| René BLANCARD | ||
| Acteur français | ||
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Le visage rond et la mine joviale barrée le plus souvent d’une fine moustache, René Blancard a tourné plus de 80 films en 40 ans de carrière. Fidèle à Jean Dréville, André Cayatte et Henri-Georges Clouzot, il a surtout incarné des policiers et des magistrats, des rôles qu’il a repris à la télévision. René Georges Olivier Blancard voit le jour le 12 mars 1897 dans le 9e arrondissement de Paris. Son père Thiburne Blancard est instituteur tandis que sa mère Rose Piedagnel élève leurs deux enfants, Marcel et René. Il débute au théâtre juste après la première guerre mondiale auprès de Jacques Copeau au Vieux-Colombier puis à l’Odéon. Il est notamment de la distribution des Misérables adapté par Paul Meurice et Charles Huto en 1921. Des policiers et des braves types René Blancard fait des apparitions dans des films muets de Charles Burguet comme Les Mystères de Paris, La Joueuse d’Orgue ou Faubourg Montmartre. Il fait ses vrais débuts au cinéma au début du parlant dans Âme de Clown auprès de Pierre Fresnay. Il trouve son premier emploi de policier à la Dupont et Dupond dans Belle Étoile de Jacques de Baroncelli. C’est sous cette apparence avec chapeau mou et cravate qu’il va se distinguer dans L’Assassin habite au 21, Inspecteur Sergil, Quai des Orfèvres, Le Dessous des Cartes, Cité de l’Espérance, Un certain Monsieur, Le Grand Rendez-vous ou Rue des Saussaies. Mais l’acteur peut endosser les rôles les plus variés et devient directeur de théâtre dans Le Voyageur de la Toussaint, chirurgien dans La Main du Diable, commis dans Au Bonheur des Dames, bourgeois dans Les Roquevillard, chef de chœur dans La Cage aux Rossignols, gangster dans 56 rue Pigalle, capitaine de chalutier dans La Marie du Port, avocat dans Pas de Pitié pour les femmes, professeur dans Sous le Ciel de Paris ou maire d’une petite commune dans Le Plaisir de Max Ophüls. Doublé en français pour Alfred Hitchcock Le palmarès de René Blancard faiblit dans les années cinquante où il doit se contenter ses tâcherons de l’époque comme Ralph Habib (La Rage au Corps), Paul Cadéac (Quai des Blondes), Léo Joannon (Le Défroqué), Jacques Daroy (Sergil et le Dictateur, Porte d'Orient, Monsieur Scrupule gangster), Raoul André (Marchandes d’Illusions, La Polka des Menottes, Secret Professionnel), Richard Pottier (Sérénade au Texas). Il conserve la fidélité de Jean Dréville pour Les Casse-Pieds, Horizons sans Fin, La Reine Margot, Escale à Orly ou Les Suspects, d'André Cayatte pour Le Dessous des Cartes, Nous sommes tous des Assassins et d’Henri-Georges Clouzot pour La Vérité dans un de ses nombreux rôles d’avocat général. Il fait un détour à Cannes pour le cinéma hollywoodien en incarnant l’inspecteur Lepic dans La Main au Collet d’Alfred Hitchcock. Fait amusant, c’est la voix de Raymond Rognoni qu’on entend dans la version française. Il fait aussi une apparition en éditeur dans le film espagnol Grand-Rue de Juan Antonio Bardem. Il termine sa carrière à la télévision avec un personnage de magistrat dans L'Affaire Lafarge, deux téléfilms de l’émission La Caméra explore le temps (L’étrange Mort de Paul-Louis Courier, Le véritable Aiglon), un épisode de L’Inspecteur Leclerc enquête et un dernier rôle de commissaire dans Belle et Sébastien. Une union stable avezc une héroïne de Feuillade René Blancard est remonté sur les planches en 1951 dans Tapage Nocture de Marc-Gilbert Sauvajon et en 1959 dans Gog et Magog, une pière américaine mise en scène par François Périer. Il a fait un peu de doublage et signé le scénario de Marchandes d’Illusions de Raoul André. Il a épousé Jeanette Marie Granier qui s’est produite sous le nom de Jeanne (ou Jane) Rollette dans plusieurs films de Louis Feuillade comme Les deux Gamines, L’Orpheline, Parisette ou Les deux Gosses. Le couple installé à Asnières-sur-Seine a vécu uni jusqu’au décès de l’acteur. René Blancard est décédé de cause inconnue, le 6 novembre 1965 dans son domicile d’Asnières-sur-Seine à l’âge de 68 ans. Son épouse le rejoint en 1994 à l’âge de 103 ans. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Ch. Vanel, G. Kelly C. Grant et B. Auber |
