| Étienne BIERRY | ||
| Acteur et metteur en scène français | ||
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Homme discret habitué aux seconds rôles, Étienne Bierry a pourtant eu une vie exceptionnelle. Passionné de théâtre, il a avec son épouse lancé dans son théâtre de poche des auteurs aussi importants que Dubillard, Salacrou ou Ionesco. À la radio, il a permis de mettre le pied à l’étrier à Guy Lux ou Pierre Bellemare. Et bien d’autres faits d’armes remarquables. Étienne René Bierry est né le 13 octobre 1918 à Bordeaux. Il se destine à être comédien mais la seconde guerre mondiale interrompt ses activités. Prisonnier en Allemagne, il s’évade en février 1944 en parcourant plusieurs centaines de kilomètres accroché sous un train. Cet épisode inspirera la fin de La Vache et le Prisonnier et le scénario des Culottes Rouges. L'aventure du Théâtre de Poche Après la guerre, Étienne Bierry se consacre à la radio. Coproducteur avec Jacques Antoine de plusieurs émissions, il permet les débuts de grands animateurs comme Pierre Bellemare et Guy Lux. Il s’illustre au théâtre dans Junon et le Paon de Sean O’Casey, Les Radis creux de Jean Meckert, Les Bas-Fonds de Gorki, Procès à Jésus de Diego Fabbri. En 1958, il prend la direction du Théâtre de Poche de Montparnasse avec la comédienne Renée Delmas, sa deuxième épouse à partir de 1961. Déjà père de deux enfants, Liliane Bierry et Florence Génin, il a deux enfants avec Renée, la metteuse en scène Marion Bierry et le comédien Stéphane Bierry, né en 1963. Adoptant le principe de l’autofinancement, il fait confiance à de auteurs contemporains comme Robert Soulat pour Baby Foot, Marguerite Duras pour Les Viaducs de la Seine-et-Oise ou Ionesco pour Amédée ou Comment s’en débarasser. Il monte ainsi des dizaines de pièces jusqu’en 2011. L'argument autobiographique des Culottes rouges Étienne Bierry commence tardivement à tourner dans des téléfilms de Stellio Lorenzi dans le cadre de La Caméra explore le temps comme L’Énigme de Pise, Le Véritable Aiglon, L’Énigme de Saint-Leu, Le Drame de Mayerling, La Terreur et la Vertu où il est Billaud-Varenne et Les Cathares dans le rôle de l’écuyer de Raymond VII de Toulouse. On le retrouve dans des émissions populaires comme Les cinq dernières Minutes, Le Théâtre de la Jeunesse, En votre Âme et Conscience ou Maigret. Il obtient des petits rôles comme Gagnaire dans La Peau et les Os de Jean-Paul Sassy, l’intermédiaire Dietrich dans L’Affaire Nina B. de Robert Siodmak et un agent de police dans Le Tracassin d’Alex Joffé. C’est pendant le tournage auprès de Bourvil qu’il raconte son évasion rocambolesque qui devient le point de départ des Culottes rouges où il occupe le rôle de Schmidt, le chef de baraque. De modestes seconds rôles Accaparé par son théâtre, Étienne Bierry refuse de multiples propositions au cinéma et à la télévision. Sur grand écran, on le retrouve en frère de Charles Aznavour et Jean-Louis Trintignant dans Horace 62, en pêcheur dans Le Bateau d’Émile avec Lino Ventura, de bistrotier dans Le Monte-Charge avec Robert Hossein, le truand Max dans Ballade pour un Voyou avec Laurent Terzieff, Douard dans Objectif 500 millions avec Bruno Crémer, un autre bistrotier dans Le Voyage du Père avec Fernandel. Il obtient son rôle le plus marquant dans La Vieille Dame indigne de René Allio où il est le fils de Sylvie dont il convoite l’héritage et le père de Victor Lanoux. Son autorité et son naturel font merveille à la télévision où il incarne un montagnard dans Le Miroir 2000, un résistant dans La Ligne de Démarcation, un marin pêcheur dans Grand-Père Viking, les personnages balzaciens Remonencq dans Le Cousin Pons et Denis Rogron, le riche mercier dans Pierrette. Il revient au cinéma avec Petimento de Tonie Marshall, La Maladie de Sachs de Michel Deville, dix ans plus tard et Un 14 Juillet, un court-métrage de Nathalie Saugeon en 2004 aux côtés de Martine Sarcey. Un metteur en scène de théâtre contemporain Étienne Bierry continue à mettre en scène des pièces audacieuses dans son Théâtre de Poche. Il interprète Horace de Corneille, Sur un Air de Tango d’Isabelle de Toledo et Ivanov de Tchékhov à l’âge respectable de 90 ans. Il met en scène Les Empailleurs de Toni Leicester, La Fortune du Pot de Jean-François Josselin, Les Directeurs de Daniel Besse pour terminer par Au Nom du Fils d’Alain Cauchi. Travaillant jusqu’au bout de sa vie, Étienne Berry s’éteint le 4 juillet 2015 à Thiais à 96 ans. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Renée Delmas |
1961 : La Peau et les Os de Jean-Paul Sassy 1961 : L'Affaire Nina B. de Robert Siodmak 1961 : Le Tracassin d’Alex Joffé 1962 : Les Culottes rouges d’Alex Joffé 1962 : Horace 62 d’André Versini 1962 : Le Bateau d'Émile de Denys de La Patellière 1962 : Le Monte-Charge de Marcel Bluwal 1963 : Ballade pour un voyou de Claude-Jean Bonnardot 1964 : Le Gros Coup de Jean Valère 1964 : Requiem pour un caïd de Maurice Cloche 1965 : La Vieille Dame indigne de René Allio 1965 : Les Survivants de Dominique Genee 1966 : Objectif 500 millions de Pierre Schoendoerffer 1966 : Le Voyage du père de Denys de La Patellière 1966 : Jeudi on chantera comme dimanche de Luc de Heusch 1969 : Sous le signe du taureau de Gilles Grangier 1971 : Le Saut de l'ange d’Yves Boisset 1975 : La Soupe froide de Robert Pouret 1975 : La Rage au poing d’Éric Le Hung 1975 : Un divorce heureux d’Henning Carlsen 1977 : Pourquoi ? d’Anouk Bernard 1989 : Pentimento de Tonie Marshall 1999 : La Maladie de Sachs de Michel Deville 2004 : Un 14 juillet de Nathalie Saugeon (cm) Télévision : 1959 : L'Enigme de Pise de Stellio Lorenzi 1959 : Le Véritable Aiglon de Stellio Lorenzi 1959 : Marie Stuart de Stellio Lorenzi 1960 : Pour solde de tout compte de Roger Iglesis 1961 : L'Enigme de Saint-Leu de Stellio Lorenzi 1962 : Un pari de milliardaire de Marcel Cravenne 1964 : Le Drame de Mayerling de Stellio Lorenzi 1964 : La Terreur et la Vertu de Stellio Lorenzi 1964 : La Route de Pierre Cardinal 1965 : Le Faiseur de Jean-Pierre Marchand 1965 : Verdict, la Meute de Pierre Cardinal 1966 : Les Cathares de Stellio Lorenzi 1966 : Derrière l'horizon de Jean-Pierre Marchand 1966 : Verdict, Un parmi des Milliers de Jacques-Gérard Cornu 1966 : La Grande Peur dans la montagne de Pierre Cardinal 1967 : La Maison de la Nuit de Lazare Iglesis 1967 : La Bouquetière des innocents de Lazare Iglesis 1968 : Maigret et l'Inspecteur Cadavre de Michel Drach 1968 : Les Bas-fonds de Jean-Paul Sassy 1971 : Les Nouvelles Aventures de Vidocq de Marcel Bluwal 1971 : Le Miroir 2000 de Jean Couturier & François Villiers 1972 : La Vallée sans printemps de Claude-Jean Bonnardot 1973 : La Mort en Face de Guy Jorré 1973 : Un client sérieux de Jean Bertho 1973 : La Ligne de Démarcation de Jacques Ertaud 1973 : Au bout du rouleau de Claude-Jean Bonnardot 1974 : Taxi de nuit de Jean Leduc 1974 : Un bon Patriote de Gérard Vergez 1974 : Le Vagabond de Claude-Jean Bonnardot 1974 : L'Homme du fleuve de Jean-Pierre Prévost 1975 : Pays de Jacques Krier 1976 : Grand-père Viking de Claude-Jean Bonnardot 1976 : Le Cousin Pons de Guy Jorré 1977 : La Foire de Roland Vincent 1978 : Double Détente de Claude-Jean Bonnardot 1979 : Pierrette de Guy Jorré 1981 : La Vie des Autres, « Christophe » de Gilles Legrand 1982 : Les Amours des années grises, Histoire d'un bonheur de Marion Sarraut 1982 : Ralentir école d’Alain Dhouailly 1982 : L'Enfant et les Magiciens de Philippe Arnal 1991 : Marie la louve de Daniel Wronecki Filmographie d'Étienne BIERRY | |
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