| Évelyne DRESS | ||
| Actrice, réalisatrice, romancière, peintre française | ||
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Jeune femme sexy à l’air boudeur, Évelyne Dress a affiché une belle liberté bien dans l’air du temps dans les années soixante-dix. Son charme a parfaitement servi des auteurs français grand public comme Édouard Molinaro, Michel Audiard, Michel Deville, Patrick Schulmann, Ettore Scola ou Jacques Deray. Elle s’est révélée une artiste pluridisciplinaire et une écrivaine de grand talent. Évelyne Sylvia Dress est née le 1er août 1947 à Lyon. Issue d’une famille juive, elle vient au monde dans un train en gare de Lyon-Perrache alors que ses parents s’apprêtent à rejoindre Grenoble où sa mère souhaite accoucher auprès de sa famille. Elle grandit à Pétichet, petit hameau de l’Isère. À 18 ans, elle accompagne un copain de son frère au concours du Centre d’Art Dramatique de la Rue Blanche et elle y passe trois années. La tendresse d'Eva Dès sa sortie du Conservatoire, elle se produit sur les planches dans Oh, Calcutta, Largo Desolato de Vaclav Havel, Le Boucher d’Alina Reyes avec Rufus et Plantons sous la suie de Sotha avec Michel Blanc. Elle fait sa première apparition au cinéma dans un petit rôle d’Hibernatus d’Édouard Molinaro. Michel Audiard lui confie un rôle déshabillé dans Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas mais elle cause et la fringante actrice alterne des films d’auteur parfois lestes comme Raphaël ou Le Débauché de Michel Deville, Beau Masque de Bernard Paul, Le Divorcement de Pierre Barouh et des films à fort potentiel érotique comme Madame Claude de Just Jaeckin ou Et la Tendresse, Bordel ! de Patrick Schulmann, un succès-surprise en 1979 auprès de Bernard Giraudeau et leur chatte Clitoris. Du cinéma grand public Évelyne Dress est très présente pour le petit écran passant de Maupassant pour Jean-Pierre Marchand à Arsène Lupin, de Maigret à Cabrol des Cinq Dernières Minutes à quatre reprises et de Châteauvallon à Maguy. Elle y est dirigée par des pointures comme Édouard Molinaro (Claudine s’en va), Marcel Camus (Le Féminin pluriel), Serge Korber (Florence ou la Vie de Château), Jacques Fansten (Le Bord des Larmes) ou Jacques Doniol-Valcroze (Nick chasseur de têtes). Elle choisit avec soin ses personnages à l’écran passant de la petite amie de Philippe Léotard dans La Petite Sirène à la marginale de La Flambeuse, de la mère de la petite Émilie Montgenet dans Le Guépiot à la fille de Restif de la Bretonne, interprété par Jean-Louis Barrault dans La Nuit de Varennes d’Ettore Scola. Après un rôle de propriétaire de boîte de nuit dans Le Solitaire, elle se lance dans la réalisation avec Pas d’Amour sans Amour, une comédie de mœurs qui dresse un constat amer de la vie affective des quadras à l’aube de l’An 2000. Le film sort en 1993 et un éditeur demande à l’auteuse-actrice d’en tirer un roman. De fait, c’est à l’écriture que va se consacrer dès lors Évelyne Dress. Une artiste pluridisciplinaire Après Pas d’Amour sans Amour, Évelyne Dress publie La Maison de Petichet, Les Tournesols de Jérusalem, Le Rendez-vous de Rangoon, Les Chemins de Garwolin, Pour l’Amour du Dauphiné, Cinq jours de la vie d’une Femme, Je veux peindre et aimer et Les Silences de Venise. Ses romans, d’inspiration autobiographique, sont autant de recherche sur sa foi, la judaïcité, son rôle de femme et la place de l’art et de l’amour dans l’existence. Elle y déploie une écriture fluide et légère. Artiste complète, elle signe le scénario de Retour en Hiver adapté de son roman La Maison de Petichet, anime quelques temps des émissions de radio, écrit deux albums en direction de la jeunesse autour du personnage d’une petite fille appelée Luna, expose ses toiles par deux fois au Grand Palais et participe à plusieurs reprises au salon des indépendants. Une femme débordant d’énergie. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Michel Blanc |
1969 : Hibernatus d’Edouard Molinaro 1970 : Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause ! de Michel Audiard 1970 : L'Alliance de Christian de Chalonge 1970 : L'Île aux coquelicots de Salvatore Adamo 1971 : Raphaël ou le débauché de Michel Deville 1972 : Fusil chargé de Carlo Lombardini 1972 : Beau masque de Bernard Paul 1972 : Le Gang des otages d’Édouard Molinaro 1973 : Le Désir et la Volupté de Lucien Duval 1976 : Des Filles allongées au bord de la Route (Mädchen die am Wege liegen) d’Erwin Dietrich 1977 : Madame Claude de Just Jaeckin 1977 : Lamento de Philippe Vallois 1979 : Le Divorcement de Pierre Barouh 1979 : Et la tendresse ? Bordel ! de Patrick Schulmann 1980 : La Flambeuse de Rachel Weinberg 1980 : La Petite Sirène de Roger Andrieux 1981 : Le Guepiot de Joska Pilissy 1981 : Putain d'histoire d'amour de Gilles Béhat 1983 : La Nuit de Varennes d’Ettore Scola 1983 : Sarah de Maurice Dugowson 1984 : Vive le fric ! de Raphaël Delpard 1984 : Bastille de Rudolf van den Berg 1986 : Le Solitaire de Jacques Deray 1992 : Pas d'amour sans amour d’Évelyne Dress Télévision : 1970 : Nanou de Georges Régnier 1971 : Yvette de Jean-Pierre Marchand 1972 : Monsieur de Maupassant ou le Procès d’un Valet de Jean-Pierre Marchand 1972 : Maigret en Meublé de Claude Boissol 1973 : Le Provocateur de Bernard Toublanc-Michel 1974 : Taxi de Nuit de Jean Leduc 1974 : Arsène Lupin, La Demeure mystérieuse de Jean-Pierre Desagnat 1977 : Ne le dites pas avec des Roses ! de Gilles Grangier 1978 : Claudine s’en va d’Édouard Molinaro 1980 : Orient-Express de Marcel Moussy 1980 : Le Surmâle de Jean-Christophe Averty 1981 : Gaston Lapouge de Franck Apprederis 1982 : Le Féminin pluriel de Marcel Camus 1983 : La Couleur de l’Abîme de Pascal Kané 1985 : Vous êtes avec moi, Victoria ? de Claude Barma 1986 : L’Amour à la Lettre de Gérard Gozlan 1987 : Florence ou la Vie de Château de Serge Korber 1988 : Le Bord des Larmes de Jacques Fansten 1989 : Nick chasseur de têtes de Jacques Doniol-Valcroze Filmographie d'Évelyne DRESS |
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