| Frédéric DUVALLÈS | ||
| Acteur français | ||
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Avec sa silhouette maigre, son visage allongé, son long nez retroussé et ses dents carnassières, Frédéric Duvallès a incarné à merveille les ahuris dans des comédies d’un autre temps finissant dans la nanardise chez Couzinet. Frédéric Duvallès, de son vrai nom Charles Frédéric Coffinières voit le jour le 26 septembre 1884 dans le 8e arrondissement de Paris. Son père Jean-Baptiste Coffinières est avocat conseil reconverti dans le journalisme et sa mère Marie-Thérèse Roncayolo est originaire du Venezuela. Le couple a quatre garçons, Charles Frédéric étant le benjamin de la fratrie. Un comique ahuri et naïf En 1908, le jeune parisien se rend à Marseille pour débuter une carrière de comédien sous le nom de Frédéric Duvallès au théâtre du Gymnase. Avec la troupe du Gymnase, il parcourt l’Europe et tourne un premier film L’Utile Dévouement de Charles Burguet en 1912 mais l’expérience reste sans lendemain. Il se produit au théâtre dans Seigneur Polichinelle quand éclate la première guerre mondiale. Mobilisé, il fait un parcours héroïque qui lui rapporte la Croix de Guerre, la médaille militaire et la Légion d’honneur. De retour sur les planches, il se produit principalement au Théâtre du Palais-Royal, notamment dans L’École des Cocottes d’Armont et Gerbidon et plusieurs pièces de Labiche et de Feydeau. Le parlant lui permet d’exercer ses talents de comique, même s’il possède un physique assez banal. Il est remarqué dans Paris-Méditerranée où il répond au doux nom d’Anatole Biscotte auprès de la grande vedette Annabella. Il occupe le premier rôle de Tout ou Rien de René Pujol où il définit les caractéristiques de ses prestations à venir. Il y joue un homme honnête et naïf manipulé par une bande d’escrocs. Comme beaucoup d’acteurs de sa génération, il n’est crédité au générique que de son nom de famille dans presque toutes ses comédies. De Cacolet à Couzinet Dans l’entre-deux guerres, Frédéric Duvallès joue la plupart du temps des rôles secondaires comme le fêtard du Billet de Mille, le joli cœur auprès d’Elvire Popesco dans Dora Nelson, le chef de la police dans Le Roi. Quand il occupe le premier rôle, il est affublé des noms les plus bizarres comme Laloupe dans Chourinette, alias Mireille, Bourselet dans La Damme de Vittel, Pontbichot dans La Belle de Montparnasse, et Cacolet dans Tricoche et Cacolet où il est le détective associé à Fernandel dont il parvient à plusieurs reprises à voler la vedette. Pendant la guerre, il occupe un petit rôle auprès de Mila Parély dans Donne-moi tes Yeux de Guitry. Après l’Occupation, c’est Émile Couzinet, le réalisateur bordelais surnommé le Roi des Navets qui vient remplacer Maurice Cammage ou Pierre Colombier. Leur collaboration commencée par Trois Marins dans un Couvent se prolonge par des œuvrettes aux titres enchanteurs comme Ce coquin d’Anatole, Trois Vieilles Filles en Folie, Quand te tues-tu ?, Le Curé de Saint-Amour et Mon Curé champion du régiment. C’est à peine mieux avec André Berthomieu dans Allô… je t’aime avec Denise Grey, Le Portrait de son Père avec Jean Richard ou la comédie musicale À la Jamaïque avec Luis Mariano. Il accompagne d’autres chanteurs comme Tino Rossi dans Au pays du Soleil de Maurice de Canonge ou Dario Moreno dans Oh, que mambo. Des personnages plus sérieux En