| Huguette DUFLOS | ||
| Actrice française | ||
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Avec ses cheveux ondulés d’un blond vaporeux, ses grands yeux bleus, son élégance raffinée, Huguette Duflos a été une des premières grandes vedettes du muet. Actrice d’une grande sobriété qui tranche avec les gesticulations des comédiennes de son époque, elle a connu un grand rayonnement jusqu’à l’avènement du parlant. Hermance Joséphine Meurs est née le 24 août 1887 à Limoges. Elle a pris le soin de brouiller les pistes en se rajeunissant, ce qui la fait naître pour certains biographes à Tunis où son père, officier a été affecté jusqu’en 1898. Elle passe donc son enfance à Tunis où elle effectue sa scolarité dans une institution religieuse. Au début du XXe siècle, elle s’installe à Paris avec sa famille. La jeune Hermance termine sa scolarité au Lycée Fénelon et applaudit Raphaël Duflos dans Le Duel. Il devient son professeur au conservatoire après le décès de Leloir et fait figurer la belle blonde dans L’Assassinat du duc de Guise. Elle épouse son professeur en 1910 et adopte le nom d’Huguette Duflos sur scène et dans des premiers films dont L’Infirmière d’Henri Pouctal sur un scénario d’Abel Gance. Second prix de comédie, elle fait son entrée en 1912 à la Comédie Française. Si Raphaël Duflos n’est pas étranger au lancement de sa carrière, les multiples succès de la belle blonde ne les doit qu’à son talent. Une grande carrière muette Durant toute la période du cinéma muet, elle tourne sous la direction de grands cinéastes français comme Louis Feuillade (C’est pour les orphelins ? avec Max Linder), Charles Burguet (Les Mystères de Paris) et René Hervil (L’ami Fritz). Son charme opère dans Mademoiselle de La Seiglière d’André Antoine et Koenigsmark de Léonce Perret. Elle tourne une Lady avec une grande économie de moyens dans L’homme à l’Hispano de Julien Duvvier. Lasse des écarts de conduite de son époux, elle demande le divorce dès 1926 et se fait appeler dès lors Huguette ex-Duflos. Elle quitte la Comédie Française en juin 1926 et entreprend une tournée internationale couronnée de succès avec Maurice Escande qui l’amène en Égypte, en Grèce, en Turquie et en Roumanie. En 1929, elle est l’auteur d’un recueil de mémoire intitulé Heures d’actrice. La mystérieuse dame en noir Avec l’arrivée du cinéma parlant, Huguette Duflos est reléguée aux rôles de composition. Elle tourne la version française du Procès de Mary Dugan avec Charles Boyer et incarne la mystérieuse Mathilde Stangerson dans Le mystère de la chambre jaune et Le parfum de la dame en noir, le diptyque de Marcel L’Herbier d’après l’œuvre de Gaston Leroux. Ses rôles dans ses films suivants sont empreints d’une sage fadeur avec des personnages comme Irène de Rysbergue dans Maman Colibri de Jean Dréville avec le jeune Jean-Pierre Aumont, Madeleine auprès de Max Dearly dans Le Cœur ébloui, Caroline partie en voyage à Venise avec Louis Verneuil dans Un train à Venise et succombe sous le charme de Victor Boucher, la Reine Hortense dans Les perles de la couronne de Sacha Guitry et Christian-Jaque, la femme médecin qui séduit et abandonne le jeune noceur sans scrupules Pierre Brasseur dans Visages de Femmes. Au théâtre, elle crée Noix de Coco de Marcel Achard aux côtés de Raimu et participe avec un indéniable succès à Clérembard, la pièce de Marcel Aymé en épouse conventionnelle de Jacques Dumesnil. Elle se produit encore en 1955 dans Felicity de Noël Coward au théâtre Monceau. Des seconds rôles sans grand relief Pendant l’occupation, Huguette Duflos apparaît dans La Loi du Printemps avec le ménage dysfonctionnel composé de Pierre Renoir et Alice Field, Des jeunes filles dans la nuit en mère de pensionnaire d’un collège détruit par un incendie, la reine Marie de Médicis dans Le Capitan de Robert Vernay. Mais le charme s'est évanoui et ses compositions manquent de consistance. Après la guerre, elle ne tient qu’un rôle secondaire dans Douze heures de bonheur de Gilles Grangier avec Dany Robin. Elle écrit des articles dans différents journaux et témoigne en 1982 de son passé d’actrice du muet dans l'émission Les Dossiers de l'écran auprès de René Dary et Simone Berriau. Huguette Duflos meurt discrètement le 12 avril 1982, dans son appartement parisien, à l’âge de 95 ans. Son fils Pierre Duflos est devenu un prestigieux homme de radio, notamment grâce au jeu radiophonique Le Jeu des mille Francs. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Charles Burguet |
1914 : Le droit de l’enfant d’Henri Pouctal 1914 : L’infirmière d’Henri Pouctal (cm) 1916 : L’instinct d’Henri Pouctal 1916 : La femme inconnue de Gaston Ravel 1916 : Volonté d’Henri Pouctal 1916 : Madeleine de Jean Kemm 1916 : C’est pour les orphelins ? de Louis Feuillade (cm) 1917 : Son héros de Charles Burguet 1918 : Les bleus de l’amour d’Henri Desfontaines 1919 : L’ami Fritz de René Hervil 1919 : Travail d’Henri Pouctal (7 épisodes) 1920 : Le piège de l’amour d’Alexandre Ryder 1920 : Mademoiselle de La Seiglière d’André Antoine 1921 : La fleur des Indes de Théo Bergerat 1921 : L’amie d’enfance de Félix Leonnec 1921 : Lily vertu de Daniel Bompard 1922 : Les mystères de Paris de Charles Burguet (12 épisodes) 1922 : Molière, sa vie, son œuvre de Jacques de Féraudy 1923 : Koenigsmark de Léonce Perret 1923 : J’ai tué ! / Fidélité de Roger Lion 1924 : La princesse aux clowns d’André Hugon 1925 : Le chevalier à la rose (Der Rosenkavalier) de Robert Wiene 1926 : Yasmina d’André Hugon 1926 : L’homme à l’Hispano de Julien Duvivier 1927 : Chantage d’Henri Debain 1927 : Palaces de Jean Durand 1929 : La voix de sa maîtresse de Roger Goupillières 1930 : Le procès de Mary Dugan de Marcel De Sano 1930 : Le mystère de la chambre jaune de Marcel L’Herbier 1930 : Le parfum de la dame en noir de Marcel L’Herbier 1935 : Martha / Les dernières roses de Karl Anton 1937 : Les perles de la couronne de Sacha Guitry & Christian-Jaque 1937 : Maman Colibri de Jean Dréville 1938 : Visages de femmes de René Guissart 1938 : Le train pour Venise d’André Berthomieu 1938 : Le cœur ébloui de Jean Vallée 1940 : La loi du printemps de Jacques Daniel-Norman 1942 : Des jeunes filles dans la nuit de René Le Hénaff 1945 : Le capitan de Robert Vernay 1945 : Christine se marie de René Le Hénaff 1952 : Douze heures de bonheur de Gilles Grangier 1961 : Les petits matins de Jacqueline Audry Filmographie d'Huguette DUFLOS | |
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