| Dominique LABOURIER | ||
| Actrice française | ||
![]() |
Grande actrice de théâtre pouvant aussi bien servir les grands classiques que les textes difficiles du registre contemporain, Dominique Labourier a surtout été l’égérie d’un cinéma d’auteur dans les années 70 qui l’a fait collaborer avec Jacques Rivette, Claude Goretta, Alain Tanner ou Bernard Paul. Dominique Angèle Gabrielle Labourier est née le 29 avril 1943 à Reims. Attirée très vite par le théâtre, elle débute dans La Leçon d’Eugène Ionesco au théâtre de La Huchette et crée L’Été de Romain Weingarten. Elle participe avec Claude Jade au feuilleton populaire Les Oiseaux rares dans lequel les deux comédiennes très proche incarnent les sœurs Massonneau. Après ce joli succès Dominique Labourier est remarquée dans le superbe téléfilm Sarn de Claude Santelli d’après un roman de Mary Webb où elle est la jeune fermière Prue affublée d’un disgracieux bec-de-lièvre. Elle tourne à nouveau avec Claude Santelli dans Le Malade imaginaire avec Michel Bouquet et Histoire d’une fille de ferme d’après Maupassant. Actrice phare des années 70 Dominique Labourier devient une actrice fétiche du cinéma d’auteur des années 70. Elle tourne des filles du peuple ouvrières, militantes ou syndicalistes dans des œuvres engagées post-soixante-huitarde comme Les Camisards de René Allio, Camarades de Marin Karmitz ou Beau Masque de Bernard Paul d’après Roger Vailland où elle joue une extraordinaire militante Pierrette. Elle est une figure de proue du jeune cinéma suisse grâce à Claude Goretta qui en fait l’épouse trompée de Gérard Depardieu dans Pas si méchant que ça, Alain Tanner dans le rôle de Margueritte dans Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000 et les fresques historiques télévisées, Condorcet de Michel Soutter et Les Chemins de l’exil de Claude Goretta avec François Simon dans le rôle de Jean-Jacques Rousseau. Elle travaille au théâtre avec Roger Planchon pour Le Cochon noir et obtient le prix Biatingo qui en fait une des actrices les plus prometteuses de sa génération. C’est le rôle de Julie, amie de Juliet Berto, dans Céline et Julie vont en bateau de Jacques Rivette qui la rend célèbre. Dominique Labourier a travaillé à l’établissement du scénario. De beaux portraits de femmes Dans les années 80, sa carrière connaît un net repli et Dominique Labourier doit se contenter le plus souvent de seconds rôles dans La Passante du Sans-Souci avec Romy Schneider, L’état de grâce avec Sami Frey et Nicole Garcia et L’Orchestre rouge avec Claude Brasseur, trois films de Jacques Rouffio. Elle donne la réplique à Jean Rochefort dans Le diable dans la boîte et Chère inconnue et devient pensionnaire de La Cité des femmes de Federico Fellini. Elle occupe le rôle principal émouvant de T’es heureuse ? moi toujours ! de Jean Marbœuf et celui de la confidente de Carole Laure dans Sauve-toi Lola de Michel Drach. Des téléfilms intenses Par la suite, n’obtenant pas de rôles marquants au cinéma, elle revient vers la télévision pour des personnages de forte intensité comme la mère d’une adolescente fugueuse dans Sans un mot de Gérard Poitou-Weber, la commissaire Clémence Aletti, femme-flic dure et sévère ou la femme de l’iusurpateur Jean-Pierre Cassel dans la série noire La Lune d’Omaha de Jean Marbœuf avec Mort Shuman. Elle devient une des actrices fétiches de Jean-Daniel Verhaeghe qui l'engage en femme de Jean Carmet dans Eugénie Grandet, en présidente du fan-club de Claude Rich dans La Fête des Père ou Mademoiselle Michonneau dans Le Père Goriot. Elle retrouve Claude Goretta et Claude Rich pour le superbe Thérèse et Léon qui retrace la passion entre