| Jean LE POULAIN | ||
| Acteur et metteur en scène français | ||
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Le verbe haut, les cheveux rares en bataille, un léger strabisme et un physique à la Charles Coburn avec lorgnon indispensable belle époque, Jean Le Poulain a consacré sa vie au théâtre. Pensionnaire de la Comédie Française à partir de 1978, il y mettra en scène des spectacles colorés avant de prendre la succession de Jean-Pierre Vincent comme administrateur général. Fils de Francisque Le Poulain, inspecteur des services commerciaux en Indochine et de Marguerite Fabre, Jean Le Poulain voit le jour le 12 septembre 1924 à Marseille et passe son enfance à Phnom Penh, capitale du Cambodge. De retour en France, il pratique le rugby pour qui il conserve une grande passion et s’intéresse très tôt au théâtre. Une vie consacrée au théâtre Jean Le Poulain entre au Cours Simon où il côtoie Jacqueline Maillan. Il décroche un Premier prix du Conservatoire national supérieur d’art dramatique en 1949. Attiré par le théâtre classique, il brigue la Comédie Française mais se voit refuser par l’administrateur qui le juge plus apte à jouer du Boulevard. Il rejoint la troupe du Théâtre National Populaire dirigé par Jean Vilar et se produit dans Mère Courage de Brecht, Le Cid et Le Prince de Hombourg auprès de Gérard Philipe. Il se lance dès 1950 dans la mise en scène avec Barabbas, Docteur Faust de Marlowe et Été et Fumées de Tennessee Williams. Pendant près de 40 ans, il va monter des spectacles colorés, pleins de fantaisie comme Le Tartuffe, La Nuit des Rois, Le Bourgeois Gentilhomme, La Périchole, Le Voyage de Monsieur Perrichon. Il alterne théâtre classique (Le Malade imaginaire), boulevard (La Dame de chez Maxim's, La Puce à l’oreille) et théâtre contemporain (L’Otage et Le Pain dur de Claudel, Jean de la Lune de M. Achard, Un pour la Route de Pinter). Comique de cinéma franchouillard Jean Le Poulain a moins de chance avec le cinéma. Il fait une brève apparition dans Les aventures des Pieds nickelés de Marcel Aboulker en 1947, rejoint Les Chiffonniers d’Emmaüs de Robert Darène en 1954 et trouve enfin un rôle valorisant dans Le Bossu d’André Hunebelle où il incarne Peyrolle, l’homme de main de Gonzague. De façon plus surprenante, il a tourné Le Signe du Lion d'Éric Rohmer et Les Mystères de Paris d'André Hunebelle. Parlant haut et fort, forçant sur les jeux de physionomies faites de grimaces et d’effets ébouriffés, il accompagne les vedettes comiques d’un cinéma franchouillard comme Darry Cowl dans Les Livreurs, Henri Tisot dans Le Roi du Village, Francis Blanche dans Les Gorilles, Fernand Raynaud dans Salut Berthe, Jean Lefèvre dans Un Drôle de Colonel ou Henri Salvador dans Et qu’ça saute. Il fait quelques compositions un peu plus marquantes dans Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas mais elle cause de Michel Audiard avec Annie Girardot, Colinot Trousse-Chemise de Nina Companeez en frère Albaret, Divine de Dominique Delouche où il occupe le premier rôle de l’impresario de Danielle Darrieux, L’Ibis rouge de Jean-Pierre Mocky en acheteur douteux de Michel Simon tandis que rode l’étrangleur maniaque Michel Serrault et l’hilarant percepteur de l’émission-jeu Je te tiens, tu me tiens par la barbichette de Jean Yanne. Il termine son parcours sur grand écran dans Signé Furax en Klakmuf, le représentant du Boudin sacré. Habitué d'Au Théâtre ce soir C’est essentiellement à la télévision qu’il assoit sa popularité, devenant un des interprètes et