle avec un sourire éclatant gravit rapidement les échelons de la popularité. Elle convainc Louis Mercanton et René Hervil qui en font une Espagnole dans Aux jardins de Murcie et tourne en Andalousie les extérieurs de Sarati le Terrible. Sans avoir pris de cours d’art dramatique, elle affiche son rayonnant visage dans Terreur auprès de Pearl White. Elle devient une intime du couple Françoise Rosay et Jacques Feyder qui la dirige dans L’image. L’Allemagne va s’enticher très vite de la belle Arlette Marchal et faire d’elle une de ses vedettes essentielles. Elle tourne L’Esclave reine sous la direction de M. Kertesz, futur Michael Curtiz. En 1925, Léonce Perret la sollicite à nouveau pour donner la réplique à Gloria Swanson dans Madame sans gêne. Gloria s’entiche littéralement de la belle Arlette et l’incite vivement à venir tenter sa chance à Hollywood. Arlette Marchal s’embarque le 14 octobre 1925 et signe un contrat avec Paramount. Elle adore vivre et travailler à Hollywood. Elle tourne Hula avec Clara Bow, Les Ailes avec Gary Cooper et Charles Buddy Rogers, La blonde et la brune avec Adolphe Menjou et Greta Nissen, Colorado et La Chasse à l’homme, deux westerns avec Jack Holt et Valet de Cœur avec Blanche Sweet et à nouveau Adolphe Menjou. Amour tragique avec Marcel de Sano Arlette Marchal revient en Europe en novembre 1927, partageant sa carrière entre la France et les studios allemands (La dame au masque avec Heinrich George). Elle retrouve ses chers amis Rosay et Feyder et en plus trouve le grand amour en la personne du réalisateur roumain Marcel de Sano. Le couple se marie le 12 juillet 1928. Elle retourne aux États-Unis mais le cinéma est désormais sonore. Bien qu’elle ne connaît aucune difficulté avec le cinéma parlant, elle ne parvient pas à retrouver sa popularité en anglais. Elle revient en France et joue les duchesses dans Don Quichotte de Georg-Wilhelm Pabst et Le petit roi et la reine Alexandra dans Entente cordiale. Le destin de la trop heureuse actrice va basculer au printemps 1936. Marcel de Sano qui possède la plus belle voiture de Paris meurt à Ville d’Avray au volant de son superbe véhicule. On constate par la suite que le charmant aventurier avait placé un tuyau de caoutchouc à l’échappement du véhicule et l’avait dans la bouche. Après ce suicide aussi inhabituel que spectaculaire, Arlette s’effondre et se cloître deux longues années, ce qui surprend quand on sait que le couple était divorcé et que Marcel de Sano entretenait une liaison avec Jeanette MacDonald. Une grâce conservée Arlette Marchal surmonte son chagrin, refait du cinéma grâce au fidele Jacques Feyder dans La Loi du Nord avec Pierre Richard-Willm. Elle se produit au théâtre dans L’Inconnue d’Arras de Salacrou et Tovaritch de Jacques Deval, devenant une des plus allurales comédiennes de la scène française. Elle tient un petit rôle dans Le journal tombe à cinq heures en 1942, puis après la guerre dans Le Père Serge en tsarine et Le Chevalier de Londres en aristocrate pour Michael Powell et Emeric Pressburger. Elle apparaît une dernière fois à l’écran dans Sans Laisser d’adresse de Jean-Paul Le Chanois avant de se retirer du monde du spectacle. Elle se lance avec passion dans la mode et joue de la confiance que suscitent son image chic et son allure classeuse pour choisir les modèles de la mode parisienne qui feront carrière en Amérique. En 1976 elle est faite Chevalier des Arts et des Lettres en même temps que Charles Vanel, Victor Francen et Marie Bell. Arlette Marchal s’éteint le 11 février 1984 de sa belle mort à 82 ans dans son cher Paris. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Maurice de Sano |
1922 : Mon p’tit de René Plaissetty 1922 : Sarati, le terrible de Louis Mercanton & René Hervil 1923 : Aux jardins de Murcie de Louis Mercanton & René Hervil 1923 : Un coquin de Giuseppe Guarino 1923 : Un drame au Carlton Club de Giuseppe Guarino 1923 : La dame au ruban de velours de Giuseppe Guarino 1923 : La rose blanche (Venezianische Liebesabenteuer) de Walter Niebuhr 1923 : La cabane d’amour de Jeanne Bruno-Ruby 1923 : Terreur (The perils of Paris) d’Edward José & Gérard Bourgeois 1923 : L’image (Das Bildnis) de Jacques Feyder 1924 : L’esclave reine (Die Sklavenkönigin) de Michael Curtiz 1924 : Les amants de Venise (Venitian lovers) de Walter Niebuhr & Frank A. Tilley 1925 : La châtelaine du Liban de Marco de Gastyne 1925 : Madame Sans-Gène de Léonce Perret 1925 : Les pyjamas du chat (The cat’s pajamas) de William A. Wellman 1925 : Diplomatie (Diplomacy) de Marshall Neilan 1926 : La blonde ou la brune (Blonde or brunette) de Richard Rosson 1926 : Les ailes (Wings) de William A. Wellman 1926 : La chasse à l’homme (Forlorn River) de John Waters 1926 : Hula (Hula) de Victor Fleming 1926 : Colorado (Born to the West) de John Waters 1927 : Le double visage (The spotlight) de Frank Tuttle 1927 : Valet de cœur (A gentleman of Paris) d’Harry d’Abbadie d’Arrast 1928 : La femme rêvée de Jean Durand 1928 : La femme d’hier et de demain (Die Frau von Gestern und Morgen) d'Heinz Paul 1928 : La dame au masque (Die Dame mit der Maske) de Wilhelm Thiele 1929 : Figaro de Tony Lekain & Gaston Ravel 1931 : Boudoir diplomatique (Boudoir diplomat) de Marcel de Sano 1932 : Don Quichotte de Georg Wilhelm Pabst 1932 : La poule de René Guissart 1932 : Toboggan d’Henri Decoin 1932 : Le petit roi de Julien Duvivier 1933 : La femme idéale d’André Berthomieu 1933 : Les requins du pétrole d’Henri Decoin & Rudolf Katscher 1934 : La marche nuptiale (Marcia nuziale) de Mario Bonnard 1938 : Entente cordiale de Marcel L’Herbier 1939 : La loi du Nord de Jacques Feyder 1942 : Le journal tombe à cinq heures de Georges Lacombe 1945 : Le père Serge de Lucien Ganier-Raymond 1949 : Le chevalier de Londres (The elusive pimpernel) de Michael Powell & Emeric Pressburger 1950 : Sans laisser d’adresse de Jean-Paul Le Chanois Filmographie d'Arlette MARCHAL | |
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