Léon et Thérèse Blum et campe Virginie, une femme à l’énergie débordante dans Les Enfants du printemps. Deux téléfilms qui témoignent de son engagement intact pour la gauche. Dominique Labourier, en retrait au cinéma et à la télévision, reste très active au théâtre. Elle est mise en scène par Jacques Lassalle (L’homme difficile d’Hugo von Hofmannsthal, Tout comme il faut de Pirandello), Roman Polanski (Doute de John Patrick Shanley) et Daniel Benoin (L’enterrement adapté de Festen de Thomas Vinterberg). Au cinéma, elle est remarquable en Madame Lancelin, l’employeuse des sœurs Papin dans Les blessures assassines de Jean-Pierre Denis et joue la mère de Marina Foïs dans Tiens-toi droite de Katia Lewkowicz en 2014. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Sylvia Monfort |
1969 : Camarades de Marin Karmitz 1969 : Le Petit Théâtre de Jean Renoir de Jean Renoir 1970 : Les Camisards de René Allio 1971 : Ça n'arrive qu'aux autres de Nadine Trintignant 1971 : Les Yeux fermés de Joël Santoni 1972 : Beau Masque de Bernard Paul 1973 : Céline et Julie vont en bateau de Jacques Rivette 1974 : Pas si méchant que ça de Claude Goretta 1975 : Les Conquistadores de Marco Pauly 1975 : Monsieur Albert de Jacques Renard 1976 : Jonas qui aura 25 ans en l'an 2000 d’Alain Tanner 1976 : Le Diable dans la boîte de Pierre Lary 1979 : Chère inconnue de Moshé Mizrahi 1980 : La Cité des femmes (La città delle donne) de Federico Fellini 1980 : Théâtre de Jean-André Fieschi et Jean-Pierre Mabilles 1981 : La Revanche de Pierre Lary 1981 : La Passante du Sans-Souci de Jacques Rouffio 1982 : T'es heureuse ? Moi, toujours... de Jean Marbœuf 1986 : Sauve-toi, Lola de Michel Drach 1986 : L'État de grâce de Jacques Rouffio 1989 : L'Orchestre rouge de Jacques Rouffio 1998 : Le Temps retrouvé de Raoul Ruiz 2000 : Les Blessures assassines de Jean-Pierre Denis 2008 : Sans Howard de Ricardo Muñoz 2010 : Sans laisser de traces de Grégoire Vigneron 2014 : Tiens-toi droite de Katia Lewkowicz Télévision : 1965 : Le printemps de la liberté de Jean Pignol 1968 : Sarn de Claude Santelli 1969 : Les Oiseaux rares de Jean Dewever 1969 : Léonce et Léna de Guy Lessertisseur 1969 : Sainte Jeanne de Claude Loursais 1970 : De la belle ouvrage de Maurice Failevic 1970 : L'Illusion comique de Robert Maurice 1971 : Le Malade imaginaire de Claude Santelli 1973 : La fusillade en réponse à Dostoïevski de Claude Goretta 1973 : Histoire d’une fille de ferme de Claude Santelli 1978 : Un ours pas comme les autres de Nina Companeez 1978 : Les Chemins de l'exil de Claude Goretta 1979 : La Chaîne de Claude Santelli 1982 : Paris Saint-Lazare de Marco Pico 1982 : Sans un mot de Gérard Poitou-Weber 1984 : La Gourmande de Jean-Claude Charnay 1985 : Clémence Aletti de Peter Kassovitz 1985 : L’enfant bleu d’Yvan Butler 1985 : La Lune d’Omaha de Jean Marbœuf 1988 : La Chaîne de Claude Faraldo 1989 : Condorcet de Michel Soutter 1991 : Une affaire d’état de Jean Marbœuf 1992 : Mes coquins de Jean-Daniel Verhaeghe 1994 : Tout feu, tout femme de Marion Sarraut 1994 : La Rêverie ou le Mariage de Sylvia de Jean-Luc Trotignon 1994 : Eugénie Grandet de Jean-Daniel Verhaeghe 1995 : La fête des pères de Jean-Daniel Verhaeghe 2000 : Les Enfants du Printemps de Marco Pico 2001 : Thérèse et Léon de Claude Goretta 2004 : Le Père Goriot de Jean-Daniel Verhaeghe 2007 : Un crime très populaire de Didier Grousset 2010 : Big Jim de Christian Merret-Palmair 2013 : Quartier latin de Michel Andrieu 2017 : La Sainte famille, de Marion Sarraut 2020 : Black and White de Moussa Sène Absa Filmographie de Dominique LABOURIER | |
| Sommaire Acteurs > Sommaire Acteurs L > Contact | ||