metteurs en scènes récurrents de l’émission Au Théâtre ce soir de Pierre Sabbagh. Parmi la vingtaine de pièces qu’il interprète, il s’illustre dans Fric-Frac, Le Bourgeois gentilhomme, Le Noir te va si bien avec Maria Pacôme, Volpone avec Francis Huster et Le Malade imaginaire. Il monte sans en être l’interprète Huit Femmes de Robert Thomas, Le Don d’Adèle de Barillet et Grédy et Pétrus de Marcel Achard. Il entre comme pensionnaire à la Comédie Française en 1978, en devient sociétaire l’année suivante et administrateur général en 1986. Il obtient son plus gros succès avec La Périchole d’Offenbach, spectacle virevoltant et bigarré. Homosexuel, il fait peu de confidences sur sa vie privée. Il vit avec sa mère dans un appartement de l’avenue de l’Opéra à Paris. Ses nièces Corinne Le Poulain et Vannick Le Poulain reprendront le métier d’actrice. Jean Le Poulain succombe à une crise cardiaque, le 1er mars 1988 à Paris, à l’âge de 63 ans. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Maria Pacôme |
1947 : Les Aventures des Pieds-Nickelés de Marcel Aboulker 1954 : Les Chiffonniers d’Emmaüs de Robert Darène 1959 : Le Signe du Lion d’Éric Rohmer 1959 : Le Bossu d’André Hunebelle 1960 : Le Sahara brûle de Michel Gast 1961 : Les Livreurs de Jean Girault 1962 : L'Empire de la Nuit de Pierre Grimblat 1962 : Le Gorille a mordu l'Archevêque de Maurice Labro 1962 : Le Roi du Village d’Henri Gruel 1962 : Les Mystères de Paris d’André Hunebelle 1962 : Arsène Lupin contre Arsène Lupin d’Édouard Molinaro 1964 : Les Gorilles de Jean Girault 1965 : Le Dix-septième Ciel de Serge Korber 1968 : Salut Berthe ! de Guy Lefranc 1968 : Un drôle de Colonel de Jean Girault 1969 : Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause ! de Michel Audiard 1970 : Et qu'ça saute ! de Guy Lefranc 1970 : Sortie de secours de Roger Kahane 1973 : L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise de Nina Companeez 1974 : Ursule et Grelu de Serge Korber 1975 : Divine de Dominique Delouche 1975 : L'Ibis rouge de Jean-Pierre Mocky 1978 : Je te tiens, tu me tiens par la barbichette de Jean Yanne 1981 : Signé Furax de Marc Simenon Télévision : 1958 : Le Voyage de monsieur Perrichon de Stellio Lorenzi 1959 : Le Misanthrope de Jean Kerchbron 1961 : La Jalousie du Barbouillé de Michel Ayats 1962 : Les Caprices de Marianne de Claude Loursais 1963 : Les Espagnols en Danemark de Jean Kerchbron 1963 : Un Coup dans l’Aile de Claude Barma 1964 : De doux Dingues de Guy Labourasse 1964 : Les Joyeuses Commères de Windsor de Lazare Iglesis 1965 : Le Miroir à trois Faces : Faust de Guy Lessertisseur 1965 : La Part du Gâteau de Guy Labourasse 1966 : Adieux de Tabarin de Marcel Achard 1966 : L’École des Cocottes de Lazare Iglesis 1966 : Un Chapeau de Paille d’Italie de Claude Barma 1968 : Édouard le bien-aimé de Jacques Pierre 1970 : J’ai une Femme qui adore les Animaux de Yannick Andréi 1972 : Barbe-Bleue de ? 1973 : Magie rouge de Daniel Georgeot 1973 : La Jument du Roi de Jean Canolle 1975 : Le Tour du monde en 80 jours de Pierre Nivollet 1979 : La Belle Vie de Lazare Iglesis 1980 : La Puce à l’Oreille de Guy Seligmann 1980 : Le Marchand de Venise de Jean Manceau 1981 : Le Songe du Critique de Jacques Manier 1981 : Le Bourgeois Gentilhomme de Pierre Badel 1981 : Staline est mort d’Yves Ciampi 1982 : Les sept Jours du Marié de Serge Moati 1982 : Le Pain dur de Lazare Iglesis 1983 : Le Tartuffe de Marlène Bertin Filmographie de Jean LE POULAIN | |
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