vieillissant, Frédéric Duvallès trouve des rôles plus sérieux comme dans L’Inspecteur connaît la Musique, le roi du caoutchouc dans Éléna et les Hommes de Jean Renoir, le notable ridiculisé dans un concours de pêche par le braconnier Louis De Funès dans Ni vu, ni connu d’Yves Robert, le spirite dont toute la famille attend avec impatience le décès dans La Chambre ardente de Julien Duvivier et Alexis dans la production franco-espagnole La Chaste Suzanne de Luis César Amadori. Frédéric Duvallès s’est marié deux fois. De sa première épouse, Céline Moni, on ne sait presque rien. Il s’est remarié le 28 janvier 1943 avec Élisabeth-Andrée Aumont avec qui il a eu une fille Frédérique Coffinières. Retiré du monde du spectacle en 1963, Frédéric Duvallès est décédé à 86 ans le 14 février 1971 à Paris. Il repose au cimetière de Conflans-Sainte-Honorine. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Fernandel |
1912 : L'Utile dévouement de Charles Burguet 1931 : Paris-Méditerranée de Joe May 1932 : La Merveilleuse journée de Robert Wyler et Yves Mirande 1933 : L'Héritier du Bal Tabarin de Jean Kemm 1933 : Tout pour rien de René Pujol 1934 : Chourinette d’André Hugon 1934 : Le Billet de mille de Marc Didier 1935 : Dora Nelson de René Guissart 1935 : Et moi j'te dis qu'elle t'a fait d'l'œil de Jack Forrester 1935 : Train de plaisir de Léo Joannon 1936 : Le Roi de Pierre Colombier 1936 : La Dame de Vittel de Roger Goupillières 1937 : Neuf de trèfle de Lucien Mayrargue 1937 : La Belle de Montparnasse de Maurice Cammage 1938 : Une de la cavalerie de Maurice Cammage 1938 : Les Gaietés de l'Exposition d’Ernest Hajos 1938 : Vacances payées de Maurice Cammage 1938 : Tricoche et Cacolet de Pierre Colombier 1943 : Donne-moi tes Yeux de Sacha Guitry 1946 : Monsieur Chasse ! de Willy Rozier 1948 : Une Femme par jour de Jean Boyer 1949 : Le Trésor des Pieds-Nickelés de Marcel Aboulker 1950 : Le Tampon du capiston de Maurice Labro 1950 : Trois Marins dans un couvent d’Émile Couzinet 1950 : Coq en pâte de Charles-Félix Tavano 1950 : Et moi j'te dis qu'elle t'a fait d'l'œil de Maurice Gleize 1950 : Folie douce de Jean-Paul Paulin 1951 : Le Passage de Vénus de Maurice Gleize 1951 : Au Pays du Soleil de Maurice de Canonge 1951 : Ce coquin d'Anatole d’Émile Couzinet 1951 : Le Chéri de sa concierge de René Jayet 1951 : Trois Vieilles Filles en folie d’Émile Couzinet 1952 : Bacchus mène la danse de Jacques Houssin (inachevé) 1952 : Quand te tues-tu ? d’Émile Couzinet 1952 : Allô... je t'aime d’André Berthomieu 1952 : Le Curé de Saint-Amour d’Émile Couzinet 1953 : Le Portrait de son Père d’André Berthomieu 1953 : Piédalu député de Jean Loubignac 1955 : Mon Curé champion du régiment d’Émile Couzinet 1956 : L'inspecteur connaît la musique de Jean Josipovici 1956 : Élena et les Hommes de Jean Renoir 1956 : À la Jamaïque d’André Berthomieu 1957 : Un Chapeau de Paille d’Italie de Stellio Lorenzi (tv) 1957 : C'est arrivé à 36 chandelles d’Henri Diamant-Berger 1957 : Les Fiancés du Paradis de Lazare Iglesis (tv) 1957 : Ni vu ni connu d’Yves Robert 1957 : Les Grands d’André Leroux (tv) 1958 : Oh ! Qué mambo de John Berry 1961 : Air pur de Jacques Guymont (cm) 1962 : La Chambre ardente de Julien Duvivier 1963 : La chaste Suzanne (La casta Susana) de Luis César Amadori Filmographie de Frédéric DUVALLÈS | |
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