1922 : Les Mystères de Paris de Charles Burguet 1924 : La Joueuse d'orgue de Charles Burguet 1924 : Faubourg Montmartre de Charles Burguet 1933 : Âme de clown de Marc Didier 1936 : Transigeons d’Hubert Bourlon (cm) 1937 : Un coup de rouge de Gaston Roudès 1938 : Monsieur Coccinelle de Dominique Bernard-Deschamps 1938 : Belle Étoile de Jacques de Baroncelli 1941 : Le Briseur de chaînes de Jacques Daniel-Norman 1942 : L'assassin habite... au 21 d’Henri-Georges Clouzot 1943 : L'Honorable Catherine de Marcel l'Herbier 1943 : Le Voyageur de la Toussaint de Louis Daquin 1943 : La Main du diable de Maurice Tourneur 1943 : Le Chant de l'exilé d’André Hugon 1943 : Au bonheur des dames d’André Cayatte 1943 : Les Roquevillard de Jean Dréville 1943 : Tornavara de Jean Dréville 1943 : Mermoz de Louis Cuny 1944 : Vautrin de Pierre Billon 1944 : La Cage aux Rossignols de Jean Dréville 1945 : L'enquête du 58 de Jean Tedesco (cm) 1946 : Le Dernier Sou d’André Cayatte 1946 : Raboliot de Jacques Daroy 1946 : Mensonges de Jean Stelli 1946 : Les Portes de la nuit de Marcel Carné 1947 : Inspecteur Sergil de Jacques Daroy 1947 : La Dame de Haut-le-Bois de Jacques Daroy 1947 : Miroir de Raymond Lamy 1947 : Les Gosses mènent l'enquête de Maurice Labro 1947 : Quai des Orfèvres d’Henri-Georges Clouzot 1947 : Danger de mort de Gilles Grangier 1948 : Route sans issue de Jean Stelli 1948 : Le Dessous des cartes d’André Cayatte 1948 : Le Dessous des cartes (Manù il contrabbandiere) de Lucio De Caro 1948 : Sergil et le Dictateur de Jacques Daroy 1948 : Cité de l'Espérance de Jean Stelli 1948 : Les Casse-pieds de Jean Dréville 1949 : Un certain monsieur d’Yves Ciampi 1949 : Le Grand rendez-vous de Jean Dréville 1949 : 56, rue Pigalle de Willy Rozier 1949 : Le Droit de l'enfant de Jacques Daroy 1949 : Bal Cupidon de Marc-Gilbert Sauvajon 1949 : Le Paradis des pilotes perdus de Georges Lampin 1949 : L'Épave de Willy Rozier 1950 : La Marie du port de Marcel Carné 1951 : Porte d'Orient de Jacques Daroy 1951 : Pas de pitié pour les femmes de Christian Stengel 1951 : Sous le ciel de Paris de Julien Duvivier 1951 : Rue des Saussaies de Ralph Habib 1952 : Le Plaisir de Max Ophüls 1952 : Duel à Dakar de Claude Orval et Georges Combret 1952 : Nous sommes tous des assassins d’André Cayatte 1952 : Drôle de noce de Léo Joannon 1952 : La Pocharde de Georges Combret 1953 : Quitte ou double de Robert Vernay 1953 : Suivez cet homme de Georges Lampin 1953 : Les Amours finissent à l'aube d’Henri Calef 1953 : Horizons sans fin de Jean Dréville 1953 : Monsieur Scrupule gangster de Jacques Daroy 1954 : Quai des blondes de Paul Cadéac 1954 : La Rage au corps de Ralph Habib 1954 : Le Défroqué de Léo Joannon 1954 : Adam est... Ève de René Gaveau 1954 : Marchandes d'illusions de Raoul André 1954 : La Reine Margot de Jean Dréville 1954 : Napoléon de Sacha Guitry 1955 : Escale à Orly de Jean Dréville 1955 : Mademoiselle de Paris de Walter Kapps 1955 : La Main au collet (To Catch a Thief) d’Alfred Hitchcock 1955 : Un missionnaire de Maurice Cloche 1956 : Vous pigez ? de Pierre Chevalier 1956 : Si Paris nous était conté de Sacha Guitry 1956 : Le Long des trottoirs de Léonide Moguy 1956 : Grand-Rue (Calle Mayor) de Juan Antonio Bardem 1957 : Miss Catastrophe de Dimitri Kirsanoff 1957 : Les Suspects de Jean Dréville 1957 : La Polka des menottes de Raoul André 1958 : Sérénade au Texas de Richard Pottier 1958 : L’étrange Mort de Paul-Louis Courier de Stellio Lorenzi (tv) 1958 : Secret professionnel de Raoul André 1959 : Le Petit Prof de Carlo Rim 1959 : Le Fric de Maurice Cloche 1959 : Le Véritable Aiglon de Stellio Lorenzi (tv) 1959 : Julie la rousse de Claude Boissol 1959 : La Verte Moisson de François Villiers 1960 : La Vérité d’Henri-Georges Clouzot 1962 : Jusqu'à plus soif de Maurice Cloche 1963 : Un roi sans divertissement de François Leterrier 1965 : Passeport diplomatique agent K 8 de Robert Vernay 1965 : Belle et Sébastien de Cécile Aubry (tv) Filmographie de René BLANCARD | |
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