| Pierre DUX | ||
| Acteur et metteur en scène français | ||
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Pierre Dux a consacré sa vie à la Comédie Française comme nterprète, metteur en scène, sociétaire et administrateur général de 1970 à 1979. Excellent interprète de notables pleins de veulerie et de dignité, il a tenu une quarantaine de rôles pour le cinéma, majoritairement des seconds rôles. Pierre Dux est né Pierre Alexandre Martin, le 1er octobre 1908 à Paris. Il est le fruit adultérins des comédiens Alexandre Vargas et Émilienne Dux (née Fany Deux). Son troisième prénom lui sert de nom de famille. Ce n’est qu’en janvier 1962 que Pierre Martin devient officiellement Pierre Dux. Il passe son baccalauréat et s’oriente vers la comédie mais échoue au concours d’entrée du Conservatoire. Il suit les cours de Jules Trufier et devient en 1929, pensionnaire à la Comédie Française dont sa mère était secrétaire. Une grande carrière théâtrale Pierre Dux interprète des rôles de jeunes hommes timides dans des pièces de Musset, Beaumarchais, Molière, Mirbeau, Bataille, Hugo ou André Lang. Sa carrière exceptionnelle dans la Grande Maison l’amène à être sociétaire en 1935, administrateur provisoire en 1944, sociétaire honoraire en 1947. En dehors de la Comédie française, il joue une centaine de pièces et met en scène à partir de 1938 Cyrano de Bergerac, Ruy Blas, La Reine morte, Le Misanthrope, Les Vignes du Seigneur ou Électre de Jean Giraudoux. Il sera directeur du théâtre de Paris, professeur au conservatoire national supérieur d’art dramatique, administrateur de la Comédie Française et directeur de l’Odéon de 1971 à 1977. Dans les années soixante-dix, il réalise plusieurs retransmissions de spectacles de la Comédie Française pour la télévision. Un brillant second rôle de cinéma Il fait sa première apparition au cinéma en 1932 dans une adaptation d’une pièce belge de Fernand Wicheler Le Mariage de Mademoiselle Beulemans de Jean Choux. Il trouve son rôle le plus marquant, celui du chef de gare marié à Danielle Darrieux dans Retour à l’Aube d'Henri Decoin. Il interrompt son activité cinématographique pendant l’Occupation et revient en incarnant des personnages hauts en couleurs comme Cagliostro dans L’Affaire du Collier de la Reine de Marcel L’Herbier, le commandant Hulot dans Les Chouans d’Henri Calef, le chancelier Séguier dans Monsieur Vincent de Maurice Cloche, le professeur Récamier dans Docteur Laennec, le général Danicheff dans La Valse de Paris de Marcel Achard et le colonel Olivier dans Les Grandes Manœuvres de René Clair. Il est l’attachant père de la famille Simonet qui passe Les dernières Vacances chez les parents d’Odile Versois pour Roger Leenhardt, le compréhensif docteur de famille de Simone Signoret et Maria Casarès dans Ombre et Lumière d’Henri Calef. Il montre beaucoup de fantaisie dans Jean de la Lune avec Danielle Darrieux, Les Vignes du Seigneur avec Fernandel et Simone Valère et Patate de Robert Thomas d’après Achard avec Danielle Darrieux, Jean Marais et Sylvie Vartan, des pièces qu’il a rodées au théâtre. Il partage l’affiche avec Bourvil dans Poisson d’Avril et incarne un fonctionnaire de l’ONU dans Le Gorille vous salue bien auprès de Lino Ventura. De la scène au petit écran Pierre Dux triomphe sur les scènes parisiennes avec Don Juan où il compose un formidable Sganarelle aux côtes de Georges Marchal, L’amante anglaise de Marguerite Duras avec Madeleine Renaud, N’écoutez pas mesdames de Sacha Guitry avec Micheline Boudet ou Les chaises d’Eugène Ionesco avec Denise Gence. Dans les années soixante, il campe des personnages secondaires pour René Clément, policier dans Le Jour et l’Heure, et le résistant Alexandre Parodi dans Paris brûle-t-il ?, pour Costa-Gavras le général de gendarmerie grec dans Z où il s’écrie « Dreyfus était coupable» et le procureur de la république dans Section spéciale. La décennie suivante, il est un des Trois hommes à abattre face à Alain Delon ou le magistrat pervers de La Lectrice de Michel Deville avec Miou-Miou. Il apparaît à la télévision dans Le chef de famille de Nina Companeez avec Edwige Feuillère, Monsieur Abel de Jacques Doillon, la série Coplan avec Philippe Caroit dans le rôle titre. Son épouse depuis 1950, la comédienne Francine Bessy, de son vrai nom Francine Wells renoncera à sa carrière pour se consacrer à son mari et à leur fille Fanny. Pierre Dux décède 1er décembre 1990 à Paris, à l’âge de 82 ans. Francine le rejoindra le 28 janvier 2004 à Meaux. Ils reposent au cimetière Montmartre. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Pierre Fresnay dans Mon Faust |
1932 : Le Mariage de mademoiselle Beulemans de Jean Choux 1934 : Le Monde où l’on s’ennuie de Jean de Marguenat 1934 : Les Précieuses ridicules de Léonce Perret 1934 : Un soir à la Comédie Française de Léonce Perret (cm) 1934 : Piano à vendre de René Jayet (cm) 1935 : Marie des angoisses de Michel Bernheim 1935 : La Marmaille de Bernard-Deschamps 1938 : Retour à l’aube d’Henri Decoin 1941 : Dernière aventure de Robert Péguy 1945 : Patrie de Louis Daquin 1945 : L’Affaire du collier de la reine de Marcel L’Herbier 1946 : Les Chouans d’Henri Calef 1947 : Monsieur Vincent de Maurice Cloche 1947 : Les dernières Vacances de Roger Leenhardt 1948 : Docteur Laënnec de Maurice Cloche 1948 : Jean de la lune de Marcel Achard 1949 : La Valse de Paris de Marcel Achard 1950 : Ombre et lumière d’Henri Calef 1951 : Gibier de potence de Roger Richebé 1952 : Lettre ouverte d’Alex Joffé 1954 : Poisson d’avril de Gilles Grangier 1955 : Sophie et le crime de Pierre Gaspard-Huit 1955 : Les grandes Manœuvres de René Clair 1956 : Rencontre à Paris de Georges Lampin 1958 : Les Vignes du seigneur de Jean Boyer 1958 : Le Gorille vous salue bien de Bernard Borderie 1959 : La verte Moisson de François Villiers 1960 : Aimez-vous Brahms ? (Goodbye again) d’Anatole Litvak 1961 : Les croulants se portent bien de Jean Boyer 1961 : Les Amours célèbres,« Les Comédiennes » de Michel Boisrond 1962 : Le jour et l’heure (The Day and the Hour) de René Clément 1964 : Patate de Robert Thomas 1965 : Paris brûle-t-il ? de René Clément 1966 : L’Aiglon de Pierre Badel (tv) 1968 : Z de Costa-Gavras 1968 : Hélène ou la Joiede vivre de Claude Barma (tv) 1969 : La Main d’Henri Glaeser 1969 : Le Désert de l’amour de Pierre Cardinal (tv) 1969 : Fils de Personne de Jean Vernier (tv) 1969 : La Horse de Pierre Granier-Deferre 1970 : Mon Faust de Daniel Gorgeot (tv) 1974 : Section spéciale de Costa-Gavras 1980 : Plein sud de Luc Béraud 1980 : Le Nœud de Vipère de Jacques Tréboula (tv) 1980 : Le Chef de Famille de Nina Companeez (tv) 1980 : Trois hommes à abattre de Jacques Deray 1981 : Le Renard et le Loubard de Jean-Pierre Gallo (tv) 1981 : La Vie continue de Moshe Mizrahi 1983 : Monsieur Abel de Jacques Doillon (tv) 1985 : L’Homme des Couloirs de Charles Bitsch (tv) 1988 : Au nom du peuple français de Maurice Dugowson (tv) 1988 : La Lectrice de Michel Deville 1989 : Coplan de Gilles Béhat, Yvan Butler et Peter Kassovitz (tv) 1990 : Plaisir d’amour de Nelly Kaplan 1990 : Le Jeu du Roi de Marc Evans (tv) 1991 : Le Piège de Serge Moati (tv) Filmographie de Pierre DUX | |
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