| Janine DARCEY | ||
| Actrice française | ||
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Deux grands yeux noirs dans un visage ravissant, un petit nez qui fronce et un sourire printanier, Janine Darcey est comme une eau pure, l'image même de l'innocence. Fille d'un industriel Eugène et de Marie Bouchon, Janine Darcey, de son vrai nom Janine Casaubon voit le jour le 14 janvier 1917 à Asnières-sur-Seine. Scolarisée en région parisienne, elle fait une partie de ses études en Angleterre, puis, à son retour, attirée par la scène, suit des cours de comédie et fait un peu de figuration au cinéma. L'ingénue prometteuse Elle fait ses classes chez Ophüls (La tendre Ennemie, Yoshiwara) et Marc Allégret (Orage) qui lance sa carrière avec son rôle d'élève ingénue du conservatoire de Jouvet dans Entrée des artistes. Lauréate du prix Suzanne-Bianchetti de la révélation la plus prometteuse de l'année 1938, Janine Darcey tourne quelques films ambitieux. Dans Entente cordiale de Marcel L'Herbier, elle souligne à sa manière, par son union avec un officier français, Pierre Richard-Willm, le rapprochement franco-anglais, puis c'est Cavalcade d'amour de Raymond Bernard, avec Michel Simon, et Le carrefour des enfants perdus de Léo Joannon, où elle campe une surveillante compréhensive du centre de rééducation dirigé par René Dary. C'est dans ce film qu'elle rencontre Serge Reggiani son futur mari et le père de ses enfants Stephan et Karine. Le couple sera uni de 1943 à 1955. Débuts sur scène Elle débute au théâtre à la fin de la guerre dans Un dîner de famille, une pièce de Jean Bernard-Luc. Dix ans plus tard, elle participe à la création de Treize à table de Marc-Gilbert Sauvajon et enchaîne sous la direction de Pierre Dux avec Mon ami Guillaume. Elle reviendra au théâtre en 1960 pour incarner la femme de Christian Marin dans John Smith 1er de Jaime Silas. Pour le reste, Janine Darcey est moins regardante et tourne des bandes médiocres, sous la direction de réalisateurs souvent routiniers. Dans Sixième étage de Maurice Cloche, elle succombe au charme d'un suborneur sans scrupule, incarné par Pierre Brasseur, qui lui fait un enfant, et, dans L'auberge de l'abîme de Willy Rozier, elle cache, avec son père, un ancien officier bonapartiste accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis. Pour La Nuit merveilleuse, elle est rien moins que Marie qui accouche dans l'étable de Fernandel. Escapade à Londres Janine Darcey maîtrise l'anglais, ce qui lui permet d'apparaître dans quelques films en Angleterre comme L'Écurie Watson d'Anthony Asquith avec Ray Milland, qui se passe dans une école d'apprentissage intensif du français, ou encore Old bill and son avec John Mills. À partir de la fin des années 40, ses rôles s'espacent et deviennent plus secondaires. Elle joue dans des films dont Serge Reggiani est la vedette, comme Le dessous des cartes d'André Cayatte ou Le mystère de la chambre jaune d'Henri Aisner. Elle se remarie avec Michel Jacovleff, un écrivain aventurier en 1957. Sa carrière continue à s'essouffler dans les années cinquante et ses personnages n'ont pas même de noms. Elle est ainsi une assistante sociale dans Les compagnes de la nuit de Ralph Habib, une mère célibataire dans Les enfants de l'amour de Léonide Moguy, ou la propriétaire d'un hôtel dans Un témoin dans la ville d'Édouard Molinaro. Dans ce dernier film, c'est elle qui signale Lino Ventura à la police. Une retraite discrète Puis, dans les années 60, Janine Darcey se tourne vers la télévision, apparaissant dans un épisode du Théâtre de la jeunesse où elle incarne la femme de Georges Méliès, ou dans un autre des Enquêtes du commissaire Maigret. Jusqu'à la fin de sa vie, elle continue d'enchaîner les petits rôles. Elle s'installe dans un petit village de montagne à Gréolières dans les Alpes-Maritimes et ne fait que de brèves apparitions dans Coup de Tête de Jean-Jacques Annaud, Une époque formidable de Gérard Jugnot ou Le Bon Plaisir et Délit mineur de Francis Girod. Très éprouvée par le suicide de son fils Stéphan, en 1980, Janine Darcey vit éloignée des milieux du cinéma et s'éteint le 1er octobre 1993 à Fontenay-lès-Briis dans l'Essonne. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Serge Reggiani |
1935 : La tendre ennemie de Max Ophüls 1936 : Le mioche de Léonide Moguy 1936 : Sœurs d'armes de Léon Poirier 1936 : L'assaut de Pierre-Jean Ducis 1936 : Trois artilleurs au pensionnat de René Pujol 1937 : Franco de port de Dimitri Kirsanoff 1937 : Double crime sur la ligne Maginot de Félix Gandéra 1937 : La plus belle fille du monde de Dimitri Kirsanoff 1938 : Entrée des artistes de Marc Allégret 1938 : Orage de Marc Allégret 1938 : Le drame de Shanghai de Georg Wilhelm Pabst 1938 : Remontons les Champs-Élysées de Sacha Guitry & Robert Bibal 1938 : Le petit chose de Maurice Cloche 1938 : Je chante de Christian Stengel 1939 : Entente cordiale de Marcel L'Herbier 1939 : L'écurie Watson (French without tears) d'Anthony Asquith 1939 : Cavalcade d'amour de Raymond Bernard 1939 : Sixième étage de Maurice Cloche 1940 : Parade en sept nuits de Marc Allégret 1940 : La nuit merveilleuse de Jean-Paul Paulin 1940 : Old Bill and son d'Ian Dalrymple 1940 : Tobie est un ange d'Yves Allégret 1941 : Les hommes sans peur d'Yvan Noé 1941 : Les petits riens de Raymond Leboursier 1941 : Six petites filles en blanc d'Yvan Noé 1942 : Cap au large de Jean-Paul Paulin 1942 : L'auberge de l'abîme de Willy Rozier 1942 : La bonne étoile de Jean Boyer 1943 : Le carrefour des enfants perdus de Léo Joannon 1947 : Le dessous des cartes d'André Cayatte 1948 : Le mystère de la chambre jaune d'Henri Aisner 1949 : Retour à la vie « Le retour d'Antoine » de Georges Lampin 1953 : Les compagnes de la nuit de Ralph Habib 1953 : Les enfants de l'amour de Léonide Moguy 1954 : Du rififi chez les hommes de Jules Dassin 1958 : Un témoin dans la ville d'Edouard Molinaro 1961 : La ligne droite de Jacques Gaillard 1962 : Le glaive et la balance d'André Cayatte 1967 : Les risques du métier d'André Cayatte 1974 : Le fantôme de la liberté de Luis Buñuel 1978 : La Carapate de Gérard Oury 1978 : Coup de tête de Jean-Jacques Annaud 1979 : L'adolescente de Jeanne Moreau 1983 : Une américaine à Paris (American dreamer) de Rick Rosenthal 1984 : Le bon plaisir de Francis Girod 1987 : Le complot (To kill a priest) d'Agnieszka Holland 1988 : Moitié-moitié de Paul Boujenah 1990 : Une époque formidable. de Gérard Jugnot 1990 : La montre, la croix et la manière (The favour, the watch & the very big fish) de B. Lewin 1991 : Un homme et deux femmes de Valérie Stroh 1992 : Délit mineur de Francis Girod 1993 : Priez pour nous de Jean-Pierre Vergne Filmographie de Janine DARCEY